Archives pour +0000
La dernière pour Armando
In Le Journal on 28 décembre 2009 at 00:28Allez, une dernière
In Le Journal on 27 décembre 2009 at 23:46Il y a toujours un bon côté
In Le Journal on 27 décembre 2009 at 23:39… à toutes choses : faut juste prendre soin de regarder dans les coins.
Ainsi, j’ai donc perdu en 24 heures un bon millier de photos - merci les hackers, les hookers, les rakers et autres saloparkers. Mais comme me voici avec un nouvel ordi qui marche mille fois mieux que le vieux, j’ai pu ce soir installer un magnifique programme, comprennant des milliers et des milliers de photos et des tas de trucs et machins avec lesquels je vais bien m’amuser pendant les semaines ( les mois ? ) qui viennent.
Dans les “animaux de compagnie”, j’ai ainsi retrouvé “Nestor”, que je croyais avoir definitivement perdu lors du naufrage de mon troisième ordi – mais non ! Il est superbe, Nestor, n’est ce pas ?
Ahhhhh comme dirait une grande dame de Provence, ‘LA VIE EST BELLE et tout est bien qui finit bien
Dernier lundi de 2009
In Le Journal on 27 décembre 2009 at 21:41Dans trois jours, oui, encore trois jours, hop, on avance d’un chiffre,on se retrouve dnas une dizaine. Bizarre ce compte à rebours, commencé hier, et que je ne peux reprendre que .. demain ! Donc demain, il restera trois jours avant 2010.
Aujourd’hui, je me suis bagarrée avec mon ordi, et j’ai gagné. J’en ai gagné un tout neuf. Tout flambant neuf, petit, mince, blanc. Performant.
Aujourd’hui, j’ai perdu : j’ai perdu des centaines de pages de textes, des centaines de photos, des centaines d’adresses e-mail. Les textes, j’en écrirai d’autres et beaucoup, ceux auxquels je tenais, sont garés en lieu sûrs : je n’ai perdus que ceux qui ne me plaisaient pas. Les adresses de mes meilleurs amis sont dans mon carnet. Les photos ? bof, on en refera.
On va ouvrir la porte à l’an nouveau dans 3 jours, les petits loups , vous êtes prèts ?
Et on va remettre ça
In AU JOUR D'HUI on 26 décembre 2009 at 08:49
… dans exactement 5 jours !!
Oui, dans cinq jours, nous fêterons la fin de l’année 2009, qui, l’un dans l’autre, n’aura pas été ni meilleure ni pire qu’une autre.
Dans même pas une semaine, nous tournerons la page. Nous entrerons non pas dans la Carrière – nos aînés y sont toujours et s’y accrochent – mais dans l’an nouveau ; et ce, avec un ensemble parfait, et en toute égalité de quoique ce soit. Tous ensemble et dans un superbe accord, tout au long de 24 heures, nous glisserons doucement d’une année dans l’autre.
J’aime les années neuves. J’aime l’espoir qu’elles apportent, j’aime leur cadence et leur renouvellement, tous les douze mois.
Adieu, 2009, je n’en finis pas de t’embrasser, et je ne t’oublierai pas. Mais comme disaient ces autres qui fûrent en temps de royautés : “ le roy est mort, vive le roy ! “
On t’attends de pied ferme, 2010 !
Merry Christmas to you
In Le Journal on 25 décembre 2009 at 05:42J’avais l’intention d’écrire, ce matin, un billet du jour, plein de reflets d’enfants rieurs et de guirlandes enchantées. Seulement, un message reçu il y a quelques minutes vient de changer la face des choses. Il est originalement en anglais, je l’ai traduis en suite.
“ [ ... ] We are having a blizzard here and I am, of course, alone. I will most likely see no one until Saturday if the weather permits. I am feeling extremely alone and isolated from the human race. My fantasy is that I go to the park by the river, sit on the bench, and wait to freeze to death. I believe that no one would notice the weird lump of snow on the bench for quite some time. I also believe no one would notice my absence for a few days, and if they did they would not become alarmed until Monday most likely. By then I would be long gone. No one really wants to talk to me because they know I am alone and going through hard times. They do not want to be reminded of this because it “ruins their Christmas” so they stay away. They want to live in their own fantasy that all is calm, all is bright, and everyone is Merry. They want to make their donations to unknown needy people and believe that they are doing something great for a stranger. They do not see what is right in front of them. They do not want to be reminded of the possibility that they too could someday be suffering like I am . “ [ ... ]
Traduction :
” Nous sommes en plein blizzard, ici, et je suis, bien entendu, toute seule. Il y a de fortes chances pour que je ne puisse voir personne jusqu’à samedi, et encore ! si le temps s’arrange d’ici-là. Je me sens totalement isolée du monde entier. Read the rest of this entry »
Préparations
In Le Journal on 24 décembre 2009 at 06:56Chef Mélissa Craig, Canada, dans sa cuisine
C’est un jour de cuisine pour moi aussi, qui ne suis pas chef, et pour beaucoup d’entre nous, hommes et femmes – plus de femmes que d’hommes, faut rester justes. Mais ne nous méprennons pas : c’est un jour de joyeuse cuisine, pas de bousculades, ni d’énervement. Pour moi, veillée calme, ce soir : c’est demain matin que nous fêterons Noël en famille. Je suis donc bien tranquille et j’ai toute une longue journée pour m’amuser devant mes fournaux.
Joyeux Noël à vous tous, amis lecteurs, commentateurs ou muets. A vous tous, qui venez de Californie ou de Russie, du Japon ou du Maroc, que ce temps des Fêtes de fin d’année vous soit propice et vous rapproche de tous ceux que vous aimez.
Les achats d’avant Noël
In Le Journal on 23 décembre 2009 at 10:12
> Nous l’avons réduit à de la dépense, parfois insensée. Nous en avons perdu le caractère heureux et sacré, bien fait pour nos poires, les agneaux. Nous en avons fait une fête de familles, d’enfants, de bonne bouffe. OK, ok, rien de mal en soi : on doit fêter, il n’y a déjà pas tellement d’occasions de se réjouir, ne crachons pas sur celles qui restent.
Donc, on a fait les courses d’avant Noël, et si vous voulez en savoir davantage, je vous convie à cliquer sur les Oranges et Ananas, et à découvrir un nouveau blog qui vous parlera aux papilles et à l’estomac, sinon au coeur. Et peut-être au coeur aussi : après tout, c’est la saison des miracles, nous célébrons dans la joie un petit bébé né il y a plus de deux mille ans ; et on n’arrive pas à l’oublier, si c’est pas un miracle, ça ??*
________
* pourtant, ils s’y mettent à plusieurs pour l’arracher de nos coeurs et mémoires, ils en font, des commentaires, des articles, des furies. Mais bisque rage, ça marche pas . Réjouissons-nous, et Paix en chacun.
.
Apprivoiser l’impossible
In Le Journal on 21 décembre 2009 at 10:01
En attente, souffle court, chavirer d’impatience. En alerte, sans discours, approcher l’animal rétif. Faire taire, l’oeil pointu, la douleur de l’invisible. En silence, sans mots dire, parsemer le chemin de signes.
Avancer sur la route lisse, chercheurs d’un monde en décadence. Remplacer les miettes par les petits cailloux. Nous arrêter, suspects, fondus dans le feuillage. Muets, silencieux, accrochés à un mot. Chercheurs de voix, chercheurs de l’aube, du ciel trop blanc au crépuscule. De l’oiseau vert à l’écureuil ; du chat gris clair à la palombe.
Rester sans bouger quand il approche. L’oeil mi-clos, en silence, tendre la main vers lui. Il se raidit, flaire autour de lui l’absence de vent. Le silence l’émeut, le bruit le fera fuir. Il a peur de son ombre, il craint les frondaisons ; il fuit les longues plaines, il court en déraison.
Raidi, jusqu’à la dislocation, il refuse la main, et part à reculons. Fuit à pas incertains dans son chemin secret. C’était, avant, sans un regard en arrière. Ce soir, il s’est retourné, s’est un instant figé dans l’attente, regard sur la main tendue. Prèt, je le sentais, à revenir. Puis quelque chose là-haut là-bas l’a appelé. Il a bondi en avant.
Demain je reviendrai, patiente, et j’attendrai, la main tendue. Prête encore, jusqu’au dernier souffle, à apprivoiser l’impossible.
________
Lise Genz
© décembre 2009
Et la fête continue !
In Le Journal on 20 décembre 2009 at 14:03
Aujourd’hui, nous célébrons à la fois ses 6 ans, et son premier concert : il s’agit d’Eloi, l’adorable petit fils de notre amie Québécoise Emy.
Eloi est pianiste, et au moment où j’écris ces lignes, il joue pour la première fois en public, à la grande joie de sa mamie : la musique est génétiquement immortelle, tu lui as passé tes dons !
Bravo, Eloi, et bon anniversaire.
Longue et belle retraite, chanceuse !!
In Le Journal on 18 décembre 2009 at 08:55Mais oui, c’est donc aujourd’hui le dernier jour, ma Gisou !! Tu seras enfin LIBRE et tu vas vivre encore à cent quatre-ving-dix à l’heure pendant encore de longs mois. Et puis, comme disait Josée sur A des M parce que mon impulsivité notoire m’embarquait dans des zones dangereuses : ” tu devras mettre le frein ..” et Dieu sait que cette réflexion m’avait choquée, irritée ; au point de me séparer de tout le groupe pendant au moins deux semaines – et c’était très long, deux semaines, il y a dix ans et plus !
Mettre le frein ?? non, je ne te le souhaites pas, Ma Dame de Québec-Vif-Argent ! on ne “met pas le frein”, ne crains rien : on change seulement d’allure. J’étais trop mécontente pour l’expliquer à Josée en ce lointain décembre 1998. Trop irritée contre moi surtout, contre mes maladresses à m’expliquer ; mon inaptitude à comprendre la culture Québécoise, l’appartenance à une nation qui n’a en commun avec la mienne QUE le langage ; qui a tout en commun avec moi parce que le langage. Ambiguités.
Deux cultures non pas opposées, comme on s’efforce de nous le faire croire, comme les esprits chagrins voudraient nous en persuader : mais au contraire un lien passant par le plus essentiel de tous : l’esprit de la lettre. Read the rest of this entry »
Jeudi 17 décembre 2009
In AU JOUR D'HUI on 17 décembre 2009 at 08:35Les choses se font et se défont en dehors de nous, souvent. Nous n’en sommes ni responsables, ni conducteurs. Nous les subissons, tout en croyant parfois les avoir créés.
Ainsi du mois de décembre : il est, des douze, le plus bénéfique pour moi, alors qu’il pourrait être le pire. Mais non. Comme pour faire la compensation et écarter les idées noires, décembre m’apporte, chaque année, son lot de bienfaisances.
C’est très souvent en décembre que j’ai entrepris les meilleures choses de ma vie ; c’est un mois propice aux projets. Plus on s’avance vers “les Fêtes”, et plus on se rapproche de ce temps, brillant, lumineux, aéré, ouvert, qu’est le début de l’annéee neuve.
Ainsi, aux portes de 2010, les projets se bousculent. Ils se réaliseront ou non, ils seront faciles ou ardus, ilss réussiront ou échoueront, mais pour le moment, ils sont là, palpitants, attendant le feu vert . Certains même, les plus impatients, ont déjà une amorce de vie, des mots sur un papier, les ‘grandes lignes”, comme on aime dire, déjà tracées. Je les caresse du coeur et de la main, ils sont encore dociles, souples, bienveillants. C’est plus tard qu’ils deviendront difficiles, rétifs. Read the rest of this entry »
Reprenons nos noms
In Le Journal on 14 décembre 2009 at 09:37C’est vrai, j’en suis au point de confondre mes interlocuteurs, et ça commence à devenir irritant ; j’en arrive même à penser que mon jeu favori il y a trois, quatre et dix ans en arrière, consistant à me démultiplier en une multitude de personnas et à passer de l’un à l’autre sans avertir, a sans doute désorienté mes interlocuteurs/trices de ce temps-là. Les a floués. Ils croyaient que je jouais ainsi contre eux. Et au fond, ils n’avaient pas tout à fait tort de m’en vouloir, c’est agaçant au possible, de ne pas savoir à QUI exactement nous avons affaire.
Ainsi, THOM
Je connais un “Thom” depuis quelques années, il écrit très bien, il est smart, il lit beaucoup, il parle livres et musique avec beaucoup d’intelligence et de disctinction ; il est francophone avec un twist d’anglophonie. Je le rencontre quelquefois lorsque je vais sur son blog, mais je ne peux passer 12 heures par jour à rendre visite à tout le monde, donc, c’est vrai je l’avoue à ma très grande honte : il y a bien 4 semaines que je ne suis pas allée surfer ses derniers articles sur Le Golb.
Hier, je déouvre un blog d’un américain super-doué ( un sculpteur dont je vous parlerai plus tard ) , et je vois, dans la marge, un lien pour le site de … Read the rest of this entry »
Par temps de neige
In Le Journal on 13 décembre 2009 at 13:10Un plat de viande qui mijotte dans le four ; la neige a gros flocons au dehors ; le silence de l’appartement ; les messages qui arrivent, pressés, rieurs ; de Paris, de Provence, de Lausanne, du Québec. Merci, les aminautes !
Et du Québec toujours, la permission de Emy de partager sa recette du HACHIS EN COCOTTE A LA QUEBECOISE avec vous – une recette familiale que je suis en train de tester : c’est ce qui est en train de mijotter dans mon four présentement, et qui parfume toute la maison. Il n’y a rien de plus réconfortant, quand c’est dimanche, qu’on est seuls, et qu’il neige dehors, que de CUIRE quelque chose dans le four : un gratin, une tarte aaux pommes, ou un plat tout simple et pas cher, à base de beef haché, et …
Mais tiens, lisez plutôt : Read the rest of this entry »
Résultat des courses
In Le Journal on 13 décembre 2009 at 08:55L’eau du bain-marie ne doit pas dépasser le premier tier des ramequins
… me voilà ce dimanche matin seule au logis avec une furieuse envie de CUISINER : ça m’apprendra à regarder deux fois Julie & Julia, et à écrire un long article, hier, sur les deux dames en question, plus les photos, et tout le toutim.
Cuisiner, oui, mais quoi ?
Tout a commencé hier soir avec un bon 250 gr de saumon fumé qui languissait dans le refrigérateur. Je pensais en faire une classique quiche. Et puis, la paresse me tombe dessus à l’idée d’avoir une pâte à tarte à faire. Je sais, il en existe de toutes prêtes, seulement, vous oubliez que je n’habite pas à Sceaux-Les-Chartreux, mais à Up-North-New-York, c’est à dire l’Ardêche en mille fois pire question culinaire : ici, qu’on se le dise, la BONNE pâte à tarte congelée n’existe tout simplement PAS. Read the rest of this entry »
Julie & Julia : le film
In Le Journal on 12 décembre 2009 at 12:37 
Un an plus tard, le 19 décembre 2003 Julie Powell ferme son blog car elle a relevé le challenge : elle a cuisiné les 524 recettes du livre de cuisine de Julia Child, en 365 jours. Son blog est devenu un grand succès, drainant des milliers de visiteurs, des centaines et des centaines de commentaires. Le succès de son blog a ouvert à Julie des portes jusque là hermétiquement closes, celles des grands journaux newyorkais ; elle a participé à des émissions de radio et de télévision, dans lesquelles elle expliquait le but de son Projet Julie/Julia.
Devant le succès de son blog, Julie Powell réunit la presque totalité de ses notes en un manuscrit, Julie & Julia : 365 Days, 524 recipes, 1 tiny apartment kitchen, (1) et le livre est édité par Brown en 2005. Read the rest of this entry »
Julie & Julia : le projet
In Le Journal on 12 décembre 2009 at 11:44Nous sommes en 2002. Une jeune newyorkaise de 29 ans, Julie Powell, mariée depuis peu, déménage ce jour-là dans un appartement de 85 mètres carrés, à Queen’s, un quartier pauvre et quelque peu délabré au sud de Manhattan. L’appartement est proche du lieu de travail de son mari, mais hélas éloigné de son lieu de travail à elle. La jeune femme n’est pas spécialement heureuse à l’idée d’habiter dans ce vieil appartement situé au dessus d’une pizzeria, et fort éloigné de son bureau au sud de Manhattan. Mais elle fait contre mauvaise fortune bon coeur.
Fêtes de la lumière
In Le Journal on 11 décembre 2009 at 09:27Il faudrait parler davantage d’ Henri Gougaud, le conteur au coeur tendre. Il m’envoie ce matin - car je suis de ces privilégiés qui l’entendent chaque jour – ce conte délicieux. Je ne peux le garder pour moi seule, surtout la veille de Hannukah, et à deux semaines de Noël, fêtes de la lumière.
On raconte qu’une princesse avait juré de n’épouser qu’un homme entre tous poétique, surprenant, imaginatif. Elle fit donc publier partout que seul partagerait son lit celui qui se rendrait capable d’emplir sa chambre en un seul jour, du parquet aux coins du plafond et d’un mur à celui d’en face, de l’emplir de ce qu’on voudrait pourvu que rien n’y reste vide. Read the rest of this entry »
Bon anniversaire, Tristan !
In Le Journal on 10 décembre 2009 at 08:34Message privé, mais y’a pas de secrets, donc lisible pour tout le monde :
Avec de gros bisous pour toi , pour maman Valerie et papa JeanMi, de la part de Mamy Lise, Papy John, tonton Chris et tantine Elaine ! Passez une bonne journée ! JeanMi, tu me telephones quand tu tu seras à Toronto, ok ?
Colis en route quelque part dans le ciel entre New York et la Loire … envoyé il y a trois jours ( le 7 dec) . Dites-nous quans vous le recevrez
Les outardes
In AU JOUR D'HUI on 10 décembre 2009 at 08:18Les grandes belles oies sauvages , on le appelle des Outardes, au Québec. Elles quittent le Canada et ses froidures juste avant la mauvaise saison, et descendent vers le sud ensoleillé par plusieurs couloirs de vol, l’un se situant exactement au dessus de la rivière Hudson et traversant l’état de NY. Nous, newyorkais, en voyons ainsi passer des milliers, en octobre ou novembre lorsqu’elles descendent vers la Floride ; et en mars ou avril lorsqu’elles remontent vers le grand nord.
Je sais ainsi, en les voyant passer, si l’hiver sera ou non en avance ; et en les voyant remonter, je soupire d’aise : enfin, v’la le printemps ! Plus que la météo, j’ai foi dans le temps qu’elles m’annoncent. Read the rest of this entry »
De bleu dans ma neige
In Le Journal on 9 décembre 2009 at 09:44En relisant Lacan
In Le Journal on 5 décembre 2009 at 15:06… je suis tombée sur sa critique des critiques du Ravissement de Lol V. Stein.
Lacan avait beaucoup d’admiration pour Duras, et il était profondément indigné parce que des critiques lit. avaient disséqué l’oeuvre de Duras pour y trouver autre chose qu’une oeuvre écrite : par delà les mots, jouant à l’apprenti sorcier et au psy de troisième zone, un certain journaliste avait tenté d’établir un diagnostic clinique de maladie mentale de l’auteur à partir de ses tournures de phrase et de l’utilisation de certains mots, répétitions, etc. D’où fureur de Lacan. Read the rest of this entry »
Ah ah …
In Le Journal on 5 décembre 2009 at 14:21Photo prise il y a 15 minutes, première vraie neige
… j’ai réussi à mettre la météo sur Au Jour d’Hui !! Regardez tout en bas de la page, colonne de droite, sous le calendrier… vous voyez ?? IL NEIGE !!!
Ainsi, tous les jours, vous saurez le temps qu’il fait chez moi – c’est pas merveilleux, l’internet, Pitalugue ??
____________
mercredi 9 decembre 2009 : ouais, parlons-en de leur météo ; une belle foutaise : ils nous disent soleil, et il neige depuis ce matin 5 heures, il est 10 : 02 et ça ne donne aucun signe de vouloir s’arrêter.
Il a neigé cette nuit,
la route est blanche.
Blanche et froide sous le ciel gris
Sous le ciel gris qui se penche
Sur nos maisons endormies
Mon coeur est triste et glacé
Glacé d’un blanc de pervenche
De pervenche du mois de mai
Il a neigé cette nuit, la route est blanche
Faire-Taire
In Le Journal on 5 décembre 2009 at 07:09Vous le savez, depuis le temps que vous venez ici lire : s’il y a deux mots que je déteste cordialement, ce sont les suivants, mis en paire : ” Faire taire“. Peut-être parce que je fais partie d’une génération sur son déclin, qui, à son commencement, a entendu plus souvent qu’à son tour la fameuse injonction parentale : ” Tais-toi ! “. C’est ainsi qu’on fabrique des bavards, je le sais : j’en suis une.
Vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que, en société, s’il est une chose que je redoute et qui m’exaspère, c’est le silence (1) : Le silence des moutons. Le silence qui est pris pour de l’acquiescement. Le silence acceptance. La passivité du silence. Le silence honteux. Le silence indifférent. Le silence à vous déccrocher la machoire. Le silence qui vous pousse aux épaules vers la suite des évènements sans que vous sachiez où on vous dirige. Le silence imposé. Le pire de tous : le silence de la peur, né de la brutalité de la parole. Et le mot écrit nous giffle avec plus de violence encore que le mot crié. Read the rest of this entry »
Encore Henri !
In Le Journal on 4 décembre 2009 at 09:15Vendredi 11 décembre à 21h
à La planche à pain (Paris)
______
Henri Gougaud
présente
Le Cabaret des Contes
par 4 conteuses de son atelier
_________
Venera Battiato
Venera Battiato est une bombe tendre.
Familière, drôle, complice, émouvante et proche, si proche de nos saintes naïvetés,
elle sait changer les mots en lumière, en parfums, en musiques.
Ses contes jaillissent avec ardeur de ses racines siciliennes.
______________
_________________
Chantal Constant
Chantal Constant déroule le fil des contes Read the rest of this entry »
Les jours magiques
In Le Journal on 4 décembre 2009 at 07:07Les santons de Provence pour célébrer le jour magique du 25 décembre, dans 21 jours exactement ! (photo de not’Mireio, merci Mimi)
_______________________________
Il y a des jours magiques. Ceux qui n’y croient pas peuvent rentrer sous terre et machouiller les racines du gros chêne en attendant l’illumination future. Moi, j’y crois depuis toujours.
Ainsi du 18 décembre : je n’ai pas choisi cette date, l’an dernier, pour cliquer sur WordPress et créer ce blog. Cela s’est fait un peu à mon insu . J’en parlais hier, et l’ami Jean-Baptiste m’annonce que c’est à cette date que Gis, mon amie qui traverse les ponts et la vie avec la même belle assurance, prendra une retraite bien méritée. Félicitations, et retenons cette date pour t’envoyer nos voeux de longue, belle et joyeuse retraite ! Read the rest of this entry »
Henri Gougaud 2
In Le Journal on 4 décembre 2009 at 06:26Parce qu’il fait meilleur rire que pleurer ; parce que plus je le connais et plus je l’aime, ce grand monsieur Carcassonnais ( ne reniez pas notre bonne cité, Henri ! ) ; parce que le conte suivant, en plus de sa sagesse, possède un rythme de comptine qui se chante en sourdine, voici pour commencer ce vendredi 4 décembre une belle histoire à lire à haute voix :
Le savant et le capitaine
Il était une fois (ciel bleu, houle berceuse) un considérable savant embarqué sur un vieux bateau qui cabotait, de ci de là, entre des iles aux maisons blanches. C’était un monsieur de renom. Il enseignait discrètement, selon les sirènes mondaines, l’art du discours persuasif à l’élite communicante. C’est dire que le dialogisme, l’antiphrase, la métalepse, le chiasme et la paradoxie n’avaient pas de secret pour lui. Le patron du bord, homme rude aux indiscutables biceps, quand il apprit que sa barcasse trimballait un trésor vivant, s’en trouva tant impressionné qu’il s’en fut ôter son chapeau devant la glorieuse personne. Le savant lui tendit son anneau à baiser et lui dit : Read the rest of this entry »
Pensée d’hiver
In Le Journal on 3 décembre 2009 at 18:08Naissances
In Le Journal on 3 décembre 2009 at 08:04Décembre 2008 : c’était, comme aujourd’hui, un temps de plein automne, froid, gris, pluvieux, et particulièrement triste : msn venait de décider qu’il allait se saborder, entraînant avec lui des centaines de milliers de groupes dans le monde entier.
Plusieurs de ces groupes m’étaient chers, soit que je les ai ouverts moi-même, à l’usage d’amis choisis ; soit qu’il s’agisse de groupes d’écriture que j’avais activement fréquentés dans les années passées. Certains faisaient partie de ma Vie-de-Web depuis presque dix ans. ( Amoureux des Mots). C’était bien avant l’avênement des blogs. Je passais beaucoup de temps sur les groupes, j’écrivais beaucoup et souvent trop. La position de participant était instable, peu sûre : on y était à la merci de l’humeur du meneur de jeu, et j’en avais souvent fait l’expérience. Pour un oui, un non ou une virgule mal placée, le groupe entier pouvait se tourner contre un des membres sans qu’il soit possible de se justifier. On rencontrait ainsi sur le Web les mêmes embûches que l’on rencotnre dans la vie, mais exacerbés : la mauvaise foi et l’hypocrisie, la jalousie et la haine, et jusqu’à la violence malsaine et ordurière. A tel point que c’en devenait fascinant.
L’année auparavant, j’y avais vécu un drame d’une telle intensité que j’en garde encore les marques. Bien entendu, la douleur n’est plus là. mais les cicatrices restent, souvenirs de cette période étonnante de violence : Read the rest of this entry »
Le miroir magique
In Le Journal on 2 décembre 2009 at 09:10
” Votre orgueil“, dit Orlando, ” ne vous permet pas de vous dire chretienne…” [ commentaires dans Traditions, traditions ]
C’est bien possible, après tout : je n’ai pas devant moi ce miroir magique qui nous permettrait de nous voir par les yeux des autres. et je n’ai aucune idée de ce que mes mots écrits sur ce blog apportent à mes lecteurs. Je ne sais pas quelle image de moi ils reçoivent en lisant mes articles. Il est donc bien possible que quelque chose dans ma façon d’écrire, une redondance parce que je n’écris pas “moderne”, loin s’en faut ; et l’habitude que j’ai d’employer certains mots plutôt que d’autres, tout ceci donne peut-être de moi un reflet d’orgueil. Read the rest of this entry »
L’humour de Marileti
In Le Journal on 1 décembre 2009 at 17:09Les “vieux” lecteurs d’Au Jour d’Hui connaissent Mariléti ( mine), depuis le temps que j’en parle ici. Et aujourd’hui, pour tout le monde et les nouveaux (lecteurs) je vous mets vite un extrait de son nouveau billet : il s’agit d’expliquer à sa fille que les bananes, même un peu trop mûres, c’est bon, et ..
Mais, d’abord, un extrait :
” … penses-tu que ta mère adorée oserait faire franchir le seuil de tes lèvres à une nourriture autre que tip top moumoute d’la mort qui tue ?
- elle est moche et elle sent trop fort. Pourquoi tu nous donnes toujours des vieilles bananes ?
- ô paisible enfant dont la rosée du matin vient nimber le front et démêler les cheveux dans son sommeil, parle meilleur à ta mère fatiguée qui vient de faire le repas après le ménage et une journée atroce au bureau couronnée par une suppression de train et un voyage en fourgon à bestiaux ; ceci, chère enfant, n’est pas une vieille banane, c’est une banane très bien mûre, nuance ; et pi d’abord y’a rien d’autre en dessert. “
Je n’invente rien, courez vite lire, c’est bon pour la santé.
Merci, Mariléti !
Du simple
In Le Journal on 28 novembre 2009 at 20:15… au dix fois plus en onze mois
De décembre 2008 à novembre 2009, le blog Au Jour d’Hui est passé de 658 visiteurs/mois à dix fois plus, avec un chiffre qui dépassera les 7.000 ce mois-ci, car nous sommes déjà à 6987 ce soir, 28 novembre.
Les pages lues se multiplient aussi, j’en meurs de honte : faudrait que je soigne tout de même mon orthographe davantage. Nous sommes à 12.458 pages lues pour novembre.
Progression constante, donc, et retour des amis, – muets ou commentateurs – allant de 5 % le premier mois à 54 % hier… Ici encore, plus de dix fois plus.
C’est chouette, un blog qui marche. Merci à vous tous.
Moukmouk et la chatte aux yeux bleus
In Le Journal on 27 novembre 2009 at 13:41Texte et photo empruntés, avec sa permission, à Moukmouk, sur son bloc des ours blancs, POHENEGAMOUK
_________
Elle est arrivée maintenant depuis un peu plus d’une semaine. J’ai ouvert la porte pour aller voir dehors et elle est entrée. J’ai crié « ouste! » pour la faire sortir, mais elle est allée se cacher plus loin dans la ouache. Maintenant, je lui ouvre la porte ( dix fois par jour) dans l’espoir qu’elle s’en aille, mais elle frappe encore plus souvent dans la fenêtre pour que je lui ouvre la porte. Comme ces cognements m’emmerdent, j’ouvre.
J’ai pensé tout de suite en faire du poulet aux ananas, mais en la prenant je me suis bien aperçu qu’elle a un corps en fil de fer avec énormément de poils autour. Alors, je l’appelle Cure-pipe. Read the rest of this entry »
Traditions, traditions !
In Le Journal on 27 novembre 2009 at 07:24On est pour, on est contre ; il y a ceux qui s’y collent comme des huitres au rocher ; d’autres qui les fuient comme la peste. Ceci est affaire de chacun , et respectable dans les deux sens. Je me situe au milieu.
Nous avons donc célébré hier, avec toutes les dindes dues sans être dures, dis donc, la fête de Thanksgiving si chère au coeur des Américains qu’ils en sont arrivés à fermer TOUT endroit de $$$. Ceci depuis plus d’un siècle. Sauf qu’hier, Boscof’s, un magasin de notre ville a eu l’impudence d’ouvrir entre 10 heures et 16 heures. Passant par là en voiture vers 14 heures, nous avons pu voir que le parking était bien plein, hélas. Un précédent est créé : l’an prochain, les employeurs des grands magasins vont peut-être imposer à leurs employés de venir travailler ce jour-là, et il y aura des remous.
Traditions, traditions : nous voici dans l’avant-noël, et c’est le temps du sapin, des décorations extérieures, de la crêche. La symbolique du sapin a fini par traverser les dernières réticences des religions non-chrétiennes, qui célèbrent elles aussi leurs fêtes d’hiver en décembre et offrent des arbres illuminés à leurs enfants en ce dernier mois de l’année. Read the rest of this entry »
Happy Thanksgiving, everyone !
In Le Journal on 26 novembre 2009 at 07:09C’est aujourd’hui jeudi 26 novembre que nous Américains fêtons THANKSGIVING, en bon français : Action de Grâces.
Peut-être faudrait-il que je revienne sur cette fête traditionelle qui aurait ses origines aux environs de 1621 : après une première année de malheurs et labeurs, les premiers Pilgrims offrent une fête en l’honneur des autochtones de l’actuel Plymouth ( MA), les Indiens Wampanoag. C’est grâce à eux, à leurs soins, à leurs conseils, que le groupe conduit par le Gouverneur Bradfort a survécu. Ce sont eux, les Wampanoag, qui apprennent aux premiers américains “blancs” à cultiver le maïs doux, à chasser la dinde sauvage, à se protéger du froid, à utiliser les plantes médicinales. Read the rest of this entry »
Alors, aujourd’hui …
In Le Journal on 23 novembre 2009 at 21:45Il y a 12 heures, j’écrivais :
… oui, aujourd’hui lundi 23 novembre, l’amie Emy est sur la route quelque part entre Montréal et mon-chez-moi, et j’ai enfin, enfin posté le colis de laines et cotons en tous genres – plus un petit livre de moi en prime pour me faire pardonner mon long retard - à l’amie Petite Soeur.
Je viens de recevoir il y a un quart d’heure un coup de cell, un appel téléphonique en bon français, d’Emy, m’annonçant qu’ils ont bien roulé, qu’il fait aussi beau que nous pouvons souhaiter sous nos latitudes fin novembre, et qu’ils sont à Saratoga. Donc, une heure de route de chez moué environ.
Quant à toi, Petite Soeur donc j’ai perdu l’adresse e-mail pardonne-moi de te contacter par l’entremise d’AJD’Hui , – tu recevras le colis dans le courant de la semaine prochaine, peut-être même avant !!!
Bisous a vous tous, j’essaierai de venir au moins une fois chaque jour. D’ailleurs, j’enrôlerai Emy,
On vous racontera Thanksgiving, promis, juré, tarte au potiron et dinde truffée !!!
Edmond Rostand
In Le Journal on 22 novembre 2009 at 16:39La tirade des “Non, merci” – Cyrano de Bergerac
ou
L’Art de remettre les pendules à l’heure avec élégance et esprit
________________________
Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
Non, merci. Read the rest of this entry »
L’ange
In Le Journal on 22 novembre 2009 at 13:50© C. L. Genz, 2009
Tu sais les fruits de nos bouches
les autres récits des gens
les parades, les façades
Ton aile s’affriole de bleu gras et pateux
tachant nos doigts
elle s’épanche, tendue soudain
s’ébat
l’ange
Tu sais nos brûles-heures, nos sabres sourds de rouille,
nos débauches de brume, nos rouge-gorges épris d’eau simple
Des images marron clair,
belles, en somme
quelque peu endommagées
dans nos esprits
Par les cités noyées, par les enfants nus,
par les flaques grisonnantes
par nous,
déchus.
__________________
© Florence Noel, 92
Le Golb
In Le Journal on 21 novembre 2009 at 07:55J’ai eu un ami-Net, ou copain-Net, ou connaissance-net ( whatever) avec qui je ne suis pas fâchée du tout, d’ailleurs, – je ne sais pas pourquoi je le mets au passé ? – mais que j’ai délaissé depuis quelques mois. Et qui continue d’écrire sur son blog qu’il appelle Le Golb.
Et c’est bien ma faute si je ne vais pas le lire assez souvent. Ce qui fait que je suis en retard d’articles sur son Golb, mais je ne peux pas aller vite parce que ce qu’il écrit m’interpelle à (presque) chaque ligne, donc je suis obligée de m’arrêter et de réfléchir très souvent, ce qui en soi n’est pas mauvais, vous en conviendrez. Oui, parce que moi, qui suis de la sorte de gens non-intellectuels et pour tout dire très primaire, quand je réfléchis, je ne peux pas faire autre chose. A part repasser ou faire la vaisselle ; et encore, mal.
Donc, ce matin, je tombe sur ce tronçon de phrase sur Le Golb : ” [ ...] Read the rest of this entry »
Salon du Livre de Montréal
In Le Journal on 21 novembre 2009 at 07:09C’est demain, dimanche 22 novembre, entre 14 et 16 heures, que le poète Québécois Jean Marc La Frenière signera son dernier ouvrage, Un Feu me Hante, à l’occasion du Salon du Livre de Montréal.
Ses coordonnées :
| Dim 22 nov | 14h – 16h | Lafrenière Jean-Marc | Un feu me hante | Art Le Sabord |
Pour de plus amples renseignements, cliquez : http://www.salondulivredemontreal.com/
Une vie de poète
In Le Journal on 20 novembre 2009 at 11:56L’esprit de la lettre
In AU JOUR D'HUI on 20 novembre 2009 at 11:50Je me demandais : ” Où est passé le clair matin couleur du temps ? Où est passée l’âme en virgules, l’exclamation en rires, la question crochue et pointilleuse ? Où sont passés les élans qui nous tenaient éveillés des nuits entières, doigts voltigeants sur le clavier, cueillant au passage les mots qui se poursuivaient autour de nous dans la pénombre arrondie, par delà la lumière de la lampe, à quelques mètres de nos yeux ?”
Où sont passées ces idées, ces images et ces musiques qui accompagnaient le lent déploiement des récits ; ce cinéma de minuit, et les comptines rythmiques qui me fascinaient et me faisaient sourire ? Ces mots tordus, que je qualifiais de primaires pour le plaisir de te voir froncer l’oeil bistre aux points d’or. C’était le temps où je tenais le fond pour primordial, contre toi qui soutenais que sans la forme, rien n’est valable. Read the rest of this entry »
Chanson d’agneau
In Le Journal on 16 novembre 2009 at 08:34
A mon petit-fils Tristan, ( 4 ans bientôt) et pour tous les agneaux du monde.
Petits agneaux de douce laine au pré fleuri vous en alliez, bélant joyeux à perdre haleine, gentils agneaux de douce laine.
‘Las le berger est un vaurien, il ne voit candeur ni beauté, qu’écus sonnants et trébuchants et votre laine en bon argent.
Vous a tondus jusqu’à la peau, vous grelottants dans la rosée, pauvres agneaux sans douce laine.
Père bélier très en colère, bèle à l’envie, la corne ombreuse. Belles agnelles dévêtues précautionneusement s’enfuient. Doux agnelets tremblent de froid et pleurent tristes dans la nuit. Méchant berger compte ses sous sans rien entendre ni rien voir..
Loup est venu, sorti du bois, faim dans la gorge et croc ardent. “‘ ‘las “, se dit-il, ” l’agneau est maigre, peau sur les os, et l’air si triste. La chair sera partant amère” Read the rest of this entry »
Un moment avec Philippe Didion
In Le Journal on 15 novembre 2009 at 08:34
Je reçois ce matin les Notules : hé oui, c’est dimanche, et nous sommes en plein milieu de novembre : voici que notre ami et auteur Philippe ressent – tout comme Orlando, PP le Moqueur, lamanodelhuomo, Le Bleu, Jean-Christophe Heckers, Kookie, et les autres, dont moi-même – les brumes de la nostalgie. C’est novembre et ses brouillards :
[ ... ] Vie musicale. Nous assistons au concert du quatuor de trombones Hélios en l’église de Deyvillers. Il faut de solides raisons, on s’en doute, pour que je consente à me priver du monument aux morts dominical au profit de ce genre de réjouissance. C’est avant tout une dette que je paie : François, le benjamin du quatuor, avait quatre ou cinq ans lorsque ses parents l’emmenaient dans les bouges enfumés où je chantais. Il aimait ça, il était fasciné par les instruments et n’allait pas tarder à s’y mettre, au piano d’abord puis au trombone, je me souviens de ses exercices au cours de nos séjours en Lozère. Read the rest of this entry »
Delartedisje 4
In Le Journal on 14 novembre 2009 at 12:53
Abbaye de Saint Hilaire : le cloître et la Maison de l’Evêque
Huile sur Canson
_____
Delartedisje 3
In Le Journal on 14 novembre 2009 at 12:26
Abbaye de St Hilaire, la porte du Fort
Huile sur Canson
____
Alphonse Salafia
In Le Journal on 14 novembre 2009 at 07:06Je dis amour …

Je dis amour ma colombe égarée
Les oiseaux de ta bouche
Sont dans mes veines tropicales
Ta sueur colle mon corps
Au tien
C’est le matin des fleurs coupées Read the rest of this entry »
Jean-Marc La Frenière
In Le Journal on 12 novembre 2009 at 09:44Doigts en Etoile
Quand le temps était gris
tu es venue comme un soleil.
Je renais chaque jour
en entendant ta voix.
L’odeur des baisers
nous réchauffe en hiver
et celle des caresses
nous ramène à l’été.
Quand nous faisons l’amour
c’est aussi la tendresse.
Ta bonté rend la vie
encore plus vivante.
Ta beauté fait reluire
tous les fruits de la terre.
Tes yeux rendent jalouses
les prunelles des chats.
Ton corps contre mon corps,
tes cheveux dans les miens,
tes paumes sur ma peau
me rendent plus vivant.
Mes bras autour de toi
ont la force d’un arbre.
Tes lèvres sur ma bouche
ont un goût d’infini.
Doigts en étoile sur ton ventre
je parcours le ciel.
Tendant l’oreille vers ton cœur
j’entends battre le mien.
J-M La Frenière,
octobre 2009
Les Troubadours
In Le Journal on 11 novembre 2009 at 18:29
“Je croyais tout savoir d’amour.
Hélas, quel ignorant je suis,
Moi qui ne peux me détourner
De celle-là qui me méprise !”
Bernard de Ventadour
La littérature de langue d’oc diffuse en Europe la fin’amor, appelée plus tard “amour courtois”, et la poésie des troubadours constitue un art lyrique majeur et fondateur. Issus de tous les milieux, les troubadours louent la nature, chantent l’amour et la joie d’être au monde, évoquent le néant, la fion des temps et la société de leur époque.
Prix éditeur: 7,50 €
Le couloir des collines
In Le Journal on 11 novembre 2009 at 17:10
En souvenir de Rose-Marie C…
Je suis née dans un couloir de collines, courant entre montagnes. Un couloir large assez pour laisser la place aux maisons du village, superposées par rues, communiquant entre elles par des ruelles magiques, aux flancs herbeux. Il y avait des trottoirs encombrés de pots d’argile, des géraniums souvent, des roses dans les jardins à demi clos, ombreux comme en Espagne. Et parfois, un palmier.
J’ai perdu mes collines, les vieux trottoirs, les rues étroites, les toits de tuile, la cloche du soir, et les fumées qui montaient droites dans les brumes grises, par soirs d’hiver. On courait au sommet des collines, on se croyait loin de partout. Nous entendions les chiens qui se faisaient écho d’une maison à l’autre.
On s’asseyait au pied d’un amandier noueux et noir, épaule contre épaule, encapuchonnées de laine, rire en bouche, oeil scintillant, heureuses.
Nous avions cinq ans, six ans. J’ai des photos en blanc et noir où nous sommes toi et moi ensemble, ma petite amie d’enfance, ma petite amie perdue, retrouvée un jour au coin d’un voyage éclair en France. Deux ans avant que tu nous quittes pour toujours.
Romarin, Rose-Marie, ma petite amie douce aux yeux tranquilles. Ton rire, ton sourire, ton calme. Ta gentillesse, ta main dans la mienne. Nos pas accordés dans le couloir des collines.
_________
Lise Genz
11 novembre 2009
Delartedisje 2
In Le Journal on 8 novembre 2009 at 06:36
Le petit pot de café, huile sur papier canson
________
Une flambée en novembre, rien de mieux pour nous réchauffer et nous redonner le moral
Delartedisje 1
In Le Journal on 7 novembre 2009 at 20:11
La lampe verte, huile sur papier Canson
__________
Devinette
In Le Journal on 7 novembre 2009 at 20:07
C’est qui , c’te empotée ?
chut les copines, on souffle pas …..
Identité nationale
In Le Journal on 7 novembre 2009 at 08:40
La France libérant l’Amérique
______________
L’identité nationale, dont tout le monde fait des gorges chaudes dans l’exagone, et si c’était simplement un sentiment de respect pour la nation dans laquelle on vit ?
Consommer
In Le Journal on 6 novembre 2009 at 18:47
Oui, consommer, c’est tout un art, et mon copain Orlando – non, je ne le “CONNAIS’ pas ; ni de visu ; ni ( pas encore mais faut espoir garder, koi !) biblique ; ni en aucune façon sauf webbique, mais on a des atomes crochus, lui et moi. On a même l’atome principal : on aime manger, on aime savourer, et de ce fait, oui, ON CONSOMME – Donc, l’ami Orlando, aujourd’hui nous dit ” Consommer rend meilleur et c’est haute vertu “. C’est OK pour moi, rien à redire là dessus : avec modération ou non, consommons donc. Read the rest of this entry »
Fort Hood, Texas
In Le Journal on 6 novembre 2009 at 09:03Un médecin psychiatre de l’armée, Nidal M. Hasan, spécialiste du traitement psychologique des soldats retour de combats, a ouvert le feu hier dans une clinique militaire de Fort Hood, Texas.
Après l’attaque, quelques minutes plus tard, les autorités ont déclaré qu’il s’agissait de la tuerie la plus meurtrière qui ait jamais atteint une base militaire aux Etats Unis : 13 morts, 30 blessés.
Nidal M. Hasan, un médecin militaire de 39 ans, a utilisé une paire de deux revolvers, dont un automatique, pour tirer à vue sur les soldats qui attendaient dans la salle d’attente de la clinique. Une policière en civil a riposté avec son arme, blessant le tueur, et recevant elle même plusieurs blessures.
Quand les coups de feu ont cessé, quelqu’un a couru fermer les portes de l’auditorium dans lequel 138 élèves de l’école militaire recevaient leurs diplômes au cours d’une cérémonie. Read the rest of this entry »
Un petit coup de fatigue
In Le Journal on 5 novembre 2009 at 14:32
Le village shaker de Watervliet, NY, – et premier village de ce style fondé par les Shakers – est bien situé à coté d’un petit lac alimenté par un gentil ruisseau d’eau très pure. Le groupe de Préservation Historique de Albany/Schenectady/Watervliet veille à conserver ce ruisseau hors pollution.
______
… un coup de blues, et beaucoup de travail avec l’entrée de l’hiver. Donc, je poste seulement quelques images du village shaker qui est à cinq minutes de chez moi – prises, les photos samedi dernier, sous la pluie de veille de Toussaint.

L’école, reconstruite en 1820. La première école était construite en bois, et a brûlé quelques années auparavant. Illetrée, Mother Ann tenait essentiellement à enseigner aux enfants de la colonie lecture, écriture et calcul.
______________
Et je vous reviens le plus vite possible, avec une nouvelle nouvelle .
En attendant, dégustez donc des potirons farcis - puis j’ai une et meme deux recettes à mettre en ligne – mais je n’ai PAS LE TEMPS ni l’énergie ( pleurs !)

En cette veille de Toussaint 2009, sérénité et simplicité de ce premier cimetière Shaker où reposent les cinq cent premiers membres de la communauté. La pierre de marbre blanc un peu plus haute que les autres désigne l’emplacement de la sépulture de Mother Ann. Rest in peace
______________
Un cadeau
In Le Journal on 3 novembre 2009 at 09:49
… mais quel cadeau ! des minutes de rire, si vous aimez les chats.
Une adresse que j’ai chipée sur le blog de Mme de K, et je la remercie au passage. D’ailleurs, j’y reviens, car elle a de très bonnes choses sur son blog aussi, et faut en parler icitte, ça urge.
Mais, vite, vite, lâchez tout et allez d’abord vous payer une bonne tranche de rire sur le blog de Simon.
http://www.simonscat.com/films.html
Quand vous serez sur le blog de Simon, vous cliquerez sur les petits dessins en blanc et noir, sur le coté, pour voir les videos.
Même si vous ne comprenez pas l’anglais, les dessins de Simon vous mettront en joie pour la journée et plus.
Rien de mieux pour éviter la grippe, toujours à l’affut au coin de la rue
Sur une route, un soir …
In Le Journal on 31 octobre 2009 at 08:31Nous revenions de Belgique, et nous roulions tranquillement sur une petite route dans le nord de la France. A l’arrière de notre voiture achetée à Londres au début de nos vacances en Europe, trois semaines auparavant, dormait notre fils alors âgé de 4 ans. Dans le coffre, une valise, deux sacs de voyage et le fouillis habituel avec un petit enfant : jouets, couverture, livres, etc…
On roulait donc sans penser à mal lorsque soudain, ouin, ouin, une moto de la police nous arrête. Papiers de la voiture, assurance, permit de conduire, tout etait en rêgle ; nous n’avions pas dépassé la vitesse règlementaire et tous les phares marchaient bien : que nous voulait-il ?
Nous ne l’avons jamais su. Il cherchait de la drogue, semble-t-il, et nous prenait pour une famille de dealers, car il nous a fait déballer valise et sacs de voyages, il a feuilleté un à un les livres de l’enfant, ouvert tous les endroits qui auraient pu être des cachettes, et bien entendu, n’a rien trouvé de suspect. Finalement, avant de nous laisser repartir, il nous colle un PV ; motif : ” Vos pneus sont lisses et usés “. John et moi nous nous regardons interloqués. John me dit calmement : ” This guy is crazy, the tires are not event one month old ! “
Le policier, pas contents de nous entendre parler anglais, agite sous mon nez un doigt accusateur et aboie : ” Et parlez français, s’il vous plaît, ou je vous en colle un second ! “
PV, il voulait dire. Et moi, comme toujours, et jamais dans les bonnes circonstances, c’est ce doigt agité à quelques centimètre de mes canines qui me met soudain en joie. Envie de ne pas réfreiner mon envie de, gniac, le mordre d’un coup sec. Et je pars d’un formidable, d’un inextinguible fou rire !
J’aurais pu me retrouver en cabane, le flic sentait le vin à plein nez et je venais finallement de comprendre que le mieux à faire et le plus court pour que nous reprenions la route sans encombre, c’était de dire ” Oui, monsieur l’agent, bien entendu monsieur l’agent, à la revoyure, monsieur l’agent… ” Mais essayez de m’arrêter lorsque le fou-rire m’empoigne !
Cerise sur le gâteau, voilà que le Kit, réveillé et jusque là tranquille, ne sachant pas de quoi il retournait, décide soudain d’imiter sa mère dans un rire tonitruant. Read the rest of this entry »
Ah, Halloween !!!
In Le Journal on 31 octobre 2009 at 05:56
Aujourd’hui, c’est Halloween.
Enfin, ils ont commencé hier. La coutume veut que dans les magasins, dans les bureaux, et tous les lieux de travail, les adultes travaillent déguisés.
Tout a commencé dans les écoles dans les années 80. Une année, alors que le 31 octobre tombait un lundi, certaines écoles ont demandé aux enfants de venir en classe dans le costume qu’ils porteraient le soir pour leur tour de quartier.

L’idée a eu un gros succés, et l’année suivante, toutes les écoles se sont tranformées en bal masqué le jour de Halloween. Il n’a fallu qu’un ou deux ans de plus pour que l’épidémie se transmette aux bureaux, aux cantines, aux magasins, et jusqu’aux hopitaux.

Le brise glace
In Le Journal on 30 octobre 2009 at 08:16
L’homme au carelet, Constance
___________
Il faut rencontrer Constance, qui aime la mer, qui partage avec nous ses photos, superbes, qui m’apporte tous les matins, jusqu’ici, de l’autre coté de la grand’mare, les parfums de l’océan, de l’eau, des embruns, des coquillages et le cri des mouettes et la tendresse des dunes.
Il faut aller chez Constance et s’y reposer longuement.

Contre-jour aux oiseaux – Constance
________
Je ne vous le dirai jamais trop .. Hop, un clic et vous y êtes. C’est là Le Brise-Glace
Il faut y revenir souvent parce que c’est une fée, Constance, une sirène, une mermaid.
En noir et blanc ou en couleurs, je suis amoureuse de ses photos et de ses mots, qui viennent de son âme. Comme les nuages …

Nuages de Bretagne – Constance
_________
On collectionne ce qu’on peut
In Le Journal on 30 octobre 2009 at 06:32Moi, ce sont les maisons.
Je ne les achète pas toutes, mais je les admire, je les visite, je les photographie. J’en parle. J’écris autour. Je les peints (tableaux). J’en crée, sur l’écran et sur blue-print. Enfant, je les dessinais à la craie sur le ciment de la cour de récré, à l’école. La maitresse me punissait, je devais rester le soir après 4 heures pour laver le trottoir à grande eau. Ma mère me grondait. Mon père me donnait des feuilles de papier quadrillé, une rêgle, des crayons, une gomme, un double décimètre. C’est ainsi que j’ai décidé que je serais plus tard architecte.
Je n’ai pas pu pénétrer dans toutes les professions qui me plaisaient. Il y en avait trop et on n’a qu’une vie. Mes jours comme ceux de tous les humains n’ont que 24 heures. C’est peu pour mener à bien la réalisation de cinquante métiers, tous plus difficiles les uns que les autres. Nous sommes minutés par le temps et l’impatience de vivre. Je ne serai jamais architecte, ni concertiste, ni écrivain, ni reporter, ni chirugien, ni urbaniste, ni sculpteur, ni rien de tout ce que je voyais comme l’achêvement, l’avènement d’une vie réussie.
Donc, je collectionne, comme un palliatif. Collectionner c’est réunir en petit, à portée de main, ce que nous n’avons pas réussi en grand, à portée de vie.
Entre autres, je collectionne les objets de cuisine en bakélite rouge de la période des années 50. Parce que j’aime le rouge et les matériaux disparus.
En voici un aperçu ; les deux dernières boites, “Pepper & salt “, je les ai trouvées pour 0.50 cts chez l’antiquaire-brocanteur de Middleburg, NY, la semaine dernière.

Heu oui.. hein ?
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 17:51
Pour le copyright, les petits loups, je suis pas chien : si on demande, je donne volontiers. Mais on demande d’abord, c’est un principe, et j’y tiens. ( je suis une femme de principe, boudu que c’est démodé..! m’en moques, moi aussi. )
Pareil pour les traductions, et qu’on se le dise du côté des collèges et /ou universités américaines, hein ?? Si vous avez besoin d’un coup de main, je le répète : demandez d’abord.
Voui, ce blog est équipé de filtres qui me racontent tout et plus encore
____________________
Donc, on a dépassé les 400 visites aujourd’hui, c’est super , et voici la composition du lectorat :
Ann Lee : l’Amérique
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 16:49
New-York -Manhattan au dix-huitieme siècle
_________
Ainsi donc, la voici, cette petite femme de 38 ans, qui prends peu à peu la tête du groupe des Shakers. Ils ont abandonné le terme “Quakers” et s’appellent entre eux les Believers, mais le terme Shaker sera employé pour les désigner jusqu’aux temps présents.
L’histoire de la terre nouvelle des Amériques est arrivé jusqu’à Manchester. Un pasteur, le révérend George Whitefield, a fait plusieurs voyages vers le nouveau monde. A son retour pour la cinquième fois, il vient jusqu’à Manchester raconter ce qu’il a vu. Ann est subjuguée par l’enthousiasme du révérend.
J’imagine les difficultés rencontrées par cette femme sans connaissances, sans ressources, et sans appuis. Il y avait en elle l’espoir qui avaient donné aux Pilgrims, 140 ans plus tôt, la force, le courage, et l’endurance d’affronter et de vaincre les hostilités, les peurs et les dangers lors de voyage sur le Mayflower. Certes, plus d’un siècle a passé depuis cette première traversée. L’Amérique n’est plus le pays sauvage, inculte, inconnu, que les compagnons du Gouverneur Bradfort ont découvert en 1620. Mais Ann et ses huit compagnons partent sans ressources, avec leur seule foi, sans rien savoir de ce qui les attends là-bas. C’est d’une audace extraordinaire, quand on y pense. Ils embarquent à Liverpool, le 19 mai 1774 sur le bâteau Mariah, sous le commandement du capitaine Smith, New-York. Avec Ann, il y a sept autres compagnons :
- son mari, Abraham Stanley
- son frère, William Lees
- sa nièce, Nancy Lees
- John Hocknell
- Richard Hocknell, le fils de Richard
- James Whiteacker
- Mary Partington
- James Sheperd
La traversée dure jusqu’au 6 aoùt. Cent cinquante ans après la traversé du Mayflower, il faut toujours deux mois et demie pour aller d’Angleterre au Nouveau Monde. Read the rest of this entry »
Une recette Shaker : les petits potirons farcis
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 14:36
Les recettes de l’hiver
1 potiron de taille moyenne
1/2 cuil de sel
1 tasse de pommes, pelées, épépinées et coupées en petit dés d’env. 1 cm
1 tasses de jambon de Paris, coupé en petits dés
1/2 cuil. à thé de thym séché, écrasé
quelques morceaux de beurre
Couper les potirons en deux et enlever les graines et les membranes.
Places les morceaux dans un plat sur leur coté coupé. Ajouter 2 cms d’eau chaude et mettre au four assez chaud pendant 30 minutes.

Enlever du four et réduire la chaleur à “four moyen” (375 F.)
Dans un saladier, combiner ensemble les pommes, le thym et les dés de jambon.
Remplir les cavités des potirons avec ce mélange.
Placer un morceau de beurre sur le dessus et remettre au four pour 20 minutes.

Garnir avec une pincée de paprika.
Ann Lee : les Shaking Quakers
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 10:26
Abraham n’est pas content, il va voir l’église anglicane, et les bons docteurs de l’eglise essaient de confronter son épouse. ” C’est écrit, là, ” disent-ils en lui montrant la lettre aux Corinthiens signée par Saint Paul, ” Femmes, soumettez-vous à votre époux comme s’il était le Seigneur Dieu lui même ..”
Mais Ann ne se soumet pas et ne se soumettra jamais plus. Etrangement, son mari continue de rester avec elle, et il va même jusqu’à la suivre dans sa nouvelle orientation religieuse.
En 1758, deux ans déjà avant son mariage avec Abraham, Ann a rejoint un groupe religieux dérivé des Quakers, et nommé les Shaking Quakers. Ils sont représentés à Manchester par James et Jane Wardley. Les Shaking Quakers n’ont pas une doctrine bien définie ; ils se démarquent des autres sectes, groupes et pseudos religions qui émergent un peu partout, par leurs attitudes théatrales : ils chantent, dansent, tombent en transes, crient, et tremblent : d’où leur nom. Ils sont souvent arrétés et emprisonnés à cause de leur comportement en marge de ce qui est alors socialement admis.
Depuis près d’un siècle, (1670) les Quakers ont reconnu l’égalité de l’homme et de la femme. Leur doctrine est basée sur la croyance suivante : ” L’esprit de Dieu réside en chaque être humain quelqu’il ou elle soit, sans aucune différence de sexe, d’âge, de race ou de richesse.” Ils rejettent en cela les termes de la célèbre lettre de Paul aux Corynthiens, dans laquelle il est écrit : ” Dites à vos épouses de rester silencieuses à l’église car il n’est pas permit aux femmes de parler. Read the rest of this entry »
Ann Lee : le mariage
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 08:25
Il n’est pas exagéré de dire que dans la société où Ann évolue, la femme est le jouet de l’homme, sa servante et sa parure. Elle ne s’appartient en rien. Elle se situe bien au dessous de l’homme, juste un peu au dessus de l’enfant. Son intelligence n’a aucune importance. Pire, on la nie et on s’en moque comme d’une incongruité. Une femme n’a aucune existence légale, à part celle de son mari. Elle n’a pas le droit de signer un contrat, de posséder une propriété, et encore moins de voter. Très peu de femmes vont à l’école, même dans les couches sociales élevées. Pas une ne va à l’université, aussi riche soit-elle.
La société du XVIII e s. considère qu’une femme n’a ni la force, ni l’intelligence, ni la sagesse de prendre soin d’elle même. En l’absence d’un mari, son père ou ses frères doivent s’occuper d’elle, et en sont responsables. Dans ces conditions, on peut comprendre que John Lees, le père d’Ann, ait tenu à marier sa fille le plus tôt possible. Toutefois, Ann refusera les propositions paternelles plusieurs fois.
Finalement, lorsque Ann atteint 26 ans, elle doit se résoudre à l’autorité paternelle. John Lees présente à sa fille le jeune Abraham Sanderin, qui plus tard, en Amérique, changera son nom pour Abraham Stanley . Ann et Abraham sont mariés le mardi 5 janvier 1762, à Manchester. Curieusement, Ann refuse d’associer son nom à celui de son mari : toute sa vie, elle gardera son nom paternel, dont elle enlève le “s” lorsqu’elle sera devenue américaine. Elle continuera d’être connue d’abord sous le nom d’Ann Lees, et ensuite sous le nom de Mother Ann Lee. Read the rest of this entry »
Ann Lee : l’enfance
In Le Journal on 29 octobre 2009 at 07:25
Usines de filature à Manchester, 19 ieme siècle
Lorsque le 29 février 1736, la jeune Ann nait, dans l’humble famille Lees, de Manchester, personne ne soupçonne qu’elle deviendra la grande figure dont tant de gens encore aujourd’hui, 270 ans plus tard, cherchent à comprendre comment, dans un temps où le libération de la femme était lettre morte, et dans un pays en proie aux conflits religieux sévèrement réprimés, elle a été amenée à devenir le leader de milliers de Believers, qui la suivront sur le terrain escarpé de la vie des Shakers, établiront plusieurs communautés du même nom, construiront des villages grandioses, et sauveront de l’infortune des centaines de femmes et enfants.
La jeune Ann est élevée à la façon britannique du début du dix-huitième siècle, à la dure. Elle habite avec ses paretns et sept freres et soeurs dans le quartier le plus pauvre de la ville. Son père, John Lees est forgeron. C’est un homme dur au travail et qui n’épargne pas sa peine pour nourrir sa famille. La nuit, une fois la forge fermée, il coud et taille des habits pour augmenter son maigre revenu. On ne connait pas le nom de la mère de Ann, on sait seulement qu’elle était une femme de devoir, austère, et qui suivait scrupuleusement les préceptes religieux de la religion anglicane.
A l’âge de six ans, le 1er juin 1742 Ann reçoit le baptême selon la tradition Anglicane.
En 1744, à peine âgée de 8 ans, Ann est employée dans une fabrique de cardage et tissage de coton. Plus tard, elle devient coupeuse de fourrure pour la fabrication de châpeaux. Read the rest of this entry »
Des Cévennes à la Nouvelle Angleterre
In Le Journal on 28 octobre 2009 at 11:39 
1 – Elie Marion et la révolte cévenole des camisards
Le monde est petit et tout est lié.
L’histoire des Shakers commence en France au début du XVIIIe s., avec la révolte des Camisards des Cévennes, en 1713, après la mort d’Élie Marion.
Élie Marion est né à Barre le 31 mai 1678. Son père était ménager, c’est à dire paysan assez riche pour faire travailler ses terres par un fermier ou un métayer. La famille est protestante depuis environ 1560, plutôt même avant cela.
” De l’Édit de Fontainebleau (1685) portant révocation de l’Édit de Nantes, à l’insurrection calviniste en Languedoc à partir de 1702, une génération de huguenots a marqué par différentes formes de résistance, son hostilité à la « religion de Rome ». Cette résistance s’énonce dès le début dans le registre de la prophétie, mêlant cris de repentance et désespérance d’une abjuration forcée, paroles de malheur et d’insoumission.

” La guerre des Camisards est tout entière animée des grandes passions inspirées. Read the rest of this entry »
Il fait trop beau …
In Le Journal on 27 octobre 2009 at 08:47
La maison commune, reconnaissable à ses volets verts, abrite la cuisine, le cellier, la salle à manger, la salle de réunion et les chambres des soeurs et des frères : il y en avait une centaine de 1810 à 1860 ici.
_____________
… pour rester dans la maison, bien que nous ne soyons pas “à jour” avec tout ce qu’il y a à faire pour affronter l’hiver.
Seulement, il faisait hier un de ces soleils qui invitent à la promendae, à la rêverie. Et je vous ai raconté que la semaine dernière, chez l’antiquaire de Middleburg, nous avons trouvé un livre hors édition depuis longtemps, et qui traite des Shakers. Déclic.
Il est possible que peu d’Européens connaissent l’existence de cette “secte” ( certains disent “religion” ) qui fût fondé ici ( mais oui, ICI même ; là où j’habite !) à la fin du dix-huitième siècle.
C’est une anglaise de 39 ans, Ann Lees-Standerin, née à Manchester, qui s’expatrie de en 1774 et vient, avec une poignée d’amis, fonder ici la première communauté Shakers, dont on peut voir encore quelques vestiges en face de l’aéroport d’Albany. La majorité des bâtiments qui constituaient la Communauté originale, ou Watervliet Village, a péri par les flammes en 1928. Accident ou malévolence, nous ne le saurons jamais. J’ai bien l’intention d’y aller cet après midi pour prendre en photos ce qu’il en reste. Read the rest of this entry »
ô Debussy !
In Le Journal on 24 octobre 2009 at 14:01
Le jardin sous la pluie …

… l’érable sous la neige …
Gaffes et gaffeurs
In Le Journal on 23 octobre 2009 at 12:03
J’ai lu hier, un article qui n’était pas de mon goùt. Cela arrive parfois. Fidèle à moi-même, je l’ai dit dans le commentaire. Aussitôt, lever de bouclier : bien que j’ai énoncé clairement ne pas être française, un commentateur aussitôt me conseille de déchirer ma carte d’électrice (merde, alors, pauvre Obama 2010 !). Un autre ( le proprio du blog) me conseille, en tant que Canadienne (sic), d’aller lire Libération. Leurs deux commentaires confirment ce que je disais et ce que je pense de ce blog depuis longtemps : y ’sont pas sérieux, les mecs !
Un troisième se gausse de mon blog ici – c’est ce que j’attendais, je l’avoue, puisque j’avais mis l’adresse du site-icitte, pour faire bonne mesure dans l’outrage.
Ce serait à mourir de rire, si ce n’était aussi la preuve flagrante d’une acidité intellectuelle navrante au pays de Voltaire. Il est de bon ton aujourd’hui, dans une certaine France depuis longtemps non-douce, de riposter sêchement à quelqu’un qui dit qu’un article lui déplaît. Ceux qui, d’une part, n’hésitent pas à écrire des énormités sans fondements, et à travestir la vérité refusent le retour du boomerang : c’est l’information à sens unique, le sarcasme qui va de la scêne vers la salle de spectacle, sans réponse possible.
Parlez-moi du dialogue, et de cette si fameuse “liberté d’expression” qui passe uniquement par la leur. Et puis, c’est vrai, aussi : je suis qu’une femme, alors, pourquoi je l’ouvre ? Hein ?
Intéressant à regarder.
De loin.
Parce que, pour ceux qui vivent à côté, ça doit pas être marrant tous les jours.
________
Lise Genz
Promenade d’automne
In Le Journal on 22 octobre 2009 at 05:53
On a fait un grand tour, hier, dans la campagne. Il me fallait des citrouilles pour Halloween, celles qui se vendent ici sont à mes yeux hors de prix, c’est bien joli de décorer mais faudrait pas tomber dans l’absurde non plus. Et en campagne, j’ai eu trois citrouilles, petites, pour trois dollars, et trois pots de fleurs de saison pour cinq. Une bonne raison de faire cette promenade, peut-être une des dernières because si ça continue de ce train, dans deux semaines nous serons sous la neige. Ce ne serait pas la première fois que nous serions pris dans une tempête d’hiver à la fin d’octobre, il faut donc prendre nos précautions.

Middleburg, c’est la porte nord des Catskills, et les montagnes sont au point sublime des couleurs. Il ne manquait rien à cette après midi d’automne : ni les champs de mais qui attendent la récolte, immobiles, au garde-à-vous ; ni les fumées légères et fines, en haut des toits ; ni les pumpkins un peu partout, et les chrysanthèmes qui, ici, ne fleurissent pas les tombes, mais les maisons des vivants. On a fureté chez l’antiquaire, découvert un beau livre, et deux petits éléments pour ma collection de boites de cuisine 1950 en bakelite rouge. Pas ruineux. L’antiquaire, recroquevillé derrière son comptoir, tapait anachroniquement sur le clavier d’un computer dernier cri.

Pour les amoureux des retraites tranquilles, je signale cette jolie “cabane” en vente ici : www.cabins.com/usa/ny/ny_middleburgh_001/
Fromage frais du Québec
In Le Journal on 22 octobre 2009 at 05:25
e matin, l’heureuse surprise sur ce blog, la recette d’Emyole, de ( à coté) Montréal :
Mon fromage je le fais avec du yogourt nature 2% M.G. Je prends un contenant de yogourt de 1kg, je tapisse le fond d’une passoire de mousseline (moi j’ai trouvé quelque chose qui fonctionne encore mieux pour moi; je prends ce que nous appelons ici au Québec un chiffon J, une seule épaisseur) j’y verse mon yogourt sans aucune préparation; je le verse tel quel dans ma passoire, laquelle repose sur un contenant.
Je replie l’excédent de mon chiffon par-dessus et je laisse ainsi sur le comptoir de ma cuisine, au bout de 3 hres, mon fromage est prêt; je presse le tout avec mes mains en maintenant le chiffon bien fermé et tout le petit-lait est sorti de mon yogourt; je me retrouve avec un très bon fromage blanc crémeux…….que j’étends sur mes rôties le matin avec confiture, petits fruits, je m’en sers aussi pour faire des trempettes aux légumes, etc.
Vous me direz mais pourquoi le chiffon J? Je n’avais pas de coton à fromage sous la main la première fois que j’ai fait cette recette et j’ai essayé avec J et cela fonctionne à merveille.
Emy
________
Pour Mireio, qui se demande comment faire, si elle ne trouve pas de chiffon J en France : n’importe qu’elle mousseline de cuisine fera l’affaire, il suffit d’utiliser un tissus tissé lache qui laissera passer le petit lait. La mienne est très lache, c’est pourquoi j’en mets trois épaisseurs.
Pour tout le monde : le fromage ci dessus a deux avantages : d’abord, pas besoin de le cuire. Et puis, pas d’addition de sel.
Moi aussi, je vais l’essayer aujourd’hui, merci, Emy !!!
Changer le décor
In AU JOUR D'HUI on 21 octobre 2009 at 05:21
ujourd’hui j’ai décidé de m’amuser et de mettre de nouvelles lettrines dans mon texte. Oh, je ne suis pas la seule à faire cela, je sais, et je n’ai pas l’intention d’entrer en compétition avec les professionels de la lettrine.
C’est seulement à titre d’expérience, pour voir toutes les possibilités d’édition offertes par WordPress, que je remercie au passage.
J’ai donc recueilli quelques jolies enluminures sur la toile, pour voir ce que cela donnera en début de paragraphe, et je suis contente du résultat : ça marche.
Maintenant, reste le plus difficile, créer mes propres lettres. Je fais cela depuis plus de dix ans avec les différents programmes de dessin. Reste a voir si j’arriverai à les transporter de mon desktop jusqu’ici ?
Et puis, quoi d’autre en ce mercredi ? Journée pleine comme un oeuf, on a commencé de déménager les meubles dans le living en prévision … de l’arbre de Noël ! Il fallait dégager un coin, près de la fenêtre qui donne sur le porche de devant – oui, bon, vous ne savez pas où ? Je vous mets une photo. On a donc demenagé la grosse desserte, elle est maintenant dans le dining. Le second canapé va disparaitre, nous n’avons pas besoin de deux canapés, si ? On va le remplacer par deux fauteuils neufs. Et voilà. Donc, magazinage de fauteuil cet apres midi.
Et comme chaque fois, lorsque nous changeons quelque meuble de place, nous voici pris dans l’engrenage, et d’un meuble à bousculer, nous nous retrouvons, vingt quatre heures plus tard, avec toute une pièce à réarranger. Si seulement nous pouvions trouver un autre emplacement pour la bibliothèque ! mais là, il faudrait pousser les murs. Et je devrais aussi, tant que j’y suis, finir la peinture du bureau, laissée en plan pour quelque urgence, il y a je n’ose vous dire combien de mois .
Mais quoi ? le temps est maussade, il peuviotte, et c’est mercredi. Rangement, nettoyage, peinture, couses. Quoi d’autre ? des lettrines ? oui.. des lettrines, aussi.
Les Prunes au Brandy
In Le Journal on 20 octobre 2009 at 09:53
Ultra simple, et à la portée de tout le monde.
Il faut :
12 prunes, grosses
2 tasses de sucre – soient 500 grs.
1 tasse ( 250 Gr ) d’eau
une pincée de sel
2 tasses, ou 500 ml, de brandy ( ou cognac, armagnac, l’alcool de votre choix). J’ai utilisé du brandy bon marché, celui que j’utilise pour les patisseries. Au whisky, pourquoi pas ?
J’ai pris un grand bocal de façon à mettre tous les fruits ensemble : la “bonté” de ces conserves vient des fruits et plus il y en a , mieux c’est.
Remplir le bocal d’eau, et le placer dans un grand faitout. Préparer un bain-marie : remplir le faitout avec de l’eau jusqu’à environ 2 cms du goulot du bocal. Enlever le bocal, jeter l’eau du bocal, tout en gardant l’eau dans le faitout. Placer le faitout sur le feu et faire bouillr l’eau : attention, dès que l’eau est chaude, éteindre, car il ne faut pas laisser l’eau du bain-marie réduire par l’ebullition.

Pendant ce temps, piquer les prunes autour de la queue et les placer dans le bocal une à une, en laissant très peu d’interstices entre les fruits. Read the rest of this entry »
Anna de Sandre
In Le Journal on 19 octobre 2009 at 19:03C’est grâce à Kouki, qui célèbre sur son blog l’art de ne pas être sage, que j’ai rencontré hier Anna de Sandre.
Le blog d’A. de Sandre vaut plus que le détour. Il faut y aller, s’arrêter, prendre pension, fureter dans les coins, lire, lire et lire encore. Ensuite, peut-être, s’en revenir chez soi, tout imprégnés de mots, de couleurs, et de parfums. Tout en sachant qu’on ne pourra pas longtemps rester loin, qu’on va revenir, recommencer à fureter, et, ô délices, relire encore et encore. Puisqu’aussi bien l’auteur fait partie de ces écrivains généreux qui partagent amplement avec nous sans rien demander en échange. J’ai profité de cette générosité avec la lecture d’une nouvelle, Sobriété du temps qu’il fait , dont voici un extrait :
” [ ... ] Ça, ils s’en sont aperçu au dernier stage. Nous y avons tous été inscrits d’office, et la semaine de vacances prévue avec ma femme, je l’ai passée à Châteauroux – autant dire à dache par rapport à Ramonville –, dans un manoir modernisé par un arriviste où se déroulaient ponctuellement des sessions d’airsoft. C’est comme le paint-ball, mais en pire. Au lieu de recevoir de la gélatine ou de la peinture, on se prenait des rafales de billes de plastique de 8mm tirées par des répliques d’armes de poing. Je n’ai pas voulu tirer sur un collègue. Je l’avais bien en joue, mais je me suis fait classer P3 au service militaire, ce n’est pas pour tirer dans le cadre de mon emploi sur un type. Je veux dire, bon sang ! Ce ne sont pas des balles réelles mais elles peuvent blesser quand même… Et puis c’est contre mes principes. Bref, ces fumiers ont fait sauter ma prime de fin d’année sur ce motif. Je me suis renseigné la procédure est illégale, mais le PDG déjeune tous les trimestres avec un des inspecteurs du travail, vous parlez d’une blague ! Depuis le stage ils m’appellent Peanuts. Pas François, non, pas François… Lui, il m’aime bien… Mais il ne prend pas ma défense quand les autres m’insultent. Il a cinq fils le pauvre, je le comprends… Enfin je crois… [ ... ] “
( la suite sur Biffures Chroniques )
Finalement, Anna de Sandre aura réussi à me faire faire une chose à laquelle je me refusais depuis la naissance de ce blog : mettre ici, quelque part, bien en vue, la liste des blogs que je visite, que j’aime, et qui sont peuplés de gens qui écrivent bien, mieux et encore mieux. Puis aussi des photos et quelques bonnes recettes, pour le sourire. La crème du Net, en quelque sorte.
J’y travaille.
Le blog d’Anna de Sandre : Biffures Chroniques http://biffureschroniques.typepad.fr/
J’ai oublié
In Le Journal on 19 octobre 2009 at 07:33
… de signaler, hier, que j’avais encore commit une nouvelle chronique pestiférée.
J’attends des démentis, la dame en question ne peut pas être aussi nouère que ça, tout de même ?
Si ?
Figues confites au Syrah
In Le Journal on 17 octobre 2009 at 10:28
1/4 l de vin de syrah ( 1 1/2 cup )
200 gr de figues sêches – j’ai utilisé des Californian Mission Figs. Serait encore meilleur avec des figues fraîches. ( 6 ounces)
5 cuil à soupe de miel
une pincée de nutmeg (facultatif )
1 feuille de laurier (facultatif)
Partager les figues dans le sens de la longueur. Les mettre dans une casserole avec le vin le miel et les autres ingrédients .
Porter à ébullition, puis réduire la chaleur et laisser mijoter jusqu’à réduction de 3/4 du liquide. Le vin doit étre réduit en sirop. Rester patients : la réduction des sirops , c’est tout le secret dans le processus de confire les fruits.

Refroidir à température de la piece. Si on a utilisé la feuille de l’aurier, l’enlever.
Servir en nappe sur le fromage frais.
________
17 oct 2009
Fromage frais maison
In Le Journal on 17 octobre 2009 at 06:10
Ce ne sera jamais aussi bon que la cancaillotte, mais c’est facile à faire, et c’est bon. Entre parenthèse, les quantités et produits à l’usage de nos amis Canadiens et Américains francophones.
Il faut :
1 litre de lait ( 1/4 de Gal)
1/4 de litre de babeurre ( 1,5 tasse de buttermilk)
2 cuil. à thé de sel Kosher (je n’avais plus de kosher, j’ai utilisé le sel ordinaire, mais non, c’est mieux avec le kosher, qui est pur).
une grande mousseline à fromage ( cheeseclothes)
une passoire
un bol
une casserole

Tapisser une passoire à pieds avec une triple épaisseur de mousseline à fromage Read the rest of this entry »
L’hiver, on cuisine
In Le Journal on 17 octobre 2009 at 05:25
Bocal de prunes au brandy pendant la cuisson au bain marie
Il y a quelques années, – oh, bien six ans, maintenant, les Minounes ! – mes amies du Net et moi même, qui dialoguons à raison d’une bonne dizaine de messages par jour, avons subitement pris conscience que dès les mois froids, l’essentiel de nos conversations tournait autour de LA BOUFFE. La bonne, s’entends : nous sommes d’une génération qui cuit, cuicui, et cuit bien. Vu nos âges vénérables, nous avons, à nous trois, une bonne expérience du comment cuire, sans prétendre être des Julia Childs. Et la curiosité qui nous fait sortir des sentiers battus, tout en gardant l’oeil, et le bon, sur les recettes du terroir.
Nous avons fait un jeu, un challenge, dans l’échange de nos recettes. Québec, Provence, Amérique : comme chantait Gilbert Bécaud, on a tout mélangé, sauf les plaines d’Ukraine. Des pieds paquets aux tartes au sirop d’érable en passant par les sauces aux airelles, ( cranberry sauce, dont je vous ai donné la recette ultra facile il y a huit jours ), les recettes se sont amoncelées. Emy est la gardienne des traditions et de nos folles conversations. Grâce à elle , au moment du raz-de-marée MSN (1) nous avons pu sauver les précieuses recettes, les photos, et les grands rires qui allaient avec. Read the rest of this entry »
Trois feuilles et une fleur
In Le Journal on 13 octobre 2009 at 09:38
“ J’ai cueilli en passant,
à l’automne qui dort,
un bouquet de trois feuilles d’or “
~~
Des maisons et des hommes
In Le Journal on 12 octobre 2009 at 13:02
Les maisons, d’où qu’elles soient, me ravissent, m’ont toujours passionée, et lorsqu’elles ne me passionneront plus, c’est que je serai morte. Sinon de corps, du moins d’esprit.
Celles d’ici sont colorées et joyeuses, aux couleurs fanées, adoucies par les intempéries : été pluvieux, ensoleillés, venteux ; hivers rudes, enneigés, froid. On a beau peindre les maisons au rythme de tous les cinq ans environ, il arrive un moment où la peinture se pastellise, et c’est alors que je fond devant les bleus et les ocres clairs, et cette couleur si particulière à la Nouvelle Angleterre et qui se nomme ” blanc de beurre” parce qu’on ajoutait aux pigments, il y a 100 ans et plus, une ou deux pintes de lait et quelques pincées de terre de sienne pour neutraliser le bleu dans le blanc de base. Read the rest of this entry »
Promenade au bord du Mohawk
In Le Journal on 12 octobre 2009 at 12:42
Froid et venteux, hier ne semblait pas propice à la promenade. Pourtant, il y avait, dans les envols de feuilles mortes, dans les fleurs aux couleurs adoucies, dans les ombres et les lumières, un appel à la photo, à la marche au bord de l’eau, dans le respir de l’air froid et des premières fumées.
Nous sommes partis marcher dans le Stokade, le quartier le plus vieux de ma ville, au bord du Mohawk ( la rivière des Mohicans). On y trouve encore, et habitées, des maisons qui furent construites à l’aube de New-York, lorsque les hommes politiques du dix-septième siècle parlaient de faire de Schenectady la capitale de cet énorme état. Read the rest of this entry »
Colombus Day
In Le Journal on 12 octobre 2009 at 12:12
Aujourd’hui, second lundi d’octobre, nous célébrons Christophe Colomb : c’est Columbus Day. Les bureaux de l’état sont fermés. Les bureaux fédéraux sont fermés. Les écoles, la poste, les banques, les bibliothèques, tout cela est fermé. Fermés aussi les services sociaux. Les magasins et autres services sont ouverts. Ce n’est pas une fête payée, les employés qui travaillent ne recevront pas double salaire aujourd’hui. C’est la justice “made in america”, qu’on se le dise.
Et Colombus, dans tout ceci ? En arrivant ici, en 1492, il ” découvrait ” le continent américain cinq cent ans après Leif Ericson, qui s’était installé dans l’Anse aux Méduse, (1) avec les aventuriers scandinaves du groupe Norse un peu avant le premier millésime. Read the rest of this entry »
Gelée de pommes du Québec
In Le Journal on 7 octobre 2009 at 07:08
Le titre exacte est : Gelée de petites pommes rouges de Jean-Baptiste.
Et voici la recette :
Ce sont de petites pommes rouges de mon champ. On dirait des pommes d’api.
-laver et couper en deux ( ne pas peler, ne pas épépiner)
-mettre dans un chaudron avec une tasse d’eau pour trois tasses de pommes
-couvrir et laisser bouillir 30 minutes
-verser dans un coton à fromage ( étamine) et laisser égoutter de 6 à 12 heures
-mesurer le jus. Compter une tasse de sucre par tasse de jus
-porter à ébulition le jus et ajouter petit à petit le sucre en remuant jusqu’à ce qu’il soit dissout
-faire bouillir à feu vif de 5 à 10 minutes.
-pour vérifier la cuisson, déposer quelques gouttes dans une soucoupe. Si la gelée prend sans remuer, cela veut dire qu’elle est prête.
-verser dans des bocaux stérilisés st sceller.
miam-miam, et à ta santé Lise JB

La gelée suspendue à la porte duplacard en train de s’égoutter dans le bol, dans la cuisine de JB (superbe, le dessus de comptoir en granit gris sombre ! ce’st toi qui l’a posé ? )
___________
Je vais essayer avec les grosses pommes ( rouges ) de New York, ce qui m;enchante, c’est de passer la gelée dans l’etamine.
Et avec ce qui reste ? on pourrait faire de la pâte de pomme ? Oui, mais faudrait ôter les pépins une fois cuit ? pas facile.
PS, en italique, ma participation dans le texte . ( L G )
Tambouilles et autres fricotages
In Le Journal on 6 octobre 2009 at 13:28Chez Kouki , on lit, on rit, on danse et on s’amuse dans la cuisine sur l’air d’un texte qui chante en farandole :
_____________
[ ... ] Tu tambouilles tu fricotes, tu fricasses et gibelottes, tu t’affaires sur les marmites,
Mèches éparses collées aux tempes fiévreuses, quand les plus coriaces de tes ennemis sont juste ceux qui n’ont pas cru en toi.
Tu n’as su les noyer dans tes chaudeaux, bénis des ciels clairs,
Ils nagent en eau limpide, impies à tes doctrines.
Sorcière, sorcière,
Au bain marie tu couves les maris marris.
Marie-couche-toi-là, couche toi là maintenant,
Tu vois, tu pourrais dormir-victoire,
Ne plus crier – tranquille. Que nenni !
Tu pot-au-feutes tu mitonnes, tu ragougnasses et salmigondines de frais brouets, encore. A te voir ahaner cracher chuinter et attiser sans répit mille foyers épars, ce seul spectacle est un calvaire
Mais qui, lassé, voudrait te voir encore ?
A t’éreinter de la sorte, tu vas y laisser ta peau,
Blêmissant, fulminant, tu serres les dents,
Et de belle que tu étais,
Les rages et banqueroutes te dessinent sur la face des sillons peu amènes qui te verront tantôt bien vilaine.
Sorcière de carnaval, vouée aux petits bourgs, qui jamais de ses talents ne sert la bonne cause.
Les Sorcières dignes du nom sont pourtant nobles et font miracle. [ ... ]
_____________
L’art de l’insulte
In Le Journal on 6 octobre 2009 at 11:51.. n’est pas donné à tout le monde. Il faut… je ne sais pas, moi : il faut DE LA CLASSE, voilà.
La plupart de mes amis du web sont des sages qui cultivent la paix, et, s’ils ne vont pas jusqu’à tendre l’autre joue, ont au moins le (bon) réflexe de ne pas sauter au plafond lorsqu’on les insulte. Ils ne répondent pas, tout simplement.
Mais il y a des cas où ne pas répondre serait de la lâcheté. Orlando est depuis plus d’un mois la cible favorite d’un certain Meur, qui est allé jusqu’à créer un BLOG au nom d’Orlando, blog sur lequel le sus-nommé Meur dégoise infantilement sur l’écrivain. (1)
Il est allé loin, le Meur en question. Trop loin. D’où mon article dans les Pest’s Chronicles , ainsi que le lien vers l’article d’Orlando de Rudder sur son propre site.
_______________
(1) Créer des sites miroir semble être le jeu favori des médiocres qui ne savent pas comment “se venger” de quelqu’un. J’y ai eu droit aussi, en mon temps ; une bonne demi-douzaine, pas moins ! C’est en cela qu’on mesure sa notoriété, mouahhhhhhhhhhhhhhh !!!!
L’écrivain vu par l’écrivain
In Le Journal on 6 octobre 2009 at 07:33Camille Bourniquel n’est pas de ces auteurs à la mode dont on voit le nom partout. Pourtant, en 2004, nous pouvions lire dans l’Express Littéraire [ http://www.lire.fr/critique.asp/idC=46622/idR=218/idG=3 ], un article dont voici un extrait :
” Camille Bourniquel est une légende des lettres: il a assisté au dernier dîner en ville de Paul Valéry, publié une trentaine de livres, collaboré à la revue Esprit, noué des liens d’amitié avec le chien de Prévert – plus qu’avec son maître – reçu (entre autres) le prix Médicis en 1970 pour Sélinonte ou la chambre impériale et le grand prix de l’Académie française en 1977 pour Tempo… Mais tout le monde l’a oublié: Camille Bourniquel n’écrit plus? Il disparaît. Ses amis le croient en villégiature dans le Sud. D’autres le pensent mort. Ainsi François Nourissier, croisé sur le trottoir de la rue de l’Odéon, à la sortie d’un cocktail et qui s’écrie, bouleversé: «Oh! Camille, je croyais que vous étiez… Je croyais que vous étiez parti dans le Midi!» “
Son roman, Le Lac, Le Seuil, Paris, 1964, Plume d’Or du Figaro Littéraire. Re-édité par les Editions de Fallois en 2000. est écrit ” … dans une langue classique, poétique et légèrement surannée. Bourniquel a gardé de ses études de musicologie le sens du rythme et de la mélodie: son livre est un refrain, découvert par hasard et qui chante dans la tête. “
Comme souvent dans son oeuvre, deux de ses personnages, et non des moindres, sont écrivains. Voici ce qu’il dit de l’un d’eux, Lancenier :
Article complet sur Les Maitres : Camille Bourniquel
Jouons avec les stats
In Le Journal on 6 octobre 2009 at 06:35Pour tous les lecteurs, un petit clin d’oeil et un tableau montrant le tour du monde d’Au Jour d’Hui aujourd’hui mardi 6 octobre : c’est chouette de se retrouver global ! Puis, z’avez vu comme les petits drapeaux sont meugnons ???
Nôtez qu’il n’est que 7 heures du mat, ici ; en fin de journée. c’est impressionnant
MERCI A VOUS TOUS qui passez par chez moi.
(pour la suite de l’article, cliquez sur le titre )
Devenir écrivain
In Le Journal on 1 octobre 2009 at 07:52[ ... ] C’est un matin de septembre que le processus prit une ampleur singulière. Alors que le facteur me demandait des nouvelles de mon chien, quand je voulus dire un mot, une grande bulle invisible se forma et remplit le vide où normalement devait s’inscrire ma parole. Il me regarda bizarrement un moment, puis, me tendant finalement mon courrier, il me salua avec clémence. J’essayais plusieurs fois, plus tard devant la glace pour observer ce qui se passait. Ma bouche ne bougeait pas d’un iota alors que j’articulais furieusement les syllabes, elle souriait seulement. Rien ne se passait visuellement. Juste ce sourire paisible à la place de mes grimaces. Le soir, je pris une feuille de papier pour écrire aux miens ce qui se passait. Ils ne voulaient pas me croire, essayèrent de me faire rire, de me mettre en colère, et c’est là que je découvris que si l’on s’adressait à moi, le son disparaissait. J’entendais tous les bruits environnants, les discussions, mais pas ce qui m’était destiné. Quand ils ont compris ce qui m’arrivait ils se sont mis à pleurer et à me prendre dans leurs bras. Ils me lissaient les cheveux, me caressaient les mains et la joue, accroupis autour de moi comme les animaux de la forêt, pour Blanche Neige. Je souriais. Je n’étais pas triste. Je leur ai acheté des petits carnets pour qu’ils puissent me parler et je leur écrivais des mots sucrés. [ ... ]
La suite sur le Blog de Kouki : http://koukistories.blogspot.com/
Tout désespoir …
In Le Journal on 1 octobre 2009 at 05:56Tout désespoir est bon à prendre :
A chaque candeur son destin
Et sur les lignes de ma main
Ma vie se gèle à pierre fendre.
Vertigineuse, à peu près tendre,
La solitude s’exerce en vain :
Aujourd’hui vaudra bien demain
Qui n’a rien perdu pour attendre.
A chaque oubli son habitude
A chaque prison, sa certitude
A chaque moment son histoire,
A tout chagrin sa nourriture
Le sommeil me veut en pâture :
Coup de balai dans la mémoire
Orlando de Rudder
Premier octobre
In Le Journal on 1 octobre 2009 at 05:47
Premier octobre, bonjour l’automne, vous voici revenus. Dans nos pays clairs de grands froids, l’hiver aux portes s’illumine. Je chanterai novembre et janvier et la glace, la neige de février au long du temps qui passe. Et les jours raccourcis font les nuits étoilées.
Bonjour l’automne, salut octobre, vous voici revenus dans nos pays de froid. Et la chaleur au coeur rend vos jours préférables.

Doigts en étoile
In Le Journal on 1 octobre 2009 at 05:33Quand le temps était gris
tu es venue comme un soleil.
Je renais chaque jour
en entendant ta voix.
L’odeur des baisers
nous réchauffe en hiver
et celle des caresses
nous ramène à l’été.
Quand nous faisons l’amour
c’est aussi la tendresse.
Ta bonté rend la vie
encore plus vivante.
Ta beauté fait reluire
tous les fruits de la terre.
Tes yeux rendent jalouses
les prunelles des chats. Read the rest of this entry »
Pierre Chantelois
In Le Journal on 28 septembre 2009 at 19:19Ses photos sont à admirer sur son blogge, que j’ai rencontré tout à fait par hasard.
Ma favorite est en blanc et noir ( comme souvent) et s’intitule “La route de l’eau.. ” Je partage avec vous : http://lesbeautesdemontrealbis.wordpress.com/2009/09/19/la-route-de-leau/ cliquez sur le lien, vous arriverez directement chez Pierre.
Bonne visite !
Samedi
In Le Journal on 26 septembre 2009 at 05:25
C’est samedi, on le sent bien, dans la rue : il y a davantage de voitures garées de chaque côté, et les gens vont dans leurs jardins. Les chiens aboient. Les gens passent sur le trottoir en marchant plus lentement, ils se promènent.
C’est surtout dans les magasins qu’on reconnaît le week-end. D’abord, les parkings, remplis à ras bord, et nous devons laisser la voiture à l’autre extrémité, traverser l’immensité macadamisée, zigzaguer entre les voitures. A la porte, plus de charriot. On prend un panier, rouge, en plastique, léger. Bien pratique. Merveille et miracle : tous les étals sont remplis comme si personne n’avait rien acheté. Pourtant, un rapide coup d’oeil vers les vingt-trois caisses : dans les files qui s’écoulent rapidement, les charriots sont pleins, surchargés, débordants.
On se regarde : on a l’air fin, avec notre petit sac de croissants. La prochaine fois, nous irons chez le boulanger du coin.
Quel boulanger du coin ?
Les trois qui disent non
In Le Journal on 25 septembre 2009 at 13:59
Washington Post : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/09/25/AR2009092500289.html
Bon, je sais que je vais me faire malmener, mais tant pis : voilà, trois chefs d’état viennent de dire non aux prétentions nucléaires d’un pays. Ces trois là représentent trois facettes politiques différentes. Mais ils ont l’intelligence, la courtoisie, et la sagesse de se mettre ensemble contre l’énorme danger de cette force nucléaire, bien cachée jusqu’à présent, et brutalement dévoilée hier. Pour faire peur ? On ne le saura que trop tôt.
Toujours est-il que les président Sarkozy et Obama marchent de pair avec le Premier Ministre britannique Gordon Brown et c’est une belle chose à voir .
Il y a parfois de belles choses , en politique. Même si tout n’est pas parfait – mais le sommes-nous nous mêmes ?
Note : voir la suite de l’affaire dans The Pest’s Chronicles : http://lise2cc.wordpress.com/the-pests-chronicles/table-des-chroniques 3 – C’est pas tes oignons !
La sagesse d’Ijjilik
In Le Journal on 25 septembre 2009 at 11:23
La sagesse d’Ijjilik
________
[ ... ] Il vente beaucoup sur la ville aujourd’hui, comme il ventait beaucoup sur la plaine du Nord ce jour-là. Impossible de se déplacer, et donc une bonne journée pour les longues conversations à l’abri, surtout quand le soleil, qui joue à cache-cache avec les nuages, accepte de chauffer un peu nos vieux os.
Nous étions presque au sommet de cette petite colline et regardions vers le sud, pendant que le vent du Nord passait au-dessus de nos têtes en grondant. Peut-être parce que je ne suis pas vraiment capable de me taire, ou bien le bruit du vent me faisait un peu peur, j’ai demandé à Ijjilik: «On t’appelle Ijjilik le Sage, alors peux-tu me dire c’est quoi la sagesse? »
« Ridicule, qu’il me dit, la sagesse n’est pas dans celui qui parle, mais dans celui qui écoute. » Là-dessus, il fait une longue pause, comme s’il ne voulait plus rien dire. J’ai presque réussi à faire taire tout mon corps le temps que la suite vienne… Read the rest of this entry »
Kouki ki koze
In Le Journal on 25 septembre 2009 at 09:07[ ... ] Lever les yeux au ciel plombé pour se souvenir de son bleu
Et, si le crachin luisant chemise le bitume,
Lui inventer un relent camouflé de fraiche mousse verte [ ... ]
C’est Koukistories, tout l’art de la prose poétique d’aujourd’hui chez Kouki, une tendre qui ne s’en laisse pas conter, qui montre les dents quand il faut et jamais cruellement, qui sait éviter les lieux communs et les étiquetages ; et c’est pour cela que je l’aime.
Puis un coeur d’or. Finalement, on en rencontre, sur le Web : suffit de chercher ; de ne pas s’arrêter au premier croisement venu ; de garder l’oeil sur le ligne d’horizon. En bon navigateur.

Henri Gougaud
In Le Journal on 25 septembre 2009 at 07:34
Il m’envoie chaque jour des histoires, des phrases, une petite réflexion, un clin d’oeil. Ce matin, je reçois ceci, que je m’empresse de vous conter en ses mots, et je crois bien que je vais ouvrir tout un département de bêtes et gens, et en faire collection : j’ai déjà l’âne, le mouton, le grillon …
_________
Le grillon à Manhattan
Un ethnologue new-yorkais reçoit un jour à Manhattan un de ses vieux amis sioux. Et comme à grand-peine ils cheminent dans la cohue des gens, des voitures hurlantes, des gyrophares policiers, bref dans l’ordinaire boucan d’une avenue crépusculaire, le Sioux s’arrête soudain, au coin d’une rue, tend l’oreille et dit :
- Tiens, j’entends un grillon.
Son ami s’étonne.
- Un grillon ? Laisse tomber mon vieux, tu rêves. Entendre un grillon, à New-York, dans ce vacarme ?
- Attends, dit l’autre.
Il va droit à l’angle d’un mur. Dans une fente de béton poussent des touffes d’herbe grise. [ ... ] Read the rest of this entry »
Comment j’ai fait …
In Le Journal on 24 septembre 2009 at 16:41
… ce matin pour arriver jusqu’à Moukmouk ? je ne sais plus, c’est l’ennui des survols sauvages sur le Web.
Je sais que nous parlions d’arbre. Je sais que j’ai expliqué que mes voisins avaient tenté d’abattre les miens. Me le faisaient à l’intimidation et que moi, l’intimidation, ça aurait plutôt l’effet contraire à celui attendu. Mordre, j’ai envie, quand je vois qu’on commence de déconner grave. Et donc j’ai planté trois arbres de plus, pour avoir de l’ombre, des feuilles, la dentelle des branches vers le ciel d’hiver. Et l’odeur du tronc quand on l’embrasse doucement. Et dire merde aux malfaisants sous ferme verte et douce, c’est un plaisir sans pareil.
Donc, j’ai raconté ça, et de là, d’un clic à l’autre, je suis arrivée chez Moukmouk. Je reviens avec le lien, il est extraordinaire, ce serait péché que de le garder pour moi seule.. Puis, il va devenir ours. Et ça, vous n’allez pas le manquer. La transformation, j’entends. Il faut le lire, le suivre, marcher à ses cotés. Même si vous habitez en banlieu parisienne. Surtout si vous habitez en banlieu parisienne.
Et s’il m’en donne la permission, demain, vous apprendrez par ses mots l’histoire d’Elisapi et de Mayénipigane.
Parce que je lui ai dit que j’aime les loups.
Lise Genz
C’est comment, le Connecticut ?
In Le Journal on 24 septembre 2009 at 16:14
Ah, oui, parce que j’ai oublié de vous dire : lundi soir, je parlais d’un petit saut à Concord, (MA) avec perspective d’un second saut au bord de la mer, juste au nord de Boston, Pigeon Cove et Rockport.
Et puis, mardi matin, changement de programme : on est comme ça, nouz’aut : ce qu’on connait trop nous ennuie. Donc, pourquoi nous ne descendrions pas plutôt vers la côte sud, c’est à dire, vers le Long Island Sound ? ( regardez la carte, et vous verrez )
Nous y fûmes, nous en revîmmes, et nous n’y reviendrons pas. Nah. 7 heures de route aller/retour, trop pour mes viieux os – trop, surtout, pour le peu de temps qu’il reste pour bien s’en régaler.
C’est pas que ce soit pas beautiful, les petits loups, non.. mais pratiquement impossible de trouver des hotels, sauf sur les bords des autoroute s – et hum, non, merci. Finalement, nous avons opté pour un B & B superbe, dont le jardin se termine où la plage commence. Read the rest of this entry »
Retour
In Le Journal on 24 septembre 2009 at 12:08… avec un petit billet chargé d’interrogations : à l’heure où la rentrée littéraire bat son plein, ici avec des livres très controversés comme celui de Christopher Andersen, ” Barack et Michèle ” et le dernier en date de Jung ; et, en France, avec la sortie très médiatisée de La Princesse et le Président, (VGE) nous sommes en droit de nous interroger :
1) allons-nous laisser libre cours à l’imagination dans le domaine littéraire,
2) ou bien, au contraire, devrons-nous mettre la lumière sous le boisseau ?
3) sommes-nous à un tournant dans l’histoire de la littérature francophone ? mondiale ?
________
Nous allons aussi reprendre la conversation sur le dernier livre paru de Lucien Suel “ La Patience de Mauricette‘, qui vient de sortir en librairie. Nous en sourions aujourd’hui, mais j’ai eu un petit pincement au coeur – allez, quoi, je le dis : un grand ! – en apprenant qu’elle n’existait pas. Puis je n’étais pas la seule.
D’où vient ce phénomène, comment l’avons-nous faite “vivante” sans en connaître rien que les mots ? Bien malin celui qui répondra.
Donc, parler livres, parler politiques, ou vie de tous les jours dans de nouveaux billets qui seront, selon le temps, mon humeur et mon Roy, parfois acidulés, parfois doux. C’est pourquoi je les ai intitulées The Pest’s Chronicles : mieux vaut prendre les devants.
Un petit break
In Le Journal on 21 septembre 2009 at 19:51
… The Old Manse, la maison où Hawthrone a longtemps habité, et une pensée spéciale pour Petite Soeur …
.. de deux ou trois jours : il fais si beau que nous avons décidé de partir demain matin pour une petite virée dans le Massachusetts, l’état qui fût le premier des cinquante de l’union.
Notre point de chute sera, comme souvent, Concord, qui n’est qu’à trois petites heures de route de chez nous. Bons restaurants, plein de choses à visiter – un bonjour au Old Manse en souvenir de Petite Soeur, à qui je dois toujours une histoire sur mesure – ne te décourages pas, Petite Soeur, je ne t’ai pas oubliée !

Un tour de Walden Pound en souvenir de Thoreau Read the rest of this entry »
Matin de septembre
In Le Journal on 21 septembre 2009 at 06:24

Au premier plan, les feuilles de l’érable planté il y a trois ans. Au fond, la brume et les arbres du voisinage. Photo prise à 7 heures, ce matin
_________
Demain, nous entrerons en automne.
Ce matin, Septembre nous offre un de ces matins frileux comme je les aime, brouillard et couleurs douces, tout pastel.

Le grillage de séparation recouvert des “Morning Glory”
C’est aussi pour vous. Bon lundi 21 septembre à tous.
________
Lise Genz
Trente
In Le Journal on 20 septembre 2009 at 17:20En essayant de mettre en liste l’oeuvre d’Orlando de Rudder, je trouve trente ouvrages, du roman à l’essai, en passant par l’opéra et les dictionnaire. Et encore, je n’ai pas compté les préfaces ni les traductions.
Je me souviens d’un temps, pas si lointain – je crois que c’était aux environs d’avril ou mai de cette année – où on pouvait lire, sous la plume d’un minable qui se croit auteur parce qu’il a écrit deux trois fariboles grotesques dans une revue que personne ne connaît, à par les rârissimes initiés capables de prononcer sans bafouiller le nom bullesque de la-dite – on pouvait lire, donc que Orlando de Rudder était un “écrivain obscur et inconu, qui avait peniblement fait éditer deux ou trois mauvais essais ..”
Pétard, comme dirait mon amie Kouki, on aimerait être obscur et inconnu comme Orlando, non ? Parce que je ne sais pas si vous pouvez imaginer la somme de travail que représente la création de trente ouvrages en vingt six ans, mais on ne fait pas cela en bayant aux corneilles. Alors, les petits mecs chatouilleux du clavier qui ont envie de déverser leur bile sur quelqu’un, devraient d’abord commencer par écrire … humm… tiens, je suis gentille ce soir, allez : je vous tiendrai quites si vous pouvez nous présenter une dizaine de manuscrits “édités ” en dix ans. Donc, rendez-vous en 2019, et n’en parlons plus.
[ aparté : C'est chouette le Web, et merci WordPress. Cela permet de pouvoir remettre les choses à leur place et les pendules à l'heure, même si - mais je pars là dans une autre direction - Read the rest of this entry »
Vision et joie d’Ecrire
In Le Journal on 20 septembre 2009 at 07:33
Vision, de l’architecte Renzo Piano
“ Ecrire sur le web : le livre repose, inachevé, au creux de la toile, un court instant. On ne sait plus quand le lecteur est venu, appelé par son sourire. On ne sait pas exactement où finit la joie d’écrire, où commence la joie de lire. Les rires s’entremêlent comme corps dans l’amour. Tout vibre à l’unisson. Une musique éclate quelque part, est-ce en nous ou en dehors de nous ? Le moment où nous tombons dans le texte est plus fort que le plaisir. De qui sont les mots que nous lisons ? Peu importe. C’est un chant de joie qui nous transporte en un ailleurs magique. ‘
[ ... ] Lise Genz
Le texte complet : http://lise2cc.wordpress.com/2009/03/06/joie-decrire/
Le bon, l’amour et le malfaisant
In Le Journal on 18 septembre 2009 at 08:57Ce matin est un jour béni : après l’histoire de l’âne, de Mimi, après les sonnets en sornettes de PP, voici que je reçois ceci, de mon ami de Québec, Jean-Baptiste :
Je me souviens, LiseCC, d’avoir eu cette expérience. C’était [ pendant la guerre d'Algérie ] mon baptème du feu. Mon esprit est alors sorti de mon corps. Il planait sur l’Oued Bouroumi . Puis le film de ma vie de ma naissance à L’Ajonc jusqu’à ce maudit Oued, 20 ans plus tard, a défilé avec une intensité et une précision effrayantes. L’absurdité de ma vie m’a coupé le souffle et a profondément modifié le sens de mon existence pour toute ma vie à venir.
Cette absurdité je l’ai ressentie comme si le Dieu des univers était la méchanceté infinie et que tous le travail de l’homme était de le battre en développant l’amour, le beau et le bien. Comme si ce combat était parfaitement inutile. Le vrai héros le sait et pourtant il poursuit le combat sans espoir.
Puis un copain a ouvert le feu.
D’un certain côté, je peux affirmer, que toutes mes décisions importantes de ma vie, c’est pour l’oublier.
JB
___________
Ma réponse, ouverte :
JB, n’auriez-vous pas, par hasard, confondu le bon, l’amour et le malfaisant ? Où voyez-vous trace de dieu dans la guerre ? où, dans la tuerie ? Où, dans cette énorme douleur, dans l’injustice, dans la misère ? Je n’y vois que la patte crochue de l’autre, que je refuse de nommer car ce serait encore lui donner trop d’importance. Et pourtant, pourtant, cette malfaisance, elle est là, nous la cotoyons sans cesse.
Alors, si la malfaisance existe, dites-moi, ne peut-il y avoir son contraire ? Homme d’esprit et de coeur que vous êtes, la question vous est posée.
Les sonnets à sornettes
In Le Journal on 18 septembre 2009 at 08:27Les deux compères guilleri, j’ai nommé Orlando et PP le Moqueur, s’en donnent à coeur joie pour mon plus grand plaisir, dans la série ( pas encore télévisée mais ça viendra ) intitulée “ Sonnets à sornettes“, dont je vous mets ici un extrait tiré ce matin du blog de PP :
Ô grelu bavouillet que la mâtule arbiche
Ton gaudot d’amissouh me lage le sambard.
Je suis le fodéleau de ta fieuse gamiche.
Bartioux ! je gorderais bien ton flotti chamard !
[ ... ]
Tu es mon licagnou, mon tréhaut d’archibulte,
Du falin à la carbe il faut que je t’esgulte.
Ton flêt est bien varton Ô ma flousse galiotte !
(la suite sur le blog de PP le Moqueur, ici : http://pplemoqueur.blogspot.com/2009/09/sonnet-sornettes.html )
Vous m’en direz tant … ! Pétard, vous allez me donner envie de m’y essayer aussi …
Nous sommes à plusieurs échelons au dessus des bafouillages de bas-esprits qui fusent sur certains blogs, que, par pudeur, je ne nommerai pas – ah, oui, et parce que, aussi, j’ai juré promis craché que je ne les nommerai plus, à défaut de les oublier totalement.
Le mouton et l’âne
In Le Journal on 18 septembre 2009 at 08:05
Ou comment les animaux nous apprennent l’amitié, par Mireio :
La fille de mon amie avait un couple d’ânes et un mouton. L’ânesse est morte et l’âne triste dépérissait.
Mon amie a trouvé une association qui les recueille, sa fille a téléphoné et ils sont venus
chercher l’âne, mais ils ne voulaient pas le mouton ; quand celui ci a compris que son âne partait il s’est mis à gémir, à crier tellement fort et désespérément que l’association a cédé et a pris le mouton aussi.
Aux dernières nouvelles, tout le monde est dans un grand champ, l’âne a trouvé 2 copains et s’est remis à manger et le mouton gambade avec eux.
Le soir, quand le propriétaire arrive, l’âne recueilli s’approche et vient se faire caresser, ainsi que le mouton.
Histoire vraie.
[ Mireio, 19 sept. 09 ]
_________
Qui a dit que dans le mouton, y’a que la laine qui est douce ?
kankoukikrake
In Le Journal on 17 septembre 2009 at 19:30 Lasse
passe
la vie
sur moi
Foule
à terre
les hommes
à plat
Ne suis
qu’une ombre
Soleil
s’en va
Découpe
les arbres
le ciel
là bas
Tout pe
tit homme
sans fir
mament
Rster
perdu ?
Ouvrir
les bras ?
Kouki : http://koukistories.blogspot.com/2009/09/labours.html
Blowin’ in the Wind
In Le Journal on 17 septembre 2009 at 15:59
1965
A plus tard, Mary.
Mary Travers, la chanteuse du trio Peter, Paul et Mary nous a quittés aujourd’hui. Nous l’avons vu à la télé il y a quelques semaines, et nous ne pensions pas qu’elle nous quitterait si vite. Elle chantait avec sa petite fille, une adorable enfant blonde comme elle.
Pour tous ceux qui ont aimé Bob Dylan, pour tous ceux qui ont été jeunes dans les 70 et 80, Peter, Paul and Mary représentent une époque que nous voudrions retenir entre nos doigts. Read the rest of this entry »
A plus tard, à jamais
In Le Journal on 16 septembre 2009 at 14:49C’est un adieu, et je le dédie à une grande dame que j’ai rencontrée tout à fait par hasard sur son site, il y a un peu plus d’un an. Qui n’a jamais existé, la dame en question. Dommage, je l’aimais bien. Hein ? peut-on aimer quelqu’un qui n’existe pas ? hé oui, lisez plutôt :
Elle s’appelle, s’appelait, Mauricette. Je n’ai su que depuis quelques mois qu’il s’agissait d’un bobard, d’un hoax… Mais non ! dieu, que ces mots sont vilains : il s’agissait entendons-nous, d’une fantaisie d’écrivain, nuance ; cela change tout, n’est ce pas ?
L’auteur qui vient de faire paraître ” La patience de Mauricette” a inventé un personnage – on ne va pas lui en tenir rigueur, tout de même ? Si nous interdisons maintenant aux auteurs de faire naître des personnages, où va la littérature, je vous le demande ?
Donc, Mauricette est née. Avec un nom de famille : Beaussart .. “comme Beaux Arts“, m’explique-t-elle lors d’une de nos premières conversations. Car nous avons conversé. Read the rest of this entry »
Une gâterie
In Le Journal on 15 septembre 2009 at 07:03
Il est bon de s’aimer.
Il est bon de s’aimer soi-même, et de se faire plaisir, et non, pas seulement comme on l’entends habituellement. Il y a cent mille façons de se faire vie douce et tendre. La meilleure, pour moi, c’est de penser Noël.
Je sais que je n’ai pas réussi grand chose dans ma vie, mais au moins, j’ai réussi à donner à mon fils aîné, JeanMi, l’amour des crêches de Noël. Nous les construisions méticuleusement dans les décembres de son enfance, et années après années elles ont illuminé ses noëls parisiens d’abord, normands ensuite. Read the rest of this entry »
Fuite
In Le Journal on 15 septembre 2009 at 05:30On m’avait parlé, il y a quelque temps, de ces blogges ouverts par des personnes de talent, animés avec goùt, remplis de mots comme on les aime, et qui, un jour, sans crier gare, nous annoncent tout tranquillement qu’ils cessent toute activité.
Ce matin, suivant mon petit chemin de découvertes d’un blog de poète à un blog de conteur, d’un écrit de voyage à une illustration, j’arrive ainsi sur un blog où je me repose un instant. Je surfe, je clique, je vais d’un texte à l’autre. Les bleus méditerranéens m’enchantent. L’auteur célèbre ailleurs la douce Bourgogne. Plus loin, ce sont des mots plein de tendresse et d’expérience, qui furent écris par des poëtes d’un autre temps.
Je vais de page en page. Le blog a été ouvert en 2005 , il est dense, riche. Il y a très peu de commentaires, je m’en étonne.
Et puis, brusquement, au bas d’une page, l’avis, comme une lame : Je pars. C’est fini. Je suis appelée ailleurs, par d’autres occupations. Adieu.
Impression pénible d’avoir assisté à un suicide.
On a fait la flemme
In Le Journal on 14 septembre 2009 at 05:28
… tout notre saoul, et maintenant, ce matin, là, tout de suite, on attaque une nouvelle semaine. C’est pas beau, ça, peut-être ? Une semaine toute lisse, toute belle, qui nous attends docile, pour nous mener vers l’inconnu ? Je sais, je répapieu, comme on dit en Languedoc. Mais quoi ? c’est ma faute, si j’aime les lundis ?
Hier, grande promenade d’une centaine de km aller-retour, au nord-est d’Albany, dans le Vermont, avec arrêts consécutifs dans les divers magasins d’antiquaires rencontrés. Rien trouvé de valable, à part une belle cire artisanale, mélange de cire d’abeilles et de suc de pelure d’orange. Rien que pour le parfum, je l’ai achetée. Et essayée le soir même sur ma plus vieille table, c’est un prodige ! Aujourd’hui, tout ce qui est en bois dans la maison va y passer. Ca sent comme chez ma grand mère, il y a longtemps.
A Bennington, petit arrêt au museum pour un coucou rapide à Grandma Moses. Histoire de me souvenir des mes amies canadiennes, coucou Yo, coucou Gisou : Grandma Moses is well and alive and living in Bennington ; le museum etait hier envahi par des centaines de gens venus de partout. On a vite filé vers le nord. La route est belle, les couleurs de l’été s’évaporent, les verts s’oxident, tombent en poussières, et flamboieront d’ultimes reflets de feu dans deux, trois semaines, avant de disparaître complêtement. Rendez-vous pris, nous reviendrons à la fin du mois, donc. Read the rest of this entry »
C’est dimanche, je divague
In Le Journal on 13 septembre 2009 at 07:49
Pas grand chose à signaler : jour de repos, on fait la flemme, on se prélasse, on va déjeuner en dehors de la ville, et puis beaucoup marcher, visiter des antiquaires, et des maisons à vendre : il y en a actuellement partout, et nous n’aimons que les très vieilles, les plus en ruine possible : envie d’un petit coin dans un petit village, loin de tout, avec un grand jardin, des pommiers, de l’herbe, une cheminée, à peine grand comme un mouchoir de poche, une cabane, quoi, pas très loin de chez nous, à quelques enca blures de notre port, suffisant pour le dépaysement, sans grand voyage, vers la montagne pour changer, la montagne proche, les Adirondacks, ou la face nord des Catskills, nous avons le choix. 
J’ai reçu de JB il y a quelques jours des photos des agrandissements qu’il a fait dans sa “cabane canadienne au fond des bois ” et paf, le virus m’a mordue à mon tour : et il a installé une cheminée, l’animal ! une exactement comme je veux, un poèle en fonte haut sur patte, noir et qui vous a un air de chauffer l’entièreté de la maison à lui tout seul, brave compagnon de nos hivers nordiques ! Voilà, c’est cela que je cherche, moi aussi.
Soyons sérieux
In Le Journal on 12 septembre 2009 at 14:49Voilà, je vais mettre ici, en expo première page, une lettre que je viens de recevoir et qui commence par , ” Bonjour, bien aimé “, sans “e”.
Oui, vous avez bien lu : il s’agit de quelqu’un qui s’adresse à moi en tant que son bien aimé.
D’où ma surprise. Je sais, je sais, c’est tout à fait le genre de missive que j’expedie au panier, habituellement, en deux coups de clics. Ce soir, la curiosité me pousse à l’ouvrir.. Je vous laisse juges :
“ Bien aimé,
De nos jours, les prières valent du temps ; beaucoup plus précieux que
l’or et le diamant. Vous seriez présentement en train de surmonter de
durs moments, mais sachez que le seigneur est prêt à vous bénir sur un
chemin, c’est-à-dire dans des situations où lui seul peut vous aider à y
garder foi. Read the rest of this entry »
Hilda
In Le Journal on 12 septembre 2009 at 11:20V’la pour plaire à tout le monde : ma copine HILDA

… qui commence les préparatifs de décembre par le nettoyage du costume du Père Noël : elle n’est pas maigre, mais elle est loin d’être obèse, et elle aime la vie, croyez moi ! C’est une trouvaille de Mimi !
Tournez, manèges
In Le Journal on 11 septembre 2009 at 14:23

… is well and alive and living in planet WEB .
Au caz’ou vous vous demanderiez si nous faisons grêve, ou quoi … mais
NON, bien au contraire : tout baigne
&
Les aventures de Praline sont “presque” prêtes à partir chez l’éditeur .
‘reusement qu’il pleut et que le jardin, bof…….
&
mes deux correctrices bossent comme des déesses sur les épreuves de Quintefeuille
……. ah …. c’est beau la vie d’écri-vaine
Ils ont mis le temps !
In Le Journal on 11 septembre 2009 at 13:25
Ce n’est un secret pour personne : l’Amérique devient obèse.
Il y a quelques années, les habitants de la petite île de Nauru, ( 21 kilometres carrés ) au nord de l’Australie, tenaient le record mondial avec 92 % d’obèses dans sa population.
Aujourd’hui, ce sont les américains qui reprennent le flambeau. Mais ne riez pas trop, gens d’Europe : c’est une maladie qui vous touche aussi.
Nous pouvons lire aujourd’hui, clairement exprimé partout , un cri d’alarme sur l’obésité. Il y a seulement dix ans, certains ont fait une campagne anti-minceur, et nous avons pu voir fleurir des films louant les rondeurs, les chips, les hamburgers et les sodas.
Ce n’est pas toujours disgracieux, les rondeurs, certes. Dix, quinze kilogs de trop, à la rigueur, on peut ignorer. Et nous sommes gourmands, je sais. Mais il ne s’agit plus seulement d’un probleme d’esthétique atteignant uniquement les gros mangeurs. Read the rest of this entry »
Henri Gougaud
In Le Journal on 10 septembre 2009 at 08:46Je suis abonnée à la lettre quotidienne d’Henri Gougaud, Carcassonnais, écrivain, conteur et poëte, l’un portant l’autre, et que j’aime beaucoup pour de multiples raisons qu’il ne connaît pas, mais, hé, c’est ma liberté d’aimer qui j’aime, et mon droit absolu de rester discrète à ce sujet. Et avec l’esprit d’ouverture qui est le sien, ce n’est certes pas lui qui me donnera tort.
Ceci dit, je veux partager avec vous la pensée du jour, telle que je l’ai reçue ce matin, bucolique et sentant bon le foin coupé ( sans aucun sarcasmes, Henri, si vous me lisez, n’y voyez qu’un clin d’oeil amical )
Comprends que tu as en toi-même des troupeaux de bœufs. Comprends que tu as aussi des troupeaux de brebis et des troupeaux de chèvres. Comprends qu’il y a même en toi les oiseaux du ciel. Ne t’étonne pas si nous disons que tout cela est en toi : comprends que tu es un autre monde en petit, et qu’en toi il y a le soleil, il y a la lune, et il y a les étoiles. Vois que tu as tout ce qu’à le monde.
(Origène)
Bien sûr, j’ai pensé aux veaux de Mauricette. Coucou !
On a des amis superbes, dans le monde virtuel. Origène aurait aimé y vivre.
_________________
Je vous le dis à mon tout, ce matin :
” Comprends que tu portes en toi le monde“
Quelques détails
In Le Journal on 10 septembre 2009 at 07:10
Derrière le président, on reconnait le vice-président Bidden et Nancy Pelosi. Au premier rang, en rouge, Hillary Clinton
_____________________________________________
Président Obama a confronté le Congrès et les sceptiques de la nation, en décriant les tactiques de la peur de ses opposants, et en présentant son projet pour la création d’un système d’assurance-santé, projet qui a continuellement été repoussé par les gouvernements successifs depuis 1943
Dans un langage direct et clair, Monsieur Obama a déclaré fermement qu’il n’entendait pas perdre son temps avec ceux qui s’opposent à lui de façon systématique et politque, mais qu’il laissait sa porte ouverte à toute discussion avec les Répoublicains qui lui présenteraient leurs idées afin d’établir un système d’assurance-santé permettant une couverture sociale juste et équitable pour tous les Américains, sans exception.
Le président a été longuement applaudi par les Démocrates, les Centristes et une large partie des Républicains. Les résistants de la droite ont murmuré lorsque Obama a fortement démenti les propos de Palin, laquelle avait claironné il y a quelques mois que le projet santé d’Obama etait fondé sur l’abandon des services de santé pour les seniors. Elle avait même employé le terme : ” death-panel ” : tout le monde connait son goùt pour l’emphase et la démesure. Read the rest of this entry »
Une heure avec O
In AU JOUR D'HUI on 9 septembre 2009 at 20:40
( photo reuters)
Son speech sur le réforme des assurances de santé vient juste de se terminer il y a un quart d’heure, il résonne encore. Un discours d’une heure entrecoupé de 40 applaudissements et ovations debout. L”extrême droite a boudé comme on s’y attendait, mais pas toujours, seulement sur les points chauds, comme, par exemple, un systême d’assurance-santé pris en charge par le gouvernement à des taux compétitifs, héhé, qui obligeraient les grosses compagnies d’assurances privées à mettre la barre de leurs prestations un peu moins haute s’il veulent survivre. Ces messieurs de la dure-droite, qui ont des intérêts dans tout ce qui est finances ( et on sait de quelle façon ils ont failli mener le pays à la ruine totale il y a quelques mois ) voient d’un mauvais oeil le gouvernement se dressant contre eux en compétiteur. De là à parler de “socialisme”, ils n’hésitent pas à franchir le pas. C’est le spectre rouge qu’ils agitent le plus volontiers lorsqu’un président montre un esprit de justice.
Monsieur Obama n’a pas maché ses mots, s’est moqué de Palin, a fait des clins d’eoil amicaux aux républicains qui sont pour lui, a salué comme il se devait la mémoire de Ted Kennedy, dont la veuve se tenait dans la tribune d’honneur à coté de Michèle Obama.
Bravo, Monsieur le Président ! We are very proud of you . De plus, c’est un très bel homme.
Ben, quoi, j’ai le droit d’avoir bon goùt, non ?
_______
PS : Michèle O portait un tailleur rose fushsia de coupe très étudié, style Jackie O.
Au Jour d’Hui 9.9.9
In Murmures du coeur on 9 septembre 2009 at 05:13
brrrr ça vous a un petit air d’apocalypse, non ?
Et bien, non, pas du tout : c’est un mercredi de septembre, un autre, un nouveau, un nouveau-né, on peut dire : pour moi au moins, puisque il n’est encore que 6 heures du mat et il fait grand’ nuit, Madame. Pour vous-de-France, il est déjà midi. Pour vous qui me lisez de Tokio, j’en perds mon latin. Mais quoiqu’il en soit, ce Jour’Hui 9, 9 , 09 ne REVIENDRA PAS. JAMAIS.
Et là, oui, là seulement, j’ai un frisson. Pour l’inéluctable temps passant sans un bruit, sans un son, sans une larme ni sourire. Read the rest of this entry »
Christiane Rochefort
In Le Journal on 9 septembre 2009 at 04:51On ne la lit plus, qu’à l’université. On n’en parle presque plus. Elle a disparu en silence. Aimée d’un petit groupe d’irrédictibles qui ne s’en laissent pas conter, dont moi. Détestée jusqu’au dernier point de l’humiliation par une foule connarde comme on en faisait beaucoup dans les trois dernières décennies de l’autre siècle.
Une écriture élégante, quoique frondeuse, fluide et sonore en même temps ; un style qui sort de l’ordinaire, et qui lui vaut des prix littéraires : la France a toujours rendu hommage au talent, c’est un bon point qu’il serait injuste de ne pas souligner.(Prix de la Nouvelle Vague en 1958, Prix Médicis en 1988). Des films, plus ou moins réussis, sont tirés de ses livres. Qui a oublié le Repos du Guerrier ?
Comment j’ai connu Rochefort ? et bien, comme tout le monde, en achetant ses livres.
Le premier que j’ai lu, que je lis et relis encore, “Les Stances à Sophie“. Un boulet de canon dans la mièvre vie de nos années 60′ trop riches, trop faciles, trop tout. Vie de rien pour les petites jeunes bourgeoises que nous sommes alors, mes amies parisiennes et moi . Je piaffe : il y a autre chose, mais quoi et comment l’atteindre ? Suivre Beauvoir, écouter Sartre, lire Violette Leduc, cela ne suffit pas. Read the rest of this entry »
Les bleus d’Armando
In Le Journal on 9 septembre 2009 at 04:43
Il y a trop longtemps que je n’ai pas mis un bleu d’Armando. Voivi celui d’hier, que je vous laisse le soin d’aller découvrir aussi chez lui – en vous délectant de ses trouvailles musicales, si vous aimez le jazz.
Les pages
In Le Journal on 7 septembre 2009 at 06:59Pourquoi j’aime WordPress ? parce qu’il m’offre une grande flexibilité d’emploi. Ceci dit,oui, c’est chiant de ne pas pouvoir decider par moi-même de la grosseur du lettrage, ou des différents “fonts” que je voudrais employer “pour faire joli”. Mais l’inconvénient est mineur comparé à tout ce que je peux faire, parallèlement.
Je dit ceci ce matin afin que le lecteur qui vient depuis plus d’une semaine cliquer sur “Pages Pratiques” pour voir s’ouvrir une fenêtre lui annonçant une fin de non-recevoir, comprenne un peu ce qui se passe. Ici, j’ai la possibilité – et je m’en sers beaucoup – de mettre en PRIVE un nombre de pages illimité. Je peux aussi n’ouvrir ces pages qu’aux seuls lecteurs invités : je ne me suis encore jamais servie de cette formule, mais si je veux, je peux. C’est rassurant.
Donc, que personne ne s’étonne de voir apparaître sur son écran la formule ” La page que vous cherchez n’existe pas “.. Elle existe bel et bien, mais WordPress, en bon truc-machin bien américain, n’a pas encore compris qu’il pourrait nous signaler l’existence cachée de la page en question , accessible seulement depuis un code. Septs petits mots feront l’affaire, pensent-ils. Oui, mais c’est un peu succint.
Voilà : certaines pages existent, et sont mises en “privé” pour une raison ou une autre. La plupart du temps, c’est parce qu’elles ne sont pas terminées, ou parce que je voudrais y rajouter quelque chose, ou tout simplement parce qu’elles ne me plaisent plus.
Les Pages Pratiques ne sont d’aucun intérêt, sauf pour moi. Elles me servent un peu de cagibi. Vous n’y trouveriez que fouilli et sans doute poussières : il y en a que je n’ai pas relues depuis huit mois. Tiens, je vais y faire un tour. On trouve parfois des trésors, oubliés dans les placards.
Les gestes infirmiers
In Le Journal on 7 septembre 2009 at 05:44Nous discutions du pardon, des regrets, des tentatives de réconciliations. Kouki m’a envoyé un texte, qu’elle a écrit il y a quelque temps, alors qu’elle ne savait pas encore que j’existais quelque part dedans le vaste monde.
Nous disions que les fâcheries, les ruptures sont les écueils quasi nécessaires sur la route de l’amour ou de l’amitié. Les réconciliations sont les mesures de cet amour, de cette amitié.
Lorsque l’amitié est là solide, silencieuse, dans l’attente, elle saute sur la première occasion pour revenir, et nous pouvons avancer encore ensemble, la fissure se referme. On en rirait presque : c’etait broutilles et compagnie, on le sait, on pardonne à l’autre, mieux : on se pardonne à soi-même. Chaque jour qui passe apporte l’oubli des mauvais mots. On reconstruit. C’est du solide. On est content. On fera plus attention, sans doute, dans l’avenir ; mais on n’a rien perdu, de l’essentiel.
Lorsqu’on ne parvient pas à pardonner, lorsque la réconciliation est impossible, alors, c’est que la relation première était basée sur un sentiment à sens unique, l’un donnant et l’autre recevant sans rien donner en échange. Dans ce dernier cas, l’oubli ne se fait pas, le recevant reste statique, avec ses griefs ; et même si pour le donneur c’est douloureux (momentanément) , il faut passer outre et continuer la route. Sans se retourner, statue de sel etc… voir la Bible. Read the rest of this entry »
Couper le vent
In Le Journal on 4 septembre 2009 at 08:58
On peut placer des coupes-vents aux portes et fenêtre et rester dans la sobriété, sans aller jusqu’à l’abus des rideaux, comme dans le living ci-dessus
[ http://www.casanaute.com/components/com_datsogallery/img_originals/A371765B0109-13.jpg ]
__________________________________________
COUPER LE VENT, c’est une expression bien de chez nous, gens des pays venteux et mistralés. Nous devons, si nous voulons garder la maison chaude et confortable pendant l’hiver, couper le vent.
Notre Mimi a décidé ce matin de monter sur l’escabeau, perceuse en main : elle va rajouter, dans l’entrée, un gros rideau de boutis, vous savez ? ces tissus matelassés dont nos grand mères – vos arrières grand-mères, les dzeunes ! – recouvraient leurs lits, il y a plus d’un siècle ? Read the rest of this entry »
Choses précieuses
In Le Journal on 2 septembre 2009 at 15:59
“ Ces choses là sont fragiles. Je n’aurais pas dû te les confier Mika, pour que tu te les fiches autour de ton cou en te pavanant, que tu descendes les allées en criant « regardez ce qu’il m’a donné » puis qu’après tu les jettes aux lions en pâture, pour qu’on les moque, qu’on les abandonne foulées aux talons, salies, écrasées, foutues, et toi qui ris comme une folle avec tes amis… Pourtant, à les regarder tapies là au fond de mon armoire, je vois que tu ne m’as rien pris Mika, je suis vivant encore, et ce sont bien les choses précieuses du cœur dans ce rai de lumière. Je vais m’en occuper, les guérir, les mettre en un lieu sûr.
Adieu Mika. “
Circle Museum
In Murmures du coeur on 2 septembre 2009 at 08:16
Hier matin, en cette matinée d’été septembrial, ma saison préférée juste avant l’automne, nous avons décidé de faire un tour dans le Massachusetts. Il faut donc prendre l’autoroute et partir vers l’est, puis bifuquer vers le sud.
Or, j’ai horreur des autoroutes. Chaque fois que nous pouvons, nous empruntons donc des routes solitaires, secondaires et désertes. Et comme toujours, nous nous trompons à l’embranchement et continuons sur la 22, qui longe la “frontière” entre l’état de New York et le Mass. On s’en moque un peu, notez, tous les chemins nous mèneront bien quelque part. On aime bien, nous deux John et moi, s’embarquer le plus souvent sans biscuit pour des randonnées à découvrir. C’est superbe, on n’en fini pas de s’extasier, nous promettant de revenir dans un mois et demie, lorsque les arbres changeront de couleurs.
Et tout à coup, alors que nous cherchons, sur la gauche, l’embranchement qui nous mènera dans le Mass. et à Great Barrington, au bout d’un long tournant, John freine brusquement : sur notre gauche, en plein champs, ceci : Read the rest of this entry »
A nous deux, Septembre
In Le Journal on 1 septembre 2009 at 06:42
Et bien, j’ai au moins le sentiment d’avoir terminé Aoùt en beauté. Le reste, fariboles.
J’attaque septembre de pied ferme : malgré ma chute spectaculaire de la semaine dernière, j’ai gardé bon pied, sinon bon oeil. Bons neurones aussi.
Hier soir, subitement envie de continuer Anaïs Nin, qui se niche dans une alcove de ma table de nuit à l’année longue. J’ouvre au hasard : ce sont ses rêveries un brin érotiques sur June, l’épouse officielle ou non d’Henry Miller. Je n’aime pas la traduc qui en a été faite, du moins celle que j’ai, qui date de quarante ans, J’espère qu’un éditeur français a eu le courage de publier quelque chose d’un peu moins ampoulé, depuis que nous sommes entrés en vingt-et-unième siècle. A part ça, tout bon.
Plus loin dans son journal, Nin nous parle d’autres écrivains hauts en couleur. A croire qu’il suffisait d’être excentrique, dans la france de 1928, pour avoir droit au titre d’auteur. En refermant le livre, je pense que les temps ont changé et que ce progrès est positif. Je, tu, il, nous sommes des auteurs parce que nous écrivons. Point barre.
Anyway : Anaïs Nin, dans son genre, est à lire, à relire, à disséquer. Une descente dans l’enfer du soi. [ Journal, Anaïs Nin ]
Homophonie
In Le Journal on 31 août 2009 at 05:14De Jean-Baptiste, ce matin :
Voici un texte absurde…Aucun mot n’est difficile. mais ce sont des homophones.
En supposant que ce soit une dictée, combien de fautes auriez vous fait ?
Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.
Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.
Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd ! ”
Un mois d’aoùt qui
In Le Journal on 30 août 2009 at 18:18… se finit bien. On ne peut pas en dire autant de tous les mois. Mais celui-là, oui-da, m’sieurs-dam’, c’est du nan-nan. Il ne fait plus si tellement chaud-étouffant, mais encore bien beau et on n’a pas encore besoin d’une petite laine. La grippe sera ou ne sera pas au rendez-vous, vous me connaissez tous : je l’attends de pied ferme, armée de jus d’oranges – attention, non, pas des fameux-fumeux jus d’orange en boite, hein ! non, non : je viens de m’offrir un merveilleux appareil électrique et tout, beau en plus, et j’achête les oranges par filets de trois kilogs et crac, crac, oranges pressées, un délice qui donne du tonus et le teint clair. Ordre de Mr. John : en boire minimum deux verres par jour, additionnés chacun du jus d’un demi citron. Mon estomac, sensible, pour l’instant accepte la potion magique. Je ne sais pas si cela nous évitera la grippe, mais c’est un bien agréable remède.
Coté boulot : Après le Quintefeuille, ( Mimi, je vais te checrher le lien pour que tu vois la couverture) j’ai ressorti le fameux PONT de mes tablettes et sur ma lancée peut-être ( si je travaille 12 heures par jour) je pourrais l’envoyer à l’édition début octobre ?? La couverture du PONT, si vous vous souvenez, ce sont des DIAMANTS… houlà, je m’y crois, hein !!
Puis, à Ragueneau, le Tournez Manège, et deux ou trois autres choses qui sont plaisantes infiniment. Ils m’ont même pratiquement convertie à la Science Fiction, c’est vous dire !
Alors, demain, CEST LA RENTREE, ” des cartables et des bérets, et des alphabets annonés.” Pour nous, trois jours de vacances avant de reprendre le collier, on va passer aux choses sérieuses et je sais pas vous, mais SEPTEMBRE, c’est un de ces mois de l’année qui me donnent, m’ont toujours donné, des ailes aux talons. les autres : Janvier, Mars, Juin..
Septembre, donc : je ne sais pas si vous me verrez beaucoup, mais je passe tous les jours.
A demain, donc.
Tentative
In Le Journal on 28 août 2009 at 11:55les Tsun-amis du Net
Oui, c’est vrai, merde, y’en a marre !
Y’en a marre de ne plus donner signe de vie.
Y’en a marre de ne plus savoir ce que tu fais, où tu es, où tu en es.
Y’en a marre de ne plus te lire, de ne plus entendre tes mots, de ne plus vivre avec toi.
Y’en a marre de ces amitiés de toile qui vont s’effilochant aux quatre vents qui la traversent.
Y’en a marre de savoir que tu vis quelque part, loin de nous, sans que nous en sachions rien. Pendant cinq ans, quotidiennement, nous avons partagé le net. Nous étions si proches, souviens-toi, lorsque nous écrivions le Pont ensemble toutes les trois ? Et Quintefeuille ? Et les Mémés ? Lorsque nous inventions les chiens, le mas, et Charly ? Tu ne peux pas l’avoir oublié. Je sais que tu ne l’as pas plus oublié que je ne l’ai oublié. pas plus que la Dame-du-Nord ne l’a oublié aussi : nous avons su mutuellement nous consoler, nous soutenir, rire ensemble, pleurer ensemble, penser ensemble pendant cinq ans. Tu l’as oublié ? Nous non. Read the rest of this entry »
The Kennedy Compound
In Le Journal on 28 août 2009 at 10:24
“There are good ships, and there are wood ships, the ships that sail the sea. But the best ships are friendships, and may they always be.”
Tels étaient les mtos prononcé par Edwrad Kennedy lorsqu’il était invité à porter un toast. Levant son verre vers les invités et saluant son père s’il était là, où les membres les plus agés – ou le s plus hauts en grade – de sa famille, il disait :
” Il y a de bons bâteaux et des bâteaux en bois, les bâteaux qui voguent sur la mer. Mais les meilleurs bâteaux sont les amitiés, et qu’ils soient ( avec nous) longtemps “
Il s’agit de jeux de mots sur ” Ship“, qui signifie “bâteau”, et qui signifie aussi “état” lorsqu’il est accolé à un nom : ici, friend accolé à ship, signifiant état d’amitié
Sur la photo, la maison de vacances de la famille Kennedy à Hyannis, Cape Code – pas loin de Plymouth, sur la côte atlantique
Un champ de colza
In Le Journal on 28 août 2009 at 06:02
Il y en a, dont je suis, qui préfèrent le bleu. Ou le vert. Mais ne médisons pas du jaune, couleur lumière, soleil Van Gogh.
Qui croirait que le colza, plante anonyme s’il en est peut s’épanouir en poème sous l’oeil de l’artiste ? Il fallait un Vincent pour célébrer les tournesols. Christiane/Maniguette célèbre le colza à sa manière, discrète et modeste, sans tambours ni trompettes : il faut visiter son site de photos pour découvrir la vie-passion derrière le regard de l’enfant rieuse, dans le geste quotidien, la roue du moulin, le nuage marine, le vent qui échevelle l’arbre dans la tempête, la pluie et ses roulades sur la vitre de la voiture.
On ne se lasse pas des trouvailles de Maniguette. C’est ici : Maniguette Photo Stream
Ne pillez pas son site sans sa permission, c’est la moindre des choses.
Tevlik
In Le Journal on 28 août 2009 at 05:07_______
” Isabel était violoncelliste dans ses heures de loisir et, autant pour ordonner sa vie à la manière vulcaine que pour rendre hommage à l’un des grands compositeurs de Sol III, jouait tous les matins au lever du jour une des suites de Johann Sebastian Bach. Il y en avait six, et le septième jour elle se reposait. La belle ordonnance du rituel (vêtue de longs habits noirs, les pieds nus) lui apportait la stabilité mentale et affective qui autrement lui aurait cruellement fait défaut.
Le lendemain, au moment précis où les équipes de jour remplaçaient les équipes de nuit, Isabel jouait la gigue de la deuxième suite de Bach dans un coin retiré de la salle commune. Au moment de saluer sobrement, à la manière vulcaine, elle vit soudain que Stone Keeper était là, debout au milieu du maigre public, les bras croisés, les yeux clos, dans cette attitude méditative qu’elle lui connaissait si bien.
« – Adam !! ça alors, je savais pas que le Yang Tsé Kiang était dans les parages. Pourquoi ne m’as-tu pas prévenue ?
- Parce que jusqu’au dernier moment j’ai hésité. Il faut que je te parle. J’ai découvert des choses importantes. » Read the rest of this entry »
Au revoir, Mr. Kennedy
In Le Journal on 26 août 2009 at 06:28
Il est difficile de passer sous silence, ce matin même, la mort survenue il y a quelques heures, de Teddy Kennedy, neuvième enfant de Rose et Joseph Kennedy, et jeune frère du président John Kennedy ainsi que de Robert Kennedy, tous deux morts assassinés.
Edward Kennedy était une grande figure politique américaine. Agé de 77 ans, il a appris l’an dernier qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre. Il a été l’un des plus grands supporter du Président B. Obama pendant la campagne présidentielle 2008.
Et puis, on danse
In Le Journal on 25 août 2009 at 19:22Divagations de l’être (le verbe)
Je ne suis plus
jamais
je ne suis encore
pas là-bas
je ne suis plus
finie
nulle part
jamais
ni encore
Tu n’es plus
dommage
Tu ne seras plus
jamais
Tu n’as plus envie d’être
à la fois
Tu n’es encore
rien
Il n’est plus
ici
Il n’est pas encore
là
Il ne sera jamais
toi
Il n’a jamais été
ailleurs
Nous pouvons penser
être proches
nous ne sommes pourtant
rien du tout
Nous irons encore l’un vers
l’autre Read the rest of this entry »
Un petit essai
In Le Journal on 25 août 2009 at 19:03 
Je fais actuellement les dernières corrections/mises en page d’un livre pour enfant dont j’ai fait texte et illustrations, et je mets une des illustrations ici pour voir ce que ça donne sur l’écran, car l’éditeur parle de e-book aussi. C’est la maison de Praline. C’est une série, sur une petite fille qui s’appelle Praline, pour enfants de 5 à 8 ans, environ

Perso, je préfère en blanc et noir, et vous ?
____
Bilingue français/anglais, le bouquin. Il sort fin septembre
Photomaton
In Le Journal on 24 août 2009 at 04:22
Mon lectorat, à l’annonce de Quintefeuille, voudrait bien savoir aussi quelque chose sur Photomaton.
Photomaton (2006) a été écrit pendant un long hiver, et un été non moins long, et funeste à divers point de vues. C’est un travail de groupe qui réunit 60 nouvelles plus ou moins bréves en 260 pages environ. J’en ai signé huit de mon nom de plume de ce temps-là, Céline Comte, plus participation aux trois collectifs.
Le sujet était challenging, comme on dit chez moi : ” Un personnage rentre dans un photomaton, les photos sortent blanches. Racontez “. Nous étions neuf auteurs, tous plus différents les uns que les autres. La palme revient à Jean Marc La Frenière, pour ses six textes poétiques, dont voici un extrait :
” Tout ce qu’on voit n’est plus qu’un souvenir.
” Nos visages appartiennent au monde qui se tait. Enfant, sur les photos de famille, je voulais être l’oiseau, un arbre qui sourit, une seconde arrachée au futur. Je voulais même être un galet pour rester sur la plage. Sur les photos de ma blonde, j’entourais ses épaules de mes bras invisibles.
” La bande sort du photomaton avec des carrés blancs, Ils ne font que montrer l’invisible où nous sommes {… ] Il n’y a plus de visage. Je n’en suis pas surpris. Ce pourrait être pire. Que les photos retournent à leur négatif , avant qu’elles soient prises.
” La main fermée qui s’ouvre, elle perd en le faisant le secret qu’elle cachait. Les lignes se tracent en effaçant els autres.
” Tout ce blanc, c’est peut-être le lieu où l’on va, celui d’où l’on vient. Comme si rien ne s’était passé. Comme si tout était à recommencer. “
_________
L’expérience est telle : si je n’avais pas en main quelques volumes de Photomaton, je pourrais croire que j’ai rêvé. Non : on a relevé le défi, le livre est bien là. Nous passerons avant lui, c’est la seule chose vraie. J’ai toutes les notes échangées pendant cette longue année de travail. Plus importantes, ces notes, que tout le reste, elles en disent plus que les 260 pages du bouquin. Elles racontent une aventure.
A vous qui me lisez et souhaitez recevoir un livre, contactez-moi, je me ferais un plaisir de vous l’offrir. Dédicacé de mon vrai nom d’aujourd’hui.
De Stephen à Marguerite
In auteurs on 23 août 2009 at 17:53
Bon, Ok, je vais faire un effort – c’est dimanche, il est déjà 18 heures 31, nous allons diner dans une heure environ et je viens de recevoir la newsletter de St. King, à laquelle (newsletter) je suis abonnée. On m’invite à rencontrer le King en personne dans un grand machin truc à Minneapolis, où j’ai habité dans mes jeunes années. Il ( le King Stephen) fait une tournée, signera des livres, fera une conférence, nous parlera, rigolera bien, il y aura même des extraits de films, bref, tout dans la grande tradition King-guienne in marketing. Et on (dit l’article) finira la soirée par des rafraîchissements. Tickets d’entrée en vente , and so on.. ( non, mais, vous n’allez pas croire qu’il va arroser quelques milliers de personnes A L’OEIL ?? )
Oui, mais voilà, MPLS, c’est à deux/trois jours de route en voiture, ou à $800 d’avion. Non, merci.
D’autant que je vais ( ah, ah je vous vois verdir de jalousie ) ou plutôt, nous allons, fin septembre, nous offrir une mini-vacance du coté de chez les King, justement. Oui, le Maine. Je vous en reparle en temps utile. Non, hé, on n’est pas invités chez eux ! Mais on en profitera pour aller rendre visite à la maison de Marguerite Yourcenar, je suis, madame, une inconditionelle de Mount Desert Island.
En attendant ? et bien, voilà quelques mots sur St. King, traduits de Tabitha King :
Stephen est de descendance Ecossaise et Irlandaise. Il mesure 6 pieds 4 inches ( 1,90 m.) et il pèse environ 200 livres ( 91 kilogs) . Il a les yeux bleus, un teint clair, et d’épais cheveux noirs, avec quelques traces grises et blanches plus facilement repérable dans sa barbe, qu’il laisse parfois pousser entre la fin de la coupe du monde de footblall (américain) et le début de l’entrainement pour le championnat de baseball, en Floride. Il porte des lunettes depuis sa petite enfance.
Stephen est reconnu aux Etats Unis comme un grand auteur , et il a reçu en 2003 The National Book Foundation Medal for Distinguished Contribution to American Letters.
_____
[Originally written by Tabitha King, updated by Marsha DeFilippo, French translation by L. M. Genz ]
Daniel Terdiman
In Le Journal on 22 août 2009 at 05:32
… est lui aussi un amoureux des dunes ; nous lui devons ces photos spectaculaires prises à White Sand National Monument, situé à 15 miles au nord-est du Lac Lucero, New Mexico, USA. Ici, il s’agit de gypse en particule telle fine que les dunes sont en perpetuel mouvement et se déplacent à la vitesse de 9 mètres par an.
A voir, avec d’autres egalement superbes, sur le site du CNET.

D’une part,
In Le Journal on 22 août 2009 at 05:07
Dunes Bleues, photo empruntée au catalogue de Hi-RISE, Université d’Arizona
Tout le monde sait maintenant que ma couleur favorite, c’est le bleu. D’autre part, quelques-uns/unes d’entre vous savent aussi que je suis née native bélier, sous le signe de la planète Mars. Et finalement, depuis que je les ai rencontrées de mon vivant un peu partout dans le monde, je suis fascinée par les dunes ( jusqu’à perdre une demi-nuit à lire ”Dunes Road”, la semaine dernière) et ça ne s’arrange pas avec l’âge et la décrépitude.
Voilà le pourquoi la photo ci-dessus, qui nous vient en direct de Mars, si nous en croyons la Nasa – mais qui croire, de nos jours enfumés de mensonges ? La seule chose vraie, c’est le bleu intense de ces dunes, dont on pourrait dire qu’elles sont colorées d’océan terrestre. D’océan tranquille, j’ajoute, pas de celui qui nous rugit aux oreilles depuis hier, et balaie MA côte-est de vagues hautes de plus de six mètres. Mon pauvre beau Cape Cod va souffrir, et les dunes bouger. Les voici, immenses, comme j’ai pu les admirer il y a un mois environ.
Bleues ou blanches, la douceur même.
ps : le petit point noir, tout en bas, qui marche au bord de l’eau, c’est moi.

Lettres de partout
In Le Journal on 20 août 2009 at 09:12
Ce matin, ma jeune voisine Meggan est venu prendre son petit déj chez moi. Elle s’ennuie. Ce sont les deux semaines les plus longues, à son dire, que ces dernières semaines d’aoùt. De plus, elle est une lève-tôt, et nous nous rejoignons souvent au jardin vers les six heures, au moment où le soleil se lève. Il fait bon, au frais, pieds nus sur les dalles de la terrasse. J’ai mis des croissnats au four pour quelques minutes, il n’en faut pas plus pour qu’elle arrive en gambadant, par l’odeur allêchée.
Habituellement, elle me raconte ses amours enfantines ; elle vient d’avoir douze ans, elle est dans cet âge où tout est possible. Ce matin, elle a attaqué en profondeur : ” Dis, c’est quoi, la vie, exactement ? I mean : what I am supposed to do with mine ? je suis supposée en faire quoi, moi, de la mienne ? “
De quoi me faire avaler mon croissant d’un coup, et en travers. Quoi dire, quoi répondre ?
Voilà pourquoi m’est revenu le souvenir des lettres jaunissantes dans un, deux, trois cartons, là-haut, au grenier. La vie, pourquoi faire ?
En dehors des guerres, bien entendu ?
Soudain, la pluie
In Le Journal on 19 août 2009 at 12:44
Dead City
In Le Journal on 19 août 2009 at 11:05Sur le blog de Kouki, Dead City :
” [ ... ] Le sommeil a dû nous gagner un moment, affalés sur le banc granité, car désormais au bout de la place, les chaises du bar étaient occupées.
Nous nous y sommes assis pour boire enfin.
Près de nous, des femmes septuagénaires bien mises aux ongles peints, par groupe de trois ou de sept, sirotaient cancanaient et fumaient, ce temps apéritif.
Quelques hommes plus loin écrasaient leurs mégots ou abattaient les cartes d’un jeu inconnu en parlant fort.
Deux enfants se trainaient parterre sous les tables de fer blanc, poussant des pépiements d’oiseaux et jouant à dormir en s’échangeant un biberon opaque, leurs jolies joues dodues collées dans la crasse ; personne n’y trouvait à redire. De parents pas de trace.
Juan se roula une cigarette. L’action du moment, semblait-il.
J’observais la serveuse aux airs de poupée russe, longiligne et l’œil charbonneux, faisant des paris sur le moment où elle sourirait. [ ... ]
La Joie
In AU JOUR D'HUI on 19 août 2009 at 06:49Un extrait de La Joie, Georges Bernanos
” Mes clés ? crois-tu que je prenne un malheureux trousseau de clés pour le Saint-Sacrement ? Je t’étonnerais beaucoup, ma petite, si je te disais ce qu’il en est… “
Mademoiselle de la Clergerie posa doucement sa joue sur l’oreiller.
- Pas tant que ça, peut-être, dit-elle. Vous savez très bien que vos clés n’ouvrent pas une porte ici, pas un tiroir. ; vous ne vous en servez jamais, ce sont des clés pour rire. Read the rest of this entry »
Les Charades en direct
In Le Journal on 15 août 2009 at 12:46
Je ne m’en lasse pas, parce que les charades et moi, c’est resté niveau 101. Alors, chaque jour, je vais voir Ruddy et je commence ma journé encharadée de haut en bas ( j’en rougis…)
C’est ici, et je vous le conseille, c’est ma période PEACE AND LOVE. Profitez-en, ça ne durera pas.
1969-2009 Woodstock
In Le Journal on 15 août 2009 at 07:31Une semaine de vacances
In Le Journal on 14 août 2009 at 13:53… pour Florence, encore une belle semaine dans le Midi pour Christiane, presque tout un mois pour Stèl, deux ou trois semaines pour Jean-Christophe, deux belles semaines pour petite soeur. Puis j’en connais deux qui se baladent dans Parie depuis le 10 aoùt. Et une ou deux semaines de boulot intensif pour moi. Conclusion : ici, on va mettre la pédale douce, comme disent les Québécois.
AOUT me stimule. Nous avons encore quatre mois avant l’année prochaine, et il f ait un beau temps superbe. Presque trop beau pour rester devant un écran. Je vous promets un passage quotidien sur Au Jour d’Hui, et un petit article. Mais pas de pages (1). D’ailleurs, j’ai fait le ménage et rangé les dossiers. On ressortira les pages en septembre, avec des changements importants.
En attendant, profitons des deux dernières semaines d’aoùt, et d’ailleurs, demain, c’est ma fête !!!

_________
(1) 15 aout : ne jamais rien prendre pour accordé, la preuve : je disais hier que je ne publierai pas de page, non, non, trois fois non ! jusqu’au moins en septembre ! et paf, j’ai écrit ce matin un long “Woodstock 40 ans plus tard” , qui me trottait dans la tête depuis que j’ai pris, hier soir, la décision d’aller y faire un tour demain. Ce qui est beau, avec la retraite et l’internet, c’est que nous pouvons changer d’avis sans nous sentir autrement coupables. Que celui qui n’a jamais changé d’avis me jette la première pierre…
Le chat du Ranelagh
In Le Journal on 13 août 2009 at 16:50
Vous ne connaissez pas encore PP le Moqueur ??
Alors, c’est que j’ai manqué à tous mes devoirs. PP, c’est .. ah .. c’est .. Bon, je vous laisse juger vous même. Son blog :
Et en quelques mots ( de lui )
Le chat du Ranelagh
S’ennuie à sa fenêtre…
Il rêve de quitter
Sa colline natale.
Vers l’ avenue Mozart
Descendre à l’ aventure
Jusqu’au Trocadero…
Ecrire en passion
In Le Journal on 13 août 2009 at 14:57Ecrire en passion, en passionné, en passionnant, en tendre, en amoureux, en délicat, en rude tendresse, en tendre chevauchée, en mots de passion, en mots fruits, en mots fleurs.
Dans la jungle des mots, se passionner de tendresse acquise. Se retrouver tendresse au creux des mots épars sur la plaine limpide de l’écran nouveau-né. Chaque matin qui vient nous apporte l’absence et le mot qu’on attends nous fuit, tendresse éteinte. Puis il vient de très loin en résonnant tambour sous la houle du vent des amours immortelles. Caché dans la soupente il se garde de rire, affublé d’oripeaux troués par les tempêtes. Il se veut arme et feu quand il n’est que passion, gardé de main de maitre sous le gant de velours.
Un grand mas
In Le Journal on 13 août 2009 at 10:32
qui pourrait être Quintefeuille – et oui, Emy, je cherche ma peinture !!! Ce pin penché, qui ne sera pas exposé au Salon mais qui me tient à coeur, existe effectivement dans le parc-jardin de Quintefeuille, qui ne s’appelle pas ainsi dans la vraie vie, mais qui existe exactement comme décrit dans le livre, aux portes de la Petite Camargue, quelque part entre Nîmes et la méditerranée.
Bon, et bien, je ne trouve pas, trop de photos dans mes dossiers, zut !
Le charabia des pro du monde commercial
In Le Journal on 13 août 2009 at 07:10Je m’amuse, ce matin, entre deux phrases jolies, lues chez mes amis poètes, à décrypter un texte visant à faire acheter à mes amis d’outre atlantique un certain service internet. Heureusement que je suis bilingue ! Jugez-en :
“Première set-top box triple play (Internet Téléphonie Télévision) au monde, la Freebox est un modem évolutif facile à installer, aux fonctionnalités multiples, développée pour permettre une convergence multimédia au sein du foyer “
Je pense à Régent (1) . Où qu’il soit les émotions ne l’atteignent plus, heureusement. Mais s’il était encore de ce monde, que penserait-il de ce charabia, mélange d’anglicisme et de termes techniques qui s’insinuent de plus en plus dans le langage commercial européen ? On nous avait pourtant prévenus, souvenez-vous, il y a une quarantaine d’années, quand l’idée d’une Union Européenne a commencé de germer : il faudrait un seul langage, et il ne faisait aucun doute pour personne que ce serait l’anglais qui gagnerait sur tous les tableaux.
Bon, mais alors, que ce soit de l’anglais pur et simple, facile à comprendre et non cet enchevêtrement de termes anglais et français, dont on ne sait jamais comment les prononcer ni comment les comprendre.
Il est certain que je suis une femme simple, et que je ne suis pas la première set-top triple play au monde, moi qui suis prosaiquement bilingue. Sans aucune fonctionalités multiples, je n’atteindrai jamais une convergence quelconque au sein du foyer multinational ; allez, hop, on peut en rajouter quelques bonnes louches, le commercial (pris dans le sens américain de pub ) n’en bronchera pas pour autant. Noyé dans une redondance qui ne signifie plus rien, il se gargarise de consonnes et de voyelles, qui font un bruit de fond et l’endorment.
Le réveil pourrait être brutal.
________
(1) J’ai connu Régent en 2002, lorsque je me suis inscrite sur son site MSN “Auteur Salle d’Ecrivains “, plus simplement dit ASE. Régent n’avait qu’un seul but : défendre le français – non, pas l’individu ( qui, souvent, l’énervait par sa faconde et ses prétentions ) Lorsqu’il parlait de défendre le français, Régent pensait au langage. Il le fît et fît bien jusqu’à son départ pour un monde meilleur, où les mots n’ont plus cours.
Quintefeuille
In Le Journal on 12 août 2009 at 06:35
… est arrivé hier soir par courrier spécial, vive UPS !!
Alors, je vous mets vite une photo du nouveau né, et je vous en reparlerai dans la journée
Et un grand merci à Monsieur Rézeau, à qui je dois la photo de Quintefeuille en première de couv.
Une autre photo :

Charade
In Le Journal on 11 août 2009 at 09:03
Mon premier est une étendue d’eau.
Mon deuxième est ce que dit une personne ayant laissé tomber son porte-monnaie contenant exactement 10,16 francs de notre ancienne monnaie) dans cette étendue d’eau.
Mon tout est un théâtre subventionné…
_______
Réponse : Lac – Oh! mes dix francs seize !
Réponse demain.
Relire Rimbaud
In Le Journal on 9 août 2009 at 08:47
C’est Florence Noël qui l’a fait pour nous, et bien fait : relire Rimbaud.
Qu’il me pardonne s’il s’empoussiérise sur mes étagères : c’est que ma vie est rapide, qu’elle ne coule pas comme un grand fleuve tranquille et que mes jours n’ont que vingt quatre heures, même si je réduits le sommeil au max. Alors, mercià Flo, qui m’a ce matin redonné le goùt de le reprendre en main.
” Cette lecture, cela a rallumé une flamboyance en moi, quelque chose d’impossible à laver quelles qu’en soient les pluies, les vents, les goûts et les dégoûts. Eclaboussures, intailles dans la chair, celle de l’interne, nous voila gants retournés, encore qu’il reste du chemin à faire, c’est poésie incendiaire, d’un feu qui ne brûle que ceux qui en prennent la musique, indomptable, rebondissante… ” [ Florence Noël ]
Un autre regard, celui de Florence, à ne pas manquer :
Les cigales de Nougaro
In AU JOUR D'HUI on 9 août 2009 at 07:13Voulant rendre hommage à NOUGARO, voici les Cigales, en prose poétique :
Les cigales raclent leur vieux rock and roll. Miracle ! Miracle ! disent les paroles. Les cigales raclent, les cigales nettes comme des Carmen jouent des castagnettes sur leur abdomen. Et le vent se pâme en longs soubresauts comme une gitane dans un flamenco
Et le vent se pâme, et le petit Claude est tout épaté d’entendre dans l’Aude la rhapsodie chaude que lui joue l’été
( Nougaro)
Le petit Claude et moi avons toujours eu en commun la nostalgie de l’Aude et des cigales.
Des endroits pour écrire
In De l'art d'écrire on 8 août 2009 at 10:27Il commence sa carrière en 1946, à 24 ans, en tant que journaliste au New York Herald Tribune, une communauté de légendaires journalistes et revêches éditeurs, dans la glorieuse après-guerre. En 1959, il abandonne les aléas journalistiques pour entrer dans une période de freelancing qui durera onze ans. Pendant toute ces années il écrit surtout pour des magazines, comme Life, entre autres. Nous sommes dans une période turbulente, historique, qui va amener Zinsser dans différents endroits du globe.
Ma préférence va vers cette maison perdue dans un petit village, à l’extrême bout de Long Island. Cette propriété possédait une particularité appréciable : au bout du jardin, une batisse carré faisait office de garage au rez-de-chaussée. Le premier étage avait été emménagé en une seule et assez grande salle de billard quelques cinquante ans auparavant. Le billard avait disparu. Restaient les huit fenêtres, deux sur chaque murs, ouvrant sur les quatre horizons ; la cheminée était en étât de marche. Zinsser découvrait une vue imprenable sur la mer, au loin et sur les vastes cieux atlantiques ; et le calme. Read the rest of this entry »
Désodoriser
In Le Journal on 7 août 2009 at 08:24- dans une casserole de moyenne dimen sion, faire bouillir du vinaigre blanc – j’en ai utilisé 3/4 de litre.
- prendre un récipient, verser le vinaigre bouillant dedans, ne pas couvrir.
- placer le récipient dans la voiture ou dans la pièce à désodoriser.
- fermer, laisser toute la nuit.
Le lendemain, John m’a téléphoné de son travail pour me dire que c’était un miracle ! IL en criait presque le bougre ! Et pour qui le connait, c’est un signe qui ne trompe pas.
Alors, ce truc facile, économique, et innoffensif ( sauf graves brulures si vous vous renversez le vinaigre bouillant sur les pieds ou les mains – faites attention, hein ! )
Et on dit quoi ? On dit : ” Merci, Emy !! “
Kia au lait et vinaigre blanc
In Découvertes, Le Journal on 7 août 2009 at 08:17Or doncque, la semaine dernière, nous partîmes faire nos courses d’épicerie. Nous revîmmes ( non, mais j’espère que vous appréciez, hein ? ) chargés de sacs plastiques, bourrés de choses et d’autres, la plupart comestibles, et au lieu de les placer, ces sacs, dans le ayon arrière de la Kia, nous les avons mis par terre, entre le siege arrière et le siège passager avant – soit mon siège à moi parce que depuis le temps, vous avez tous compris que je ne conduis pas, hein ?
Arrivés à la maison, je suis partie dans le jardin cueillir des tomates pour le diner, tandis que John rangeait les choses congelées dans le freezer, les choses périssables dans le fridge, les choses non périssables dans les placards de la cuisine, et les produits d’entretien dans le laundry.
Une heure plus tard, je vais chercher la boite de lait dans le fridge et là, zut, je m’aperçois que nous l’avons oubliée à l’épicerie.
Qui est loin. A plus de 20 minutes en voiture. Read the rest of this entry »
Ah, misère ! Twitter-amérique est mort hier pendant près de 4 heures. Sur ce, les bons Twit-friends, qui s’en content, en se comptant, et se recomptant jusqu’à des centaines de milliers, ne savaient plus vers quel coin du l’internet se tourner. Car seuls, que feraient-ils ?
Bon, allez, je ne veux pas vous dégouter de twitter ni de facebooker, si ça vous chante. Car après tout, de quel droit ? Seulement vous mettre en garde : pour avoir approché de si près les “GROUPES” (msn, yahoo, google) de la dernière décennie, je sais que Facebook, Twitter et autres ne sont que foutaises en plein écran, tout juste capables d’inonder votre boite à mails de ‘friends” inconnus pour la plupart et auxquels vous ne répondrez jamais, même si par hasard, un jour de vâgue à l’âme et de désespérante solitude, vous en aviez l’idée. Simplement l’idée : vous n’irez pas plus loin, car danger il y a, réel.
Je tremble mais je vous connais, mes lecteurs/trices : vous n’êtes ni Twit, ni Visage de Livre. Alors, vous êtes quoi ? vous êtes des gens NORMAUX.
Bisous, c’est réconfortant de finir par ce mot là. Puis, c’est vendredi, il fait frisquet et ce soir, chouette, mes petits loups : on commence le week-end.
Tout pour plaire, dans cette vraie vie !
Twitter, il peut mourir encore aujourd’hui, ce sera sans fleurs, ni couronnes.
Mauricette et Anne-Charlotte
In Le Journal on 6 août 2009 at 11:13C’est ici : http://etoilepointetoile.blogspot.com/2009/08/ma-correspondance-avec-anne-charlotte-8.html
Je m’en régale plusieurs fois par semaines, lisant et relisant, et, à chaque relecture, je découvre un nouveau petit trésor caché. Belle leçon d’écriture, en plus. Merci, Madame Beaussart.
Alors, faut être juste : ce net, je le voue aux gémonies périodiquement, et c’est pourtant là que j’ai rencontré Marie-Laetitia, Orlando, Mauricette, Florence, Isabelle, Christiane, Stéphane, Ile, Jean-Christophe, Armando et tant d’autres, qui m’étaient inconnus jusqu’à il y a quelques années. Sans la toile, je serais passée à coté d’eux sans les voir, sans seulement soupçonner leur existence. Ils auraient vécu leur vie à mille miles de moi dans leur Europe pour les uns ; à une encablure de mon port, un peu plus au nord, – Jean-Marc La Frenière et Jean Koganwel, entre autres.
Je n’aurais rien su de leur mots et aujourd’hui, je sais à quel point ils me manqueraient.
Alors, je le répète, faut rester justes : le web, s’il n’existait pas, il faudrait, vite, vite, l’inventer.
Vinaigre de violette
In De l'art dans la cuisine on 5 août 2009 at 06:59

J’ai piqué pour vous une recette facile, à faire dès le printemps . C’est sur le blog d’Orlando de Rudder :
[ ... ] ” le vinaigre de violette se fait avec du vinaigre blanc, pur, afin de laisser s’épanouir le parfum de la fleur. On y ajoute deux bonnes cuillerées à soupe de pétales de violette par litre. ” … ” Le vinaigre de violettes est excellent avec une salade de navets à la vapeur agrémentée d’olives et de câpres… Ou une salade de joue de boeuf! “
http://orlandoderudder.canalblog.com/archives/2009/08/05/14651738.html
Vacances
In Conversations on 5 août 2009 at 06:49Déjâ aoùt. Les vacances s’étirent vers septembre, nous entrons dans l’odeur des rentrées, et l’automne s’annonce imperceptible, à la nuance plus sombre de l’ombre, au vol plus lourd de l’oiseau.
On en a rêvé, souvenez-vous, l’hiver dernier, de ces jours chauds. On n’y croyait pas, c’était presque impossible de se dire que dans quatre mois, dans deux mois, dans une semaine, nous serions EN VACANCES.
Et puis, elles sont là et c’est pareil. Les mêmes soucis, la même tension, la même morosité. Il fait trop, comme toujours : trop chaud, alors qu’il y a six mois c’était aussi trop. Trop froid.
Nous en sortirons dans un mois et ce sera terminé pour l’année en cours. Septembre nous attends avec les pommes et les cartables, même si ces derniers ont été rebaptisés sacs à dos. Pour nous, octobre engrange ses feuilles d’or, novembre ses brûmes, décembres son noël. Ils nous attendent patiemment, plus patients que nous, plus sûr que nous de leur venue inexorable.
Vacances. Nous recommencerons d’y rêver dans un mois.
L’Usure des Jours
In auteurs on 2 août 2009 at 08:32Lu ce matin sur le blog Lignes de fuite, dans un article intitulé ” Cet océan de liberté que promet la solitude ..” des extraits du livre de Lorette Nobécourt, L’Usure des Jours”, paru chez Grasset.
Je retranscrits ici celui qui touche le plus près à l’écriture :
“10. Écrire
Je ne sais pas très bien à quoi cela tient un écrivain. Pourquoi ni comment quelque chose en soi résiste au-delà de tout, au-delà des soucis d’argent, de la solitude, du sentiment d’incompréhension et d’inutilité qui parfois submerge, de la vanité de toute cette énergie consacrée à témoigner d’une certaine vision du monde, d’une exigence, ou plutôt d’une soif qui exige en soi. Je ne sais pas. Je sais seulement que je ne peux faire autrement, parce que autrement pour moi c’est mourir. Or, j’ai choisi la vie.
Je comprends si bien comment par lassitude ou épuisement, les uns après les autres abandonnent et se replient vers l’ordre de la mort. Je connais ce harassement et ce dégoût de la répétition qui vient sans cesse interroger la qualité de notre exigence et de notre dignité d’homme. Et pourtant ce sont ces intimes fatigues, ce dégoût et ces lassitudes qui nous conduisent progressivement vers la nudité nécessaire à partir de laquelle le vivant peut nous habiter.
Humblement il m’arrive de perdre courage. Cependant l’écriture me redresse et me tient. C’est l’unique façon que j’ai de ne pas complètement échouer à tenir cette promesse qu’est la vie, témoignant ainsi de cet absolu à notre portée qui est celui non pas seulement d’être heureux, mais vivant. Read the rest of this entry »
Van Gogh en juillet
In Le Journal on 2 août 2009 at 07:58Le sable blanc loin sur la plage, des galets ronds qu’on échaffaude, la barque brune sur l’eau bleue et le ciel clair rempli d’oiseaux
La chaleur verte toute en pieds nus, au loin le cri blanc des mouettes ; l’odeur revêche des pins rêches et l’arbre noir sur fond d’azur.
Plus loin que l’ombre qui s’étire à l’horizon gris et liquide, plus loin que tout un continent, le bord de l’arc bleu touche ciel
La terre se danse en silence et nous avec sans le savoir. Les galets ronds en lisse claire, la lune ambrée qui nous éclaire, le ciel violet dans la nuit verte, et c’est Van Gogh qui vient à nous.
__________
L.G. 2 aout 09
Hors sujet …
In Le Journal on 1 août 2009 at 07:19Le blog appelle la déviation, les dérivations et les amalgames. Nous partons d’un sujet, et deux semaines plus tard, nous serions bien en peine d’en citer le premier mot. C’est surtout dans les commentaires qui suivent les articles que la déviation du sujet est remarquable, comme nous pouvons le voir dans l’exemple suivant, sur un blog public.
Dans un commentaire, la commentatrice 1 , pleine d’humour, s’amusait à qualifier son propre blog de “nombriliste“, et, au passage, emploie le terme “flatteur” contre le commentateur 2.
Le commentateur 2 dans sa réponse se rebiffe contre l’accusation d’être “flatteur“, et à mon tour j’embarque (commentatrice 3) sur le même topo.
Et là, première erreur de notre part : car le sujet n’est point de savoir si les bloggeurs sont ou ne sont pas flatteurs, ni où commence la flatterie, ni rien de semblable.
De là, nous ( 2 et 3) dérivons vers la cyber-violence et les attaques.
Dans la dernière partie de l’échange, la commentatrice 4, excédée par la fatigue et le chagrin de voir sa mère lutter contre la maladie d’Az., ouvre les soupapes et laisse fuser la vapeur sans retenue : il faut qu’elle s’en prenne à quelqu’un, et c’est moi ( commentatrice 3) qui deviens sa cible, car je représente à ses yeux la nombriliste parfaite.
Retour au point de départ. Avec cette sapré différence : que du général nous sommes arrivé(e)s au particulier, et de l’ensemble au nominatif. Read the rest of this entry »
Mon arbre chez Armando
In Le Journal on 30 juillet 2009 at 15:22
Photos, photos , merci, Armando, j’ai trouvé cette photo d’une branche de mon arbre chez toi :
http://dubleudansmesnuages.com/?p=10818
Si seulement je savais ce que c’est ! je pense à un acacia, mais ce pourrait aussi être un néflier d’Amérique. Pour ce dernier, je le saurai lorsqu’il fera des épines sur le tronc : j’en ai vu, sauvages, dans le parc pas loin de chez nous.
D’autres très belles photos de feuilles sur le blog : ” Du bleu dans mes nuages“.
Chaussure à son pied
In Le Journal on 30 juillet 2009 at 11:43Jean-Christophe Heckers, encore lui, nous donnait lundi matière à sourire, à rire, à rêver voyages, à réfléchir, et à commencer la semaine d’un bon pied. Il s’agît de chaussures, mais pas n’importe lesquelles : celles qu’il ( l’auteur) s’est résolu à balancer à la poubelle, au bout d’une longue vie commune. Mis en mots, c’est devenu ” requiem pour des groles “.
Je vous entends, jaloux, murmurer : c’est le festival heckers, en cette fin de semaine. Et oui, parfaitement. Il le mérite bien. Je ne sais pas si c’est l’été ou un nouvel amour, ou quoi, mais le fait est là : J-C. H. nous offre une flambée de textes , des réflexions, des poèmes, bref, des textes dont on ferait un livre – dont on FERA un livre avant peu. Read the rest of this entry »
Ne jetez rien !
In Le Journal, auteurs on 30 juillet 2009 at 06:28Tout ceux qui écrivent savent la valeur des lectures, des relectures, des trilectures, et des corrections, avec une multitude de “S “. Elles sont nécessaires et obligatoires.
Les brouillons s’amoncellent jusqu’au moment où heureux, contents, satisfaits, enfin LIBRES, nous avons en main le TEXTE décanté, nettoyé, parachevé, propre : le diamand sortant de sa gangue.
Par terre, autour de nous, et jusque dans les moindres recoins ntore environment est jonché de choses, copeaux, épluchures, ramassis de mots dont nous nous sommes débarrassés au cours de nos multiples brouillons.
Périodiquement, nous faisons le ménage, balayons un bon coup dans les coins, passons l’aspirateur ; quand on ne mets pas le feu, carrêment, pour ceux qui osent employer les grands moyens. Bref, on jette les brouillons. Pas tous, mais ceux dont nous pensons qu’ils ne nous serviront plus. Read the rest of this entry »
Donner
In AU JOUR D'HUI on 29 juillet 2009 at 20:43Pourquoi chercher l’argent où la pensée abonde ?
Je veux donner la phrase pour un sourire, la virgule pour un soupir, le trait d’union pour une poignée de main.
Dans un monde où tout est à vendre je donnerai le regard contre un poème, la caresse pour un paragraphe,
et toute une brassée d’automne roux pour le livre de demain.
Ronde de la lune ronde
In Le Journal on 26 juillet 2009 at 05:15Un soir de lune ronde où la table était mise sur la pelouse claire tout près de la remise, à l’abri des insectes, sous l’auvent des tonnelles, nous avons laché prise.
Tu as posé le pain à coté des carafes, la limpide où l’eau brille, et la claire de vin, celle que nous irons remplir au tonnelet, dans la fraîcheur constante en-dedans la maison.
C’était un soir de lune entière, époustouflant ; un soir frais comme un oeuf après l’ombre du jour, sorti tout droit de la torpeur des heures chaudes. Un soir clair et tranquille, un soir fait pour s’aimer, pour ne penser à rien, pour ne penser qu’à l’autre ; un soir plein de baisers, de rires et de mains tendres. Un soir tout en amour, en lêvres et corps heureux. Nous sortions de l’enfance.
Et le ciel tout là-haut si loin et sans nuages. Toute une nuit à nous, et la mer pas très loin.
Un soir de lune ronde, il y a quarante ans.
Transparence ou exhibitionnisme ?
In AU JOUR D'HUI on 25 juillet 2009 at 09:24
lLa première chose que nous avons fait, tous et partout, c’est justement de nous dessiner, de nous donner à voir, de nous exposer : photos, anniversaire, dates de naissance et tout le pedigree. Le masque, on l’a ôté très vite, trop vite. Par soucis de transparence. C’était une erreur. Il ne fallait peut être pas l’ôter du tout, Il fallait garder le mystère. [ ... ]
Ce 12 de juin 1580
In AU JOUR D'HUI on 25 juillet 2009 at 08:49
C’EST icy un livre de bonne foy, lecteur. Il t’advertit dés l’entrée, que je ne m’y suis proposé aucune fin, que domestique et privée : je n’y ay eu nulle considération de ton service, ny de ma gloire : mes forces ne sont pas capables d’un tel dessein.
Je l’ay voüé à la commodité particulière de mes parens et amis : à ce que m’ayans perdu (ce qu’ils ont à faire bien tost) ils y puissent retrouver aucuns traicts de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vifve, la connoissance qu’ils ont eu de moy.
Si c’eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse paré de beautez empruntées. Je veux qu’on m’y voye en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans estude et artifice : car c’est moy que je peins.
Mes défauts s’y liront au vif, mes imperfections et ma forme naïfve, autant que la révérence publique me l’a permis. Que si j’eusse esté parmy ces nations qu’on dit vivre encore souz la douce liberté des premières loix de nature, je t’asseure que je m’y fusse très-volontiers peint tout entier, Et tout nud.
Ainsi, Lecteur, je suis moy-mesme la matière de mon livre : ce n’est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole et si vain. A Dieu donq.
De Montaigne, ce 12 de juin 1580.
Attention s’il vous plaît !
In Le Journal on 23 juillet 2009 at 08:55Certains d’entre vous ont peut-être reçu, ou recevront dans les prochains jours, un message qui, à première vue, pourrait faire croire qu’il est envoyé par moi, LiseCC.
Il n’en est rien : il s’agit d’un vol d’adresse e-mail.
Je vous mets ci-dessous le message tel qu’il se présente. Note : je ne SUIS PAS l’expéditrice de ce mail , et surtout, surtout ne cliquez pas sur le lien ! – ou enfin, sachez que si vous cliquez, c’est à vos risques et périls. :
Exemple du message qui circule actuellement sur MSN/hotmail :
“ From: lise2cc@hotmail.com
To: lise2cc@hotmail.com
Subject: Qui te bloque sur MSN ? – Who’s blocking you on MSN ?
Date: Wed, 22 Jul 2009 17:24:15 -0700
Salut, comment vas tu ?
J’ai trouve un site vraiment trop trop bien ou tu peux voir qui te bloque sur MSN Messenger,
C’est http://www.msnapps.net/?/qui-te-bloque/
Fais un test, c’est super rapide, et tu verras qui te bloque sans que tu le saches.
Ciao
.
Ton ami(e), lise2cc@hotmail.com
________
Pour ceux qui me connaissent, il est clair que le message ne provient pas de moi, je ne termine jamais mes messages par Ciao et que je m’exprime différemment. Read the rest of this entry »
Débats internes
In AU JOUR D'HUI on 23 juillet 2009 at 06:10Bref, la dame disait : ” Comme c’est pratique de taper sur les politiciens ! cela évite de se poser à soi-même certaines questions embarrassantes, et surtout d’y répondre ..”
Et bien, croyez-moi, c’est la seule chose sensée que j’ai lue sur ce blog ! merci donc, madame la commentatrice, pour votre phrase en forme de pirouette qui remets les choses à leur place.
Si on se mettait à se poser les questions à nous-mêmes et si on commençait à se répondre, au lieu de nous éparpiller en aigreurs de droite à gauche sur et contre les autres en laissant superbement de coté nos propres manquements ?
LG (23 juil 09)
Gaspard et la lune
In Textes en solo on 21 juillet 2009 at 10:50[ ... ] Une belle nuit d’été. On regardait les ombres, les taches sur la lune. Ils étaient là-haut, des hommes, des humains. Ils avaient réussi quelque chose d’insensé, on avait tous du mal à y croire.
.
Le vieux voisin qui n’avait pas la télé, et qui était venu chez nous voir la retransmission avec sa femme, a demandé à mon père à quoi tout ceci allait servir. Puis avec son bon gros sens d’homme qui a toujours compté : ” Et combien ça va coùter, tout ça ? ” J’entends encore le ton courroucé de sa femme, mortifiée, le réprimendant. Il a baissé le nez, mal à l’aise, pas convaincu. Il a dit, plus bas ” Ils ont tant d’argent que ça, en Amérique ? Pour le gaspiller ? ” [ ... ]
________
Texte complet : Gaspard et la lune
Au clair de la lune
In Le Journal on 21 juillet 2009 at 09:21
- Photo de Christiane de Rémont, Belgique, 22 juillet 2009
Un nouveau jeu sur le blog de Florence Noël, l’Auberge de Ragueneau : un jeu très facile, puisque la cotnrainte est très simple : il suffit de nous parler de la lune , 40 ans plus tard.
Tous les genres sont acceptés , il n’y a donc absolument AUCUNE raison de ne pas venir jouer avec nous
http://aubergederagueneau.blog4ever.com/blog/forum_msg-44492-14478-209294.html
( et oui, j’avoue, j’ai déjà posté mon premier texte, très court pour une fois. Mais j’en ai déjà commencé un second ..! La lune, c’est incitant, dirait Koganwell )
L’histoire du web
In Le Journal on 20 juillet 2009 at 12:48… un autre style de gospels, qui commence à peine et déjà fait couler beaucoup d’encre.
Nous l’écrivons du bout des doigts, en rigolant. Toutefois, nous le prenons de plus en plus au sérieux.
Deux nouveaux articles sur Il était une fois dans l’Web
1) Par Mahamat Bandit ( Stéphane) : http://legendeweb.wordpress.com/2009/07/20/avant-veille-de-lavant-web
2) par Lise Genz ( Lise2cc) : http://legendeweb.wordpress.com/2009/07/20/sur-la-scene-du-web
Des chiffres et des lettres
In AU JOUR D'HUI on 20 juillet 2009 at 10:13Comme, surfant le web au hasard, je tombe en arrêt et presque en amour devant un blog complètement inconnu. A m’émouvoir dans une phrase, à plonger dans l’âme de celui ou de celle qui l’a écrite. M’émerveiller à remonter à la surface toute lavée, baignée d’azur et de crépuscule par la magie de cette phrase là, sur ce blog perdu, infiniment petit dans l’immensité d’un océan webbique. Pourtant ce blog et pas un autre, parfaitement inconnu à la seconde d’avant, soudain vivant et parlant, riant avec des larmes contenues. Et riche, immensément riche de tous les mots écrits au fil des heures depuis sa conception et sa naissance. Un blog inconnu et qui soudain apparaît, et on s’en fout éperdument s’il n’est ni connu, ni couru : il est là, il est à nous, on fait corps. On touche l’autre si loin là-bas à son clavier, l’autre qui a eu l’idée flamboyante un jour d’écrire les mots, les MOTS, les SEULS MOTS qui justement sont ceux dont nous avons tant besoin aujourd’hui, Là, maintenant, à la seconde, comme un miracle, ces mots-là, dit, écrits, murmurés imprimés clairs et lisibles sur notre écran. On ouvre grand les yeux et on les entends. On est dedans.
Le miracle, ce n’est pas, ce ne sera jamais les cent mille ni le million, Paul : ce sera toujours tes mots, mes mots, ses mots. Leurs mots. Jamais en chiffre, toujours en lettre.
Le miracle c’est d’être là-bas quelque part je ne sais où et je ne veux surtout pas le savoir. Etre toi écrivant et moi ici lisant. Et l’inverse. Lui, elle, nous. Des mots vivants.
Echangés, seul à seul ou seul à mille.
____________
L’article complet : Seul à seul, seul à mille
Contradiction – 3
In AU JOUR D'HUI on 19 juillet 2009 at 06:49Quand c’est pas les mères, qui sont mauvaises, ce sont les belles-mères. Ah, là, je te le dis, les jokes volent bas, fait gaffe, c’est salissant et ça pue. Tout le monde s’accorde à trouver marrants les Belges avec leurs bières et leurs frites ; et les belle-mères. Et peut-être je me trompe : peut-être c’est elles, le bestseller, le top list.
On parle moins des papas et des beaux-papas, ils se fondent dans le paysage, tu as remarqué ? Quand il y a un gros problème, ils ne sont plus sur la même longueur d’onde avec la mère.
Je sais bien, pour l’avoir vécu, que les pères gardent leurs distances. On m’a dit que c’est normal. Que les hommes sont comme ça. Qu’on ne peut pas les changer. Que si on pouvait, on devrait bien s’en garder de toutes façons, parce qu’ils ne sauraient pas ( ?? sont pourtant pas tous des demeurés, hein ?) . Qu’il faut faire avec. Et se taire. Et surtout ne pas les emm.. les embêter avec nos pauvres histoires hystériques de relations mère-enfant.
Résultat, sont trop contents de la boucler et de nous laisser nous dépatouiller toutes seules. Lorsqu’il y a conflit, ils se taisent. Moi, j’appelle cela peur. Ou égoïsme. Ou indifférence. Mais là, c’est gros, on ne devrait pas arriver jusqu’à ce point.
Pourtant, quand l’enfant né, on lui donne automatiquement le nom du père. Va donc comprendre.
_________
(1) Un petit exemple parmi des milliers : A la question : ” Quelle relation entreteneez-vous avec votre mère, “Louboud” déclare : “Je la déteste. Elle est jalouse de tout ce que j’ai pu réussir alors qu’elle a raté sa vie. Au lieu de se réjouir que ses enfants vont bien, elle les jalouse. Elle est amère et aigrie. Bref, c’est une méchante femme qui ne prend même pas de nouvelles de ses seuls petits enfants. J’ai souvent rêvé que je la tuais. Maintenant, je ne gaspille même plus d’énergie à rêver d’elle. Je l’ai reniée. Elle crèvera seule et l’aura cherché. ” [ http://www.aufeminin.com/mag/psycho/d4221/avis/1.html ]______
LG – 19 juil 09
l’Avant-web
In Le Journal on 16 juillet 2009 at 10:08
L’avant-web, c’était avant-hier et c’était pas facile ; bon sang ce temps que nous perdions en vaines tentatives pour communiquer entre nous !
Si vous voulez avoir une idée, il faut lire le billet de Florence Noël sur Il était une fois dans l’Web
D’un Paul à l’autre
In AU JOUR D'HUI on 16 juillet 2009 at 09:24Ysengrimus – Paul Laurendeau dans le civil – a laissé hier un message sur Au Jour d’Hui : il m’annonce qu’il a classifié les blogues et les blogueurs en quatre catégories. Il me donne un lien, sur lequel je m’empresse de cliquer, et hop, me voici embarquée dans la lecture de son texte, cogitant sur les diverses catégories de bloggues, de blogueurs et autres écriveux entoilés. C’est du solide et ça vaut le détour. Même si “peut faire mieux“
Je lui ai d’ailleurs laissé un message dans ce sens : ” Mon cher Ysengrimus, vous n’avez fait que la moitié du travail, la classification primaire du net, c’est bien plus compliqué que ça, etc..etc.. “
La preuve : je ne me suis pas encore avancée jusque-là, et tout le monde sait pourtant que je ne recule pas facilement. Oufda !
Tout ceci pour vous dire que de fil en aiguille, et de liens en liens, j’ai aterri sur un blog qui semble de prédilection pour notre ami Ysengrimus, celui de l’éditeur Québécois ELP , Ecouter. Lire. Penser. Et là, j’ai découvert, sous la plume de Paul Laurendeau, une critique très positive du film The Color of Money – en français ” L’arnaqueur” – 1986, film américain de Martin Scorsese, avec Paul Newman, Tom Cruise, Mary Elizabeth Mastrantonio, Helen Shaver, John Turtoro.
Pour les inconditionels et -elles de Paul Newman, un article hautement recommendable : et pour ceux qui jubilent devant une table de billard ( verte, pas la blanche) , le plaisir sera double.
Le Blogue d’Ysengrimus
Contradiction (suite)
In Murmures du coeur on 15 juillet 2009 at 09:17[ ... ] Comme si elle répondait à ma question silencieuse, elle reprends :
- Bon, oui, ça va donc continuer, c’est dans l’ordre des choses. C’est établi depuis longtemps. Seulement, un jour, il y a eu maldonne, les choses ont changé. Et depuis, le cycle est devenu infernal. Personne n’en parle. Les mères, on dirait qu’elles ont honte d’en parler. Votre mère, elle en est contente, de cette situation ? Je veux dire : elle s’en contente ?
- Elle fait avec, que voulez-vous qu’elle fasse ? Mon frère a sa situation là-bas, ils ont fait construire une maison, il y a les enfants. Et puis, il y a aussi toute la famille de ma belle-soeur, ses frères, ses oncles…
- Oui, je vois : ici, il n’y a qu’une mère, et une soeur. Là-bas, il a reconstruit toute une famille, il est rentré dans la tribu. Au détriment de la sienne propre … [ ... ]
Paroles d’évangile
In AU JOUR D'HUI, Murmures du coeur on 14 juillet 2009 at 06:35” tu quitteras ton père et ta mère …”
” tu honoreras ton père et ta mère”
______________________
[ ... ] j’ai toujours entendu que l’enfant, la maternité, étaient une bénédiction, au contraire.
- Vous avez souvent entendu des femmes dire cela ?
- Oui.
- Mais des femmes de quel âge ?
- Des jeunes mères. Des jeunes femmes. Et en surfant le net, aujourd’hui, vous rencontrez des milliers de messages de cette sorte.
Elle a haussé les épaules :
- Elles sont jeunes, elles ne savent pas. Ceux qui élèvent des fauves le savent : nouveaux-nés, ils sont inoffensifs, on peut les prendre pour des peluches. Attendez qu’ils soient adultes : pour un qui continuera de venir vous lêcher les mains, combien vous sauteront dessuss toutes griffes dehors. Le nouveau-né humain ne différe en rien du petit fauve : il est beau, on le prends pour une poupée, on l’adore, on peut le prendre, il mord rârement.
Jusqu’à cinq, six ans, – et dans les cas exceptionnels on peut aller jusqu’à huit ou neuf ans – c’est encore le paradis. Mais ensuite, le fauve devient adulte. Il entre dans la société, se mêle aux jeux d’autres jeunes fauves. Ils sont dans la force de l’âge. Et dix ans plus tard, c’est fini. [ ... ]
___________
Un nouveau texte : CONTRADICTION, et la discussion est ouverte à tous.
Faut rigoler, faut rigoler …
In auteurs on 10 juillet 2009 at 06:06[ ... ] lorsque dans tout un BLOG, le sujet unique est traité de la première à la dernière page sur le mode humoristique, ça fatigue les zigomatiques. Voilà. Sauf exceptions, et on en trouve peu. Sauf si on s’appelle Queneau et qu’on écrive Zazie dans le métro, par exemple : Dukipudonctan, c’est un seul mot, celui qui commence le livre (1) et si vous êtes imperméable au rire, à ce premier mot ; si vous restez réfractaire à la joie ; si une houle de rire, remontée des profondeurs, ne s’empare pas de vous à la seconde même où vous déchiffrez péniblement cete nouveauté, refermez le livre, vous n’avez pas la clé, tout vous restera hermétique.
Tout ceci pour vous dire qu’il y a esprit et esprit, humour et humeur, sourire et grimaces ; et que le rire peut, comme toute chose devenir rapidement son contraire [ ... ]
http://lise2cc.wordpress.com/textes/faut-rigoler
Vous avez dit piano ?
In Le Journal on 8 juillet 2009 at 13:10
Envie subite, forte, irresistible d’un piano. J’ai passé tout ce matin à en essayer. Je sens que je vais craquer.
La question sans réponse, c’est : comment ai-je pu attendre jusqu’à aujourd’hui ?
A la Une : Michael Jackson
In Le Journal on 7 juillet 2009 at 08:37Son dernier show
La télé en est remplie, les chaines principales sont sur les dents. On interviewe les gens dans la rue en attendant le grand spectacle. Les gens disent qu’ils veulent lui rendre un dernier hommage. Ils sont rigolards, tartignoles et disent qu’ils espèrent ” danser et chanter“. Une chaine nous a passé 30 minutes de video en expliquant les différentes et hallucinantes transformations esthétiques du phénomène Michael, que je considère, moi, comme une victime – consentante ou non, victime quand même. Ca fait râler de penser que le boucher qui l’a esquinté de la sorte au fil des ans n’est pas encore en taule !
——-
La visite d’Obama en Russie passe ( presque) sous silence. Ils la gardent pour la bonne bouche et en reparleront demain.
——-
Sarah Palin fait merveille un peu partout. Elle a de la planche, en langage de théatre.
——-
Le monde et le NY Times se demandent où va la politique du Minnesota, après la victoire certifiée de Franken.
——-
Et il pleuviotte un peu partout.
Mots de sable
In Le Journal on 7 juillet 2009 at 06:32
[ ... ]
Article complet : http://lise2cc.wordpress.com/textes/mots-de-sable/
Sydney Biddle Barrows
In Le Journal on 5 juillet 2009 at 10:13
Mais non, bien entendu : de Mayflower, elle n’a pris que le nom - un subterfuge souvent employé et toujours avec succès, pour bien vendre son livre, écrit en 1984 et 1985, après que son entreprise de jolies dames accompagnatrices ait été démantelé. Il est douteux quelle soit, comme elle le prétends, apparentée à la famille BREWSTER (William) car il n’y a aucune confirmation de lignage direct. Read the rest of this entry »
Qaund Constance écrit
In Murmures du coeur on 5 juillet 2009 at 07:39C’est toujours sur le site d’Armando ( Du Bleu Dans Mes Nuages) que je trouve des trésors. Ce matin, c’est un extrait de texte, qui m’a propulsée chez Constance, sur son blog, le Brise Glace.
Mon trésor du jour :
“ Je n’écris pas, je parle. Seule, debout, dans un long couloir étroit. Je ne veux pas écrire, relire, chercher les mots que j’aime tant quand j’aime lire. Je veux juste parler, me parler, te parler. Juste comme ça, être là. Même seule, même au froid, parler de moi à moi, de moi à toi. Je ne sais pas écrire, juste lire. Lire et lire encore, les mots des autres, les mots pour dire. Lire et me pourlécher de mots choisis, bien accordés, bien accrochés. Les mots qui font vibrer la vie, vivre les autres, s’oublier. Traverser la mer, escalader les montagnes, les passions et les drames, et rire aussi. Je n’ai pas appris à écrire, juste lire. Alors, je parle, seule, sans relire. Dans un long couloir étroit, mes mots s’échappent, et filent tout droit, ne vont nulle part, peut-être à toi. Si tu étais assis, en face de moi, si je n’étais pas seule, je ne viendrai pas là. Je parlerai tout bas, je parlerai comme là, sans choisir les mots, sans relire. Je n’aurai pas besoin de pousser les murs, de jeter les mots et d’attendre qu’ils reviennent en échos. J’écouterai aussi tout bas, j’écouterai tes mots et le son de ta voix. Pas de place pour deux dans ce couloir étroit, juste moi. Il arrive aussi parfois, pour changer d’habitude, que je jette les mots en l’air, comme là où je les regarde tomber à plat. Je n’écris pas, je parle, juste pour toi.
Blog ” Le Brise Glace “, auteur : Constance - http://briseetcetera.wordpress.com/
Quand Ruddy rugit
In Conversations, Mayflower on 5 juillet 2009 at 06:14.. et n’est pas content de moi, il m’engueule, mais c’est pas grave, je le connais. Et il a le droit de ne pas être d’accord, hein ? bon. Donc, voici son billet :
“ Encore des religieux! Mais les pires! Ceux que ne supportaient ni les cathos, ni les protestants, tellement ils étaient dégueulasses.On connaît leur histoire édifiante.Ca n’empêcha pas, plus tard de massacrer les Indiens!
Leurs descendant ont tué, tué, tué…Tous des pouacres sauf Sidney Biddles Barrow, une pute, qui fut aussi maquerelle et qu’on a voulu exclure de la liste des descendants de saloperies de pèlerins coincés! Comme toujours, on a voulu falsifier l’histoire! Ca s’appelle religion! Lisez son bouquin (en français, la Madame du Mayflower)
Vivent les putes, elles sont plus digne qu’un croyant, que quelqu’un qui a besoin de béquille pour penser, qui ne veut pas apprendre à mourir pour de vrai et qui attend le salaire de ses bienfaits: un marchand! Les putes font du bien pour moins cher et on n’en prend pas pour perpète comme avec Dieu ou une épouse!
De toute façon, Dieu n’existe pas: il me l’a dit lui-même! Vous n’allez pas oser penser que c’est un menteur, non?
Lisez The Scarlett Letter de Nataniel Hawthorne: le premier roman américain est déjà en révolte contre l’uhéssaterie pourrie et l’esprit glauque et moisi des pille-grain phraseurs! Et lisez Ambrose Bierce! Ca fait toujours du bien!
Ils débectaient même les papistes!
Ils faisaient gerber les luthériens! oui, ils dégoûtaient même les dégueulasses! On n’ a jamais pu faire le procès d’Harry Truman! Le klukpluxclaneux au crime magistral! Contre l’humanité et génocidaire! ” – Orlando de Rudder – commentaire sur Mayflower
_______
Je réponds : Read the rest of this entry »
A la Une d’AJD’H
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 4 juillet 2009 at 06:36
Les NEWS d’Au Jour D’Hui
4 juillet : Fête de l’Indépendance, notre fête nationale à nous : on célèbre frugal : BBQ, hot-dogs, hamburgers, salade de pomme de terre, mais grillés, watermelons, cupcakes tricolores, drapeaux aux fenêtres et balcons, Grand fête de l’été, équivalente de la grande fête de l’hiver, Noël. Tout ce matin nous aurons aussi, à la télé, les retransmission des parades dans diverses grosses villes ( New-York, Washington) et ce soir, les feux d’artifices habituels, avec les non moins habutuels accidents idiots, prévisibles et inconséquents. Ainsi va le monde.
Et nous, on fait quoi ? on pique-déjeunera avec des lobster rolls, des asperges, et des patisseries italiennes. Ce soir, salade dehors, au frais.
Sarah Palin abandonne son poste de gouverneur de l’état de l’Alaska. Elle l’a annoncé hier : elle quittera son poste gobernatorial le 26 jhuillet, dans 23 jours. Elle laisse la place à son Lieutenant-Gouverneur, Sean Parnell. Madame Palin est restée vague quant à ses intentions futures : sera-t-elle ou non candidate aux prochaines élections présidentielles de 2011 ? Les Républicains ne sont pas très contents, il semble que Madame Palin les ai pris par surprise, ce qui est la meilleure façon de se mettre les Reps à dos, et c’est là une très facheuse position, dans tous les sens du terme.
Les funérailles de Michael Jackson : elles seront grandioses si nous devons en croire les rumeurs. Et ce serait mardi. Puis bataille pour la garde des enfants – du ‘déjà vu’, quoi.
Le temps : pour l’instant, ça va, ciel dégagé, soleil, température fraîche pour la saison. Orages prévus à la mi-journée. Comme hier, quoi ; et avant hier, et avant avant hier and so on…
Sur l’air du temps passé
In Le Journal on 3 juillet 2009 at 14:00
… retrouver ici [ http://lise2cc.wordpress.com/textes/le-village/ ] un reflet de ce que fût, peut-être, l’a traversée, l’arrivée à Cape Code, l’attente pour ces femmes tenues recluses dans le ventre du bâteau pendant des mois, la maladie, la folie, le suicide, l’horreur, et l’attente qui s’est continuée lorsque le Mayflower a finalement quitté la pointe de la presqu’île le 21 décembre 1620 au matin, pour traverser la baie et amarrer au large de Plymouth. La déception aussi : il leur faudra attendre encore quatre autres mois avant de pouvoir quitter enfin le navire et marcher sur la terre ferme. Read the rest of this entry »
Orlando de Rudder
In Le Journal, auteurs on 3 juillet 2009 at 09:40Le texte complet ici :
http://orlandoderudder.canalblog.com/archives/2009/07/03/14281301.html
Ce qui de l’ami fût l’ami
[ ... ]
Vite, on s’en va ! Et quand elle a dit : «
oui, on s’en va loin d’ici, du pays
crevard-niais où ce qui de l’ami fuit l’ami
règne en plâtreux mélange de gangues
empaquetantes ! Partons en carapate et
aimons-nous avec même la mort, moi,
toi, puisqu’elle est toujours là, douceur
des choses, fragilité, et mes larmes, et
mes seins, le chocolat amer et la vie à
nous deux »…
Oui, quand elle a dit ça, , j’ai pleuré à
mon tour pour que la pluie m’engueule. Read the rest of this entry »
Allez, hop, de la joie !
In Le Journal on 3 juillet 2009 at 08:42

… pour changer. Car il faut rire et on n’a pas assez d’occasion de se marrer dans ce monde morose.
Et pour moi, il n’y a rien de mieux que l’histoire du lapin, de Marie-Laetitia Gambié, Mariléti pour ses ami(e)s .
Si après ça, vous avez toujours envie d’avoir un lapin d’appartement, venez nous le raconter :
J’enfonce des portes ouvertes
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 3 juillet 2009 at 06:24… une fois de plus, mais c’est pas grave : ce qui serait grave, ce serait de ne pas en parler. De se taire. D’en avoir peur.
Donc, non, on ne va pas laisser ce sujet, alerte à toutes les mères – comme toujours, ce serait (presque) NOTRE FAUTE !!! faut pas manger n’importe quoi quand on attends un enfant : dites, vous étiez au courant ? Puis vaut mieux pas prendre des médocs non plus. Ni toucher des produits chimiques. Ni peindre. Ni nettoyer. Ni fumer.. bon, mais tout ça, on est sensé le savoir. Quand même, je suis pas d’accord : le mercure et les plastiques, c’est pas nous, si ? ( bon et quelle est la future mère qui s’est gavée de choux-fleur et de broccoli pendant sa grossesse, levez le doigt !! j’en vois pas trop… )
Voici ce que je trouve sur Elsevier.com - et désolée que ce soit en anglais, si vous voulez une traduc, dites-le, je m’y mettrai.
[ ... ] I postulate that early maternal hypothyroxinemia resulting in low T3 in the fetal brain during the period of neuronal cell migration (weeks 8–12 of pregnancy) may produce morphological brain changes leading to autism.
Insufficient dietary iodine intake and a number of environmental antithyroid and goitrogenic agents can affect maternal thyroid function during pregnancy. The most common causes could include inhibition of deiodinases D2 or D3 from maternal ingestion of dietary flavonoids or from antithyroid environmental contaminants. Some plant isoflavonoids have profound effects on thyroid hormones and on the hypothalamus–pituitary axis. Genistein and daidzein from soy (Glycine max) inhibit thyroperoxidase that catalyzes iodination and thyroid hormone biosynthesis. Read the rest of this entry »
Nouvelle théorie
In AU JOUR D'HUI on 3 juillet 2009 at 05:47On nous en sort tous les jours et parfois une douzaine par jour. Je viens de récupérer celle-ci sur le Huffington Post – non, ce n’est pas traduit en français, mais UN, tout le monde dans les pays francophones lit l’anglais , et DEUX, pour les quelques-uns qui y seraient refractaires, je vous traduis deux paragraphes, ci-dessous ( bisous, bisous !)
Donc, la nouvelle thérie pour les causes de l’autisme galopant ( galopant, j’insiste : regardez les statistiques en fin d’article, vous verrez) c’est que ce sont les PRODUITS CHIMIQUES qui en seraient la cause.
Voici donc des morceaux de l’article, c’est pas moi j’le jure, mais c’est assez alarmant pour que je le lance Au Jour d’Hui,.
http://www.huffingtonpost.com/harvey-karp/cracking-the-autism-riddl_b_221202.html
[ ... ] Dans les derniers trente ans, des produits chimiques et toxiques, comme, par exemple, le Teflon, les plastiques, et formaldehydre, ont de plus en plus envahi nos maisons. Nous nous sommes habitués à penser que ces produits étaient sans danger, mais nous devons regarder les évidences en face: l’exposition quotidienne à ces produits peut devenir un danger pour les cerveau en développement de nos enfants. ( peut-être même pour les nôtres *)
On va parler de Stephen King
In Le Journal on 2 juillet 2009 at 19:54Vous voulez ? Je vais chiper d’abord la réponse de Stéphane Méliade – si, si, vous connaissez tous Stéphane Méliade, c’est lui qui écrit des choses superbes ET QUI LES CACHE – pardon, et qui se cache sous le turban de Mahamat…. Vous ne voyez toujours pas ? bon, je vous mets le lien en fin d’article.
De Stephen King, Stéphane dit : ” J’avoue avoir passé des heures extraordinaires avec lui, donc je ne suis pas objectif. Par exemple, ce type a réussi à m’accrocher en multipliant les références ultra-précises au baseball, auquel je ne connais rien, mais à sa manière décrire, avec tous ses détails qui poussent comme des champignons sur du roquefort, je finis par me croire né une batte à la main et à la fin, j’ai l’impression que ça fait partie de ma culture profonde, et si j’apprends que les Red Sox ont perdu un match, je me dis “merde” 
Il illustre aussi l’importance d’être bien entouré. Quand je pense qu’à ses tout débuts, il paraît qu’il avait balancé son manuscrit “Carrie” à la poubelle et que c’est sa femme qui l’a récupéré et qui l’a persuadé de le finir et de l’envoyer ^^ 400 millions d’exemplaires plus tard, j’espère qu’il lui a fait 400 millions de baisers. “ ( Auberge de Ragueneau – St. Méliade/Mahamat Bandit – La Fille aux Deux Soleils) – Et profitez-en pour relire le conte de la Fille aux Deux Soleils, c’est en exclusif. http://aubergederagueneau.blog4ever.com/blog/forum_msg-44492-14473-205966.html
Donc, Stephen King.
D’abord, a la bibliothèque municipale de Schénectady, où’s que je crêche, pour les bouquins de Stephen King, il faut prendre l’échelle, enfin, l’escabeau. BECAUSE, il y en a de haut en bas, des livres. Et pas qu’un seul par titre, non : carrément coefficient six chaque titre ! On fait ça en grand ici, hein ; oubliez pas, c’est l’amérique, et oui, hélas. Read the rest of this entry »
Bernard Weber
In Le Journal on 2 juillet 2009 at 17:34“Le dernier espoir, c’est la fuite”
C’est ce que j’ai lu sous le titre de son dernier livre, où il traite, ou ne traite pas de papillons. Que je ne lirai pas si j’en crois la critique mordante que nous en fait un auteur.
Il y a des erreurs de taille concernant la conduite le pilotage, zut, non, bon : l’entreprise consistant à maneuvrer un bateau voilier entre les récifs – mais si j’en crois l’auteur [ de la critique, pas Weber ] , ce serait aussi un vaisseau fant.. spatial ? Ou bien j’ai rien compris, comme toujours ?
Je sens que je dois me mettre d’urgence à la littérature d’outre-tombe – non, futuriste, machin, sc.fi
Je m’insurge
In AU JOUR D'HUI on 2 juillet 2009 at 08:20
… contre les forêts d’éoliennes.
J’en ai traversé une sans le vouloir – je veux dire : nous ne l’avions pas cherché, nous étions égarés et nous nous sommes retrouvés dans l’angle sud-ouest de l’état du Minnesota, il y a quelques années, traversant pendant une demie-heure une énorme forêt d’éoliennes : j’ai cru que je devenais folle. C’est monstrueux. Et le bruit !
Bon, OK, c’est peut-être nécessaire, utile, et tout ce qu’on voudra. Mais pour la destruction du paysage, on ne peut faire mieux – oh, pardon, si : les mines à ciel ouvert et les incendies de forêts – de forêt d’arbres, j’entends. ( Petite Soeur me rappelle avec jistesse que les turbines nucléaires sont quand même pires que les éoliennes .. ben c’est vrai ! un point pour les éoliennes ) Read the rest of this entry »
Lali, tout simplement
In AU JOUR D'HUI, Découvertes on 2 juillet 2009 at 07:17Tout de suite, sans plus attendre, avant de me remettre à l’histoire du Mayflower, je vous donne l’adresse du blog de LALI,
que j’ai découverts, – site et Lali, ensemble – ce matin grâce à Armando ( http://dubleudansmesnuages.com ), merci, Monsieur !
Attention, vous en aurez pour des jours et des jours, à circuler dans cet immense domaine de la poésie, de l’écriture, des souvenirs, et des peintres, et des photos et des fleurs, et de l’aube au soir lumineux.
Lali, un nom à retenir, à tenir ferme, à ne pas égarer: une source de bien des joies pour tous ceux qui écrivent, et qui aiment découvrir.
Les Voyageurs du Mayflower : Partir
In Mayflower on 1 juillet 2009 at 07:15
1 – Chercher et trouver la Terre Nouvelle
On ne s’exile jamais par caprice. A la base de l’impulsion de départ, il y a plusieurs raisons. Parfois, l’amour. Souvent, la volonté d’une vie meilleure. Parfois aussi la pulsion d’aventure, de découvertes. Toujours, l’espoir.
La maison de Mariléti
In auteurs on 30 juin 2009 at 08:34En attendant la suite de la maison de Priscilla, je vous convie à la visite d’une maison fraîche et ” de pierre douce et lisse, claire comme du nougat, ” la maison de Mariléti, Marie Laetitia Gambié. A sa suite, nous entrons :
[ ... ] Je pose la main sur la poignée de la porte d’entrée, qui grince aimablement à mon retour ; les gonds, la serrure, comme délassés dans un bâillement, m’accueillent ensommeillés « ah, c’est toi ? ». Je tourne, pousse, un coup d’épaule, la fraîcheur du dedans mâtinée d’un parfum lavande-moisissure-de-livres me saisit… Chez moi. Dans la semi-pénombre douce de midi, dans les lumières des fentes des volets, j’ouvre une à une les portes du rez-de-chaussée, tous les airs se mélangent, les pièces rendues à la vie communiquent et se parlent, cuisine, bibliothèque, salon, lavande, moisissure, thym séché … Les fenêtres resteront closes jusqu’à ce soir. [ ... ] M.L. Gambié, La Maison du Ruisseau, ©2009
A lire et à savourer en version intégrale sur le blog de swan.com :
Livres, livres, livres …
In AU JOUR D'HUI on 30 juin 2009 at 05:59{ … } Mes semblables et moi ne traversons jamais la ville par les transports en commun sans un livre en poche, voire un journal, mais plutôt une revue ou un magazine en cas d’arrêt prolongé ; pour tout déplacement en train, nous prévoyons deux livres, au cas où le premier nous tomberait des yeux ; en avion, trois minimum car n’avoir rien à lire augmenterait considérablement l’angoisse d’un détournement assorti d’une interminable prise d’otages. Généralement, on nous dit avec une certaine condescendance que ça se soigne. Que l’abus de lecture nuit à la santé. Qu’il faut consommer les livres avec modération. Le temps de la honte est terminé. [ ... ]
Les Voyageurs du Mayflower : La maison de Priscilla
In AU JOUR D'HUI on 29 juin 2009 at 07:40
Priscilla Mullins n’a que 15 ans ( d’autres disent 20 ) lorsqu’elle embarque à bord du Mayflower en septembre 1620 avec son jeune frère et ses parents.
Un jeune garçon de 17 ans, John Alden, embarque lui aussi, en qualité de soudeur -chaudronnier-réparateur et tout ce que voudra lui faire faire le capitaine, seul maître à bord après Dieu.
J’ai retrouvé leurs traces quatre siècle plus tard, et c’est le même vent qui me l’a racontée.
http://lise2cc.wordpress.com/textes/lise-genz/les-voyageurs-du-mayflower/la-maison-de-priscilla-1
C’est beau, les vacances
In AU JOUR D'HUI on 28 juin 2009 at 05:55
Seulement, il faudrait, avant de s’aventurer vers l’est – c’est à dire, pour moi , vers l’océan – connaître le mystère des marées, les équinoxes solstices (1), les mouvements des vagues, et l’influence de la lune – puis aussi, d’où vient le vent. Faute de quoi, on peut dire adieu aux longues ballades à pied dans les dunes et la récolte des coquillages au bord de l’eau. Read the rest of this entry »
Du J.C.Heckers grand cru
In AU JOUR D'HUI, auteurs on 27 juin 2009 at 16:42En attendant que je classe mes valises, sacs de voyage, et parapluie – je vous expliquerai, [promis ! ) - allez donc vous promener sur http://jcheckers.wordpress.com/2009/06/26/soixante-douze-2/
vous ne le regretterez pas, j’en suis sûre et certaine.
Mercredi, je vous reviens avec des tas de textes photos et autres, même des menus et une grosse tempête au large du Cap Code et des maisons de bois du dix-septième siècle pour Petite Soeur - là, z’êtes contents ?
En attendant, bisous a vous tous – Emy, retour maison mardi soir.
Poésie, prose, essais, et autres choses écrites
In ECRIRE on 21 juin 2009 at 11:04Sur son blog Un Violon sur la Mer, http://un-violon-sur-la-mer.over-blog.com/article-32817305.html , Ile Eniger nous présente avant-hier l’article complet de Victor Varjac au sujet du dernier Festival du Livre de Nice. Les commentaires ne se font pas attendre. Lectrice assidue du blog de Ile, j’ai participé à la discussion et Ile m’a donné la permission de reproduire ici nos derniers échanges. Je l’en remercie.
Ile Eninger dit que la poésie et la prose se complètent, se complémentent. N’étant que très peu poète, j’explique comment je comprends cette complémentarité, comment je suis (re)venue à la poésie, au cours d’un projet d’écriture à plusieurs il y a cinq ans. Ceux qui me liront pourront hausser les épaules et dire que je joue avec les contradictions : suis-je ou ne suis-je pas en faveur de l’écriture à plusieurs ? Suis-je ou ne suis-je pas en faveur de l’écriture en solitaire ? Ce n’est pas si simple à trancher. J’ai eu le privilège de faire une expérience unique en écrivant sur des textes composés de plusieurs plumes, c’était un chatoiement de mots et de couleurs. Le résultat en est impressionnant. L’expérience est douce-amère. On ne la traverse jamais impunément
texte intégral :
http://lise2cc.wordpress.com/textes/lise-genz/de-la-poesie-a-la-prose/
Pour JeanMi, with love
In Murmures du coeur on 20 juin 2009 at 07:49Va lire l’article, c’est tout pour toi – et pour mes lecteurs aussi, indeed !
Rimsky-Korsakov, en grand chez Armando, en plus bleu que bleu, en piano et orchestre. Et puis des chansons, et tout ce qu’on fredonne ou chante à tue tête.
Alors, mon canardou, si tu me lis, BON ANNIVERSAIRE ( dans trois jours), bonne fête de la musique, mon musicien préféré, et tous mes voeux pour une autre magnifique année, à tous points de vue.
Au téléphone Mardi, Cougnaca !!!
An angry post
In Le Journal on 19 juin 2009 at 07:22Listen, IP 212.117.176.186
I’m on my way to contact who will be concerned about the SPAM that you are sending to everybody on the web for the past week. As my blog is concerned, you will never appears on the screen, indeed : but I have enough with the annoyance of having to erase your stupidities every morning.
You better stop right now if you want to stay out of trouble.
Am I clear ?
Lise Genz
La dernière
In Le Journal on 18 juin 2009 at 12:09
Juste de quoi vous rendre tous jaloux à votre tour !
________
Pour tous ceux qui ont la maladie chronique de l’écriture, on ne serait pas bien , là, devant cette immense plaine d’eau, avec juste les colibris et les belugas, pour RIRE, LIRE ET ECRIRE ???
Le Saint Laurent
In Le Journal on 18 juin 2009 at 12:06
Une autre photo du Saint Laurent vu du chalet d’Emy-la-Veinarde
Un coucou rapide
In Le Journal on 18 juin 2009 at 11:56
Pour ceux qui n’ont jamais découvert le Canada, une petite idée de ce qu’est l’embouchure du St Laurent, en hiver … la grand plaine blanche devant la maison, c’est le fleuve, gelé…
… à mon amie canadienne qui est en vacances à l’extrème bout du fleuve Saint Laurent, dans la région des belugas ! et moi qui croyais que les belugas étaient de la taille des thons, surprise de ma vie quand j’ai vu qu’il s’agissait de BALEINES ! ( mais oui, je suis nulle, je l’avoue sans aucune honte, lol!)
Notre EMY est enchantée de son séjour là bas, vue magnifique sur le fleuve, et colibris autour du chalet, villages d’artistes, peintres, potiers, sculpteurs, tisserands ; simplicité, immensité de l’eau, du ciel ; et l’autre rive là-bas, à plus d’une heure de bâteau (1) Voilà, paf, elle m’a transmis le virus par internet et je crois bien que nous irons l’an prochain avec eux partager le chalet pour une semaine – ou deux, tant que nous y serons, pourquoi pas ? Read the rest of this entry »
Web Liberty
In AU JOUR D'HUI on 18 juin 2009 at 09:32De K. Tremills, je retiens ce paragraphe : ” Les Perses sont intelligents, forts et courageux. Je suis touchée par leur détermination à raconter leur histoire à la face du monde. Ils ont embrassé la technoligie dans leur lutte pour la liberté dans un sens que nous, peuples nord-américains, tenons pour accordé – et qui ne l’est peut-être pas ? ” . Elle poursuit : “Why do you think the Iranian government has blocked SMS messaging, Facebook, Twitter, and any other means of communicating instantly to organize? Because they’re scared of the power of the people.”
Dans son article ce matin sur son blog J. Hourdeaux écrit : ” Dans un pays dirigé par les islamistes, et où la moitié des 70 millions d’habitants a moins de 25 ans, internet représente l’un des seuls lieux où l’on peut s’exprimer librement. Read the rest of this entry »
Tailles et entailles – 3
In Le Journal on 17 juin 2009 at 08:03Sur son blog ” Comprendre la télé” , au sujet de la déontologie des chaînes de télévision, Francois Jost nous dit :
” Toute interview procède à un montage d’images età un choix dans ce qu’a dit l’interviewé. Il faut savoir que, pour une vingtaine de secondes conservées tout au plus, l’interview peut durer de 15 à 20 minutes. Comment savoir si ce que voulait dire l’interviewé à été conservé quand on est extérieur au tournage? Comment le CSA peut-il en juger? J’ai fait souvent moi-même l’expérience de la difficulté à faire passer une de mes idées sur tel ou tel événement, tout simplement parce que le journaliste était venu me voir avec une autre idée en tête et qu’il attendait de moi une réponse précise. (1) Faut-il dans ce cas le faire savoir au CSA pour rétablir la vérité? Ce serait évidemment absurde. Aussi ridicule que ces réclamations des candidats de L’ïle de la tentation qui se plaignent que le producteur de l’émission a déformé leurs propos! En fait, il n’est qu’une solution: faire comprendre au spectateur le rôle du témoignage dans un reportage, et montrer qu’il a une place préconstruite dans l’argumentation journalistique.” Read the rest of this entry »
Tailles et Entailles – 2
In Le Journal on 17 juin 2009 at 05:441 ) Sur le blog de LG, http://lise2cc.wordpress.com
article Le Taux de Frequentation,
” J’ai donc cherché à comprendre pourquoi ça ne prends pas avec moi. Pourquoi je n’apprécie ni l’ironie, ni le sarcasme, ni la moquerie, à peine l’humour noir. Et j’ai trouvé : c’est qu’ici ( NY) c’est totalement dépassé. Ce que je lis actuellement ( Jed Purdy ” A Tolerable Anarchy” ) est même tout à fait à l’opposé du cynisme, qu’il considère, avec raison, comme gaufrettes et bilboquets.”
2) Réponse sur le blog de xx le 6 juin 2009, sous le titre ” La mère supérieure telle qu’en elle-même ”
Cherchant dans un premier temps dans la douleur qui l’aurait égarée une excuse à sa notoire insensibilité à l’humour, elle a depuis trouvé mieux, je cite (en tronquant sa phrase pour travestir sa pensée) : Read the rest of this entry »
Tailles et Entailles – 1
In Le Journal on 17 juin 2009 at 05:38Un auteur que je connais – nous l’appelerons JM – éclate sur son blog, périodiquement, en mots rageurs et accusations contre une de ses collègue (LG), qui fût, en son temps, sa colocataire, coauteure et co-web-amie. On ne peut parler en mal, ni critiquer, les changements de sentiments : ils sont ce qu’ils sont. Il arrive souvent que dans les rapports humains, le sarcasme remplace la confiance lorsque l’amitié tombe à plat. C’est dans l’ordre des choses, et surtout dans celui qui se traduit par ” On ne peut aimer tout le monde et son père “. Quoique ici encore, nous aurions beaucoup de choses à dire au sujet de ces phrases à l’emporte-pièces qui n’ont qu’un seul mérite : celui de se graver à vie dans nos mémoires par une sorte de mnémotechnique, sans que nous en comprenions jamais le sens exact. Parce qu’elles ne veulent rien dire, si on y réfléchit bien.
Mais revenons au Rageur : dans un article qui n’a pour but que de discréditer une fois de plus celle qui est dans sa ligne de mire, JM emploie un procédé bien connu des médias de notre début de siècle : les “tailles et entailles.” Read the rest of this entry »
Victor Hugo, toujours bien vivant
In Le Journal on 16 juin 2009 at 12:54
Laurence Cossé, Au bon roman, Gallimard, 497 pages, 2009
Sanseverina nous en fait un digest agréable et pertinent, mais surtout, elle nous remets en mémoire les lignes suivantes, de Vistor Hugo, au sujet des lectures de la mère Thénardier, vous savez bien : l’horrible mégère des Misérables ? Read the rest of this entry »
Je ne l’ai pas encore assez dit
In Le Journal on 13 juin 2009 at 10:59.. ni assez clamé. Donc, je répète, et c’est une fois pour toutes : il y a des gens qui écrivent et que j’aime. Il y en a d’autres, non, mais ce n’est pas mon propos ici et maintenant.
Mauricette Beaussart est en haut de la liste de ceux que j’aime. J’ai eu peur, quand elle a plongé dans le silence l’an dernier. On m’a dit : ” Mais vous n’avez rien en commun, elle et toi ! ” Mais qu’en savent-ils ? Comment lisent-ils donc ses histoires de veaux vaches cochons couvés – des cochons couvés, c’est pas ce qui manque, pourtant. Je suis sûre, et c’est triste, qu’ils n’y comprennent rien. Moi, je comprends. D’ailleurs je cherche, j’en trouve pas. Je vais relire The Farmer Almanach du Minnesota, et là, peut-être … Read the rest of this entry »
Dialogue avec Eloise – 2
In Le Journal on 13 juin 2009 at 07:40Well, vous savez , pour avoir ‘plus réfléchi, plus intelligent, plus démocrate’ que Duboya, le premier chien coiffé qui passe dans ma rue aurait fait l’affaire. (
) Read the rest of this entry »
Dialogue avec Eloise
In Le Journal on 13 juin 2009 at 06:46Je ramène ici, au grand jour, le dialogue commencé depuis deux trois jours avec Eloise, sur le sujet : “ Satire, humour, sarcasme et autres plaisanteries : what a joke ! “
Lien vers l’article et les commentaires, http://lise2cc.wordpress.com/2009/06/11/le-taux-de-frequentation/#comments pour comprendre de quoi nous parlions, parce que je ne vais pas TOUT transcrire ici, mais seulement répondre ( en italique ) à des paragraphes contenus dans un commentaire très intéressant, d’Eloise ( en bold – on dit comment, déjà, en français ? ) : Read the rest of this entry »
Renouveler notre façon de penser
In Le Journal on 13 juin 2009 at 05:46Je suis accrochée par quelques mots d’Andrée Wizen, qui dit :
” Critique sociale et poésie. je cherche quels liens peuvent exister, qui permettent de penser d’une manière renouvelée ” – A.Wizen, andree.wizem.over-blog.com/article-32…
Déjà, faire le lien entre les deux, qui s’opposeraient presque – non, pas opposition, mais fuite. La poésie, cette craintive, cette malmenée, cette hyper-sensible . Et la critique sociale, fière et droite, forte et inébranlable. Deux figures qui n’ont rien pour aller à la rencontre l’une de l’autre.
Et pourtant. Read the rest of this entry »
Comment savoir …
In Le Journal on 13 juin 2009 at 05:35… ce qui est bon, amer, sucré, fade, piquant, salé, si nous mangeons toujours le même ragout, si nous ne buvons toujours que la même eau, venue de la même source ?
Pareil pour nos opinions sur toutes choses : si nous ne lisons qu’un seul livre, n’écoutons que du Mozart, ne parlons qu’un seul langage, comment pourrons-nous discuter de l’universalité ?
Manuel Valls
In Le Journal on 13 juin 2009 at 05:05Au sujet du déplorable vote du 7 juin, et à la question suivante : “ Dans quelle mesure l’argument du « vote sanction » a-t-il joué contre le PS ? “
Manuel Valls, socialiste, maire d’Evry, et auteur, répond :
« J’ai déjà dénoncé le fourvoiement stratégique de l’antisarkozysme, dont Bayrou a d’ailleurs lui aussi été victime. Cette stratégie affaiblit la crédibilité du PS en l’obligeant à l’outrance et au conservatisme et grandit le personnage de Sarkozy en le mettant au centre de chaque débat. »
Merci Monsieur.
C’est exactement ce qui se passe chaque fois que nous nous acharnons sur quelqu’un à travers la raillerie et les sarcasmes. Cela s’appelle aussi “monter en épingle” (de cravate) et exposer publiquement : c’est un vieux truc de publicité qui a fait ses preuves, et dont les stars en manque d’étalage publicitaire n’hésitent pas à se servir, acceptant de faire tancer par les médias en de facheuses postures. certes, on va dégoiser sur leur compte, mais au moins, on parlera d’elles ou lui. C’est le but poursuivi et les médias tombent dans le panneau, que ce soit ou non voulu de leur part ( certains journaux ne vivent que de cela et se font grassement payer ). Read the rest of this entry »
A Tolerable Anarchy
In Le Journal on 12 juin 2009 at 20:52La liberté est au coeur de l’identité américaine, et c’est elle qui doit mettre en forme à la fois les valeurs nationales et les vies de chaque individu. Le grand idéal qui consiste à moduler ( à travailler soi-même à faire ) chacun notre propre vie a inspiré les meilleurs et les pires moments de notre nation : courage et émancipation , mais aussi la peur, la délusion, et les guerres sans raisons.
cette dualité, c’est l’histoire de l’Amerique, de l’esclavage aux reformes progressives du debut du vigntième siècle, du New Deal aux mouvements sociaux de 1960, et maintenant notre bataille devant le dnager du changement de climat, du manque des ressources energetiques, . mais les forces economiques qui sont hors de notre portée nous coupent l’herbe sous le spieds : nous ne progressons plus. Pour realiser notre idéal de liberté, aujourd’hui, nous devons posséder une nouvelles visionpolitique, afin de réformer les institutions en place – que nous partageons.
Jedediah Purdy nous parle de Frederick Douglass (fin de l’esclavage) ; Ralph Waldo Emerson ; les reformeurs et les présidents qui se sont battus pour affirmer la continuelle citoyenneté ( d’habitants du melting pot) dans un monde qui change très vite ; J.Purdy pose les questions essentielles : Est ce que le capitalisme rend la liberté plus perfectible ou bien la détruit-elle ? Est ce que la liberte signifie que nous devions suivre les vieilles traditions, la religion, ou bien au contraire ntore propre coeur – et si oui, comment ? Estc e qu’un pays composé d’individus peut aussi être une communauté de citoyens ?
C’est en substance le digest du livre.
A demain, pour la table des matières.
Jedediah Purdy
In Le Journal on 12 juin 2009 at 20:30Il monte, il a 34 ans, il est professeur de Droit à Duke University, il a enseigné à Yale et à Harvard. Il est l’auteur de :
- A Tolerable Anarchy : Rebels reactionaries, and the making of american freedom
- For Common Things: Irony, Trust and Commitment in American Today.
- Being America: Liberty, Commerce and Violence in an American World
Il a écrit plusieurs articles dans les magazines Atlantic Monthly, The New York Times, Democracy et autres publications.
Lawrence Lessig, fondateur de Creative Commons et auteur de Free Culture, écrit, à propos de A Tolerable Anarchy : ” Purdy émerge comme le plus prometteur de nos jeunes intellectuels. Ce livre, trés bien écrit, confirme cette position. Riche de toute l’histoire qu’il nous raconte et brillant dans ses théories, il changera vce que vous pensez de l’Amérique et du challenge que nous allons rencontrer dans l’avenir proche.. [ ... ] Read the rest of this entry »
Au Jour d’Hui, c’est hilarant
In Le Journal on 12 juin 2009 at 20:08Où l’on s’aperçoit que les peoples de l’autre coté de la grand’mare sont ultra-sensible à l’ironie et à certain sarcasme, quand ils en sont victimes.
Vous ne vous figuriez pas quand même, gens du Québec, de Bruxelles, de Lausanne ou de Madagascar ; gens de partout qui parlez français, qui écrivez français, mais qui n’avez pas le bonheur et le privilège de vivre à deux pas des Champs-Elysées, ou du Boul’ Mich et de ses pavés ; vous ne pensez pas une seconde, j’espère, que vous sachiez quoique ce soit “comme” le français de France le-seul-le-vrai ? Hein ?? J’espère que vous n’avez quand même pas l’audace de penser que vous en sauriez même, sur certains sujets, un peu plus que lui/elle, du XVI ( Paris, Ile de France) ? Hein ? par exemple, sur la neige, et les courses en traineau, vous, de Montréal ? ou sur les alligators, vous de New-Orléans qui vous battez pour conserver le beau langage ? Ou sur les chants et danses malgaches, vous que j’aime, là-bas, mes amis de l’île ??
Ou simplement, moi, ici, sur la vie à l’américaine, sur ce qui se fait, ne se fait pas, se lit, a cessé de plaire ? Sur les nouvelles idées ? Découvertes ? Comportement ? Read the rest of this entry »
Le taux de fréquentation
In Le Journal on 11 juin 2009 at 14:01Depuis mes démélés avec des internautes facétieux, intelligents, articulés et d’un bon goût au -dessus de la normale, sur le blog de JP Martin, le taux de fréquentation de Au Jour d’Hui a grimpé vers des hauteurs vertigineuses ! Comme quoi il en faut peu, parfois, pour amener les visiteurs sur nos sites.
Et moi, tra la la : j’ai appris plein de choses sur l’ironie, le sarcasme, et autres lieux communs hélas monnaie courante, semble-t-il, parmi les beaux esprits français de ce début de siècle.
J’ai donc cherché à comprendre pourquoi ça ne prends pas avec moi. Pourquoi je n’apprécie ni l’ironie, ni le sarcasme, ni la moquerie, à peine l’humour noir. Et j’ai trouvé : c’est qu’ici ( NY) c’est totalement dépassé. [ là, t'exagères ! - oh. à peine ] Ce que je lis actuellement ( Jed Purdy ” A Tolerable Anarchy” ) est même tout à fait à l’opposé du cynisme, qu’il considère, avec raison, [ à mon avis seulement - d'autres peuvent penser qu'il a tort. ] comme gaufrettes et bilboquets. Read the rest of this entry »
Armando, Michelle et les vieux livres …
In Le Journal on 10 juin 2009 at 19:19Sur le bloc d’Armando Ribeiro, on trouve des couleurs, de la gentillesse, des textes, de la musique, et le soleil
Ce soir, j’ai déniché une petite nouvelle dont je vous offre un extrait :
[ ... ] Passionnée par les livres anciens, elle y avait trouvé un livre étrange. Aucun titre ni auteur indiqués sur la reliure; l’intérieur entièrement écrit à la main. Une écriture difficile, de celles qu’on dit illisibles, mais que Michelle, pharmacienne, arrive à lire sans difficulté. D’ailleurs, c’est sûrement à cause de son écriture ‘brouillonneuse’ que le livre était encore à vendre. Et qu’elle n’avait pas eu de difficulté à l’acquérir pour dix dollars.
Michelle, en arrivant à la maison, avait dépoussiéré le livre, et puis avait pris le soin de nettoyer toutes les pages délicatement, avant d’entreprendre sa lecture. Elle avait eu comme une impression qu’à un certain moment, le livre avait frissonné de gratitude.
Le texte : http://dubleudansmesnuages.com/?p=9506
Et hop, Dominique Broueilh
In Le Journal on 10 juin 2009 at 08:27Elle aurait écrit un commentaire contre une personnalité du gouvernement français.. le commentaire : ” Hou, la menteuse” … Vous vous souvenez de la chanson de Dorothé ?
Ces trois mots valent à Madame Broueilh une publicité dont elle se serait bien passée : les services de “protection” ont fait du zêle et dénoncé le “hou la menteuse” comme le sésame ouvre-toi” de toutes une série de catastrophes passées, présentes et à venir, que le tsunani d’il y a deux ans c’est de la petite bière à coté.
Si vous voulez apporter un secours moral à Dominique Broueilh, voici un lien : http://soutien-a-dominique-broueilh.blogspot.com/
Attention, n’envoyez pas de fonds, no matter how !
Sommes-nous TOUS des journalistes ?
In Le Journal on 10 juin 2009 at 07:24C’est la question que je me pose ce matin, après avoir relu pour la centième fois l’article de Jean-Pierre Martin sur son Blog, et surtout les commentaires qui s’en suivent.
http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2009/06/crash-social-airbus.html
J’ouvre une parenthèse pour signaler que j’ai explosé, et j’avais tort dans un certain sens, c’est vrai, car j’étais, mardi dernier, très sensible à tout ce qui se rapportait à l’accident Air France vol 447. Ce qui n’est pas une raison suffisante et j’ai présenté mes excuses à qui de droit, sur place, hier après midi.
Pourtant, quelque chose continue de me chiffonner, non seulement sur l’article, mais aussi sur les commentaires écrits à la suite, les insultes dont on m’a gratifiée, et les explications boiteuses sur ” le droit à la rigolade” même si ce doit être sur le dos de 228 disparus et autant ( et plus ) de familles en deuil. On me dit en substance : Laissez nous rire si nous en avons envie …
Traduction : ” ferme ta grande gueule, on veut pas t’entendre, on a le DROIT de rire et si ça ne te plaît pas, tu n’as qu’à ne pas lire “ . Et là, juste là, sur ce petit point LA, on m’interdit de m’exprimer. On veut me faire taire. On annule ma liberté d’expression. S’il y a une chose intolérable à mes yeux, c’est justement cela : les gens qui s’emparent d’un terme ( de loi) et le tournent à leur seul avantage, foulant allègrement CE MEME terme lorsqu’il d’agit de l’appliquer aux autres.
Et en plus, ils parlent de DEMOCRATIE ? Ah mais quoi ? c’était pour rire. Read the rest of this entry »
S’informer, réagir
In Le Journal on 10 juin 2009 at 06:27Lu sur le site du magazine Le Point :
“La crainte de voir l’homme s’emparer totalement de l’homme est devenue le coeur de toutes les angoisses.”
Cette inquiétude, formulée par la professeur de droit Monique Contamine-Raynaud, est aussi au coeur du rapport du Sénat sur “la vie privée à l’heure des mémoires numériques” présenté le 3 juin. Pour éviter que “l’homo numericus” ne devienne l’esclave de la mémoire numérique, il faut renforcer la sensibilisation des citoyens aux enjeux liés à la protection de leurs données privées. Telle est l’une des 15 recommandations émises par le Sénat qui préconise aussi de créer un “droit à l’oubli”, un droit qui permette de gommer l’ensemble des traces laissées par les requêtes sur Google, les cartes à puces en tout genre et l’exposition de soi sur Facebook. Quels sont les acteurs habilités à conserver nos données ? Dans quel but ? Comment obtenir l’effacement des données et se protéger pour ne pas laisser de traces ? Sur ces questions, lepoint.fr a interrogé Olivier Proust, avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles. “
L’article entier :
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-06-10/la-vie-privee-un-droit-menace/1597/0/351178
Valentina
In Le Journal on 10 juin 2009 at 05:40Une petite nouvelle, comme une chanson douce qui se danserait sans mouvement, comme un amour sans baiser, comme une tendresse forte à renverser le monde.
Un extrait :
” J’avais parcouru plus de trois mille kilomètres jusqu’à Sébastopol pour approcher la plus grande violoniste que le monde avait jamais porté, Valentina Doblatova dite “Stradivalia”. Officiellement en reportage pour un magazine musical. Mais en réalité pour les rouler toutes les deux dans son fauteuil, elle et son ombre. Pour la porter dans mes bras, à l’aube du soir, à l’heure de lumière douce où même les peaux vieilles, flétries, lunaires, se parent d’une sorte de couche de velours doré. Et surtout, pour tremper doucement ses pieds dans la mer, au bas des marches. Elle avait des rides partout sauf à ses chevilles. Quand ses chevilles touchaient la mer, on aurait dit celles d’une enfant qui va battre des pieds.
Valentina écoutait le “splash-splash” de ses chevilles comme si elle découvrait une nouvelle sonate de Mozart. Puis elle se retournait d’un coup vers moi et m’apostrophait.
- Arrête de rêver ! Si tu te frottes trop fort contre les étoiles, tu vas finir par t’user avant moi !
Même quand je ne disais rien, je la faisais encore rire. ”
( Stéphane Méliade)
_____
Pour lire la suite : L’oreille de Van Gogh
http://aubergederagueneau.blog4ever.com/blog/forum_msg-44492-14470-202385.html
Je suis, Madame, votre HUMBLE serviteur …
In Le Journal on 9 juin 2009 at 19:18Sur un blogge où j’échangeais des politesses avec une autre bloggiste, notre ami “Mahamat” (Stéphane M.) nous tourne un compliment à sa façon, suivi de son portrait – nannnnnnnn il exagère !!! :
Je peux jouer aussi ?
Vous êtes extraordinaires, vous dansez sur le fil doré qui relie une lune de cristal à un soleil argenté. Que des chariots célestes déversent sur vos joues nacrées des pétales de rose trempée dans la chevelure de Vénus
Quant à moi, je ne suis qu’un crotillon infra-humain, abjecte et visqueuse fumerolle qui rampouille avec un bruit veule de succion latérale, tel un Gollum rance qui rongeotte des pelures avariées, pendant que les sphères gélatineuses qui me servent de globes oculaires tentent de se lever vers vous. Lorsque je parais devant vous, je serre mon bérêt entre mes doigts gourds et ne lave plus jamais mes doigts ni mon clavier.
Bouhou snif 
Hé j’rigole ![]()
(ou pas)
_________
Moi : Je sais pas, mais on s’y croirait, dis donc, ça f.. la trouille bleue ! on va en rêver la nuit prochaine ! Tu es sûr de ce que tu avances, là ? “abjecte et visqueuse fumerolle qui rampouille avec un bruit veule de succion latérale “, c’est pas un peu exagéré ? non ? Et va laver tes mains, que la grippe cochonne te guette du coin de l’eoil ( globuleux) ..
A mon seul désir
In Le Journal on 9 juin 2009 at 09:03
Au Moyen âge, à la renaissance, parler et danser devenaient des arts complets. Le tout mis en couleurs et formes sur les tapisseries qui nous viennent de ces temps si lointains que la mémoire s’y perd.
Le talon d’Achille – 2
In AU JOUR D'HUI on 9 juin 2009 at 05:44Le talon d’Achille – 1
In AU JOUR D'HUI on 9 juin 2009 at 05:40
“Madame Nichols, une mère de famille, auteur de nouvelles policières, habitante de Wilmington, Caroline du Nord, commence ainsi son aventure de bloggueuse sur son site, Ranting of a Crazed Soccer Mom. Nous sommes àla fin de 2004. Après plusieurs mois passés à vilipender la politique Bushistes et à soutenir la candidature de John Kerry, Madame Nichols poste un dernier message ” Practice compassionate regime change” Son article ne génère aucun commentaire et le blog se termine ainsi. ” [ D. Quenqua] Read the rest of this entry »
Abonnée à la lenteur
In AU JOUR D'HUI on 5 juin 2009 at 10:02Je suis abonnée à des petits journaux qui circulent , quelques-uns quotidiens ( celui de henri Gougaud, par exemple,) ou hebdomadaire( entre autres, et mon préféré, les Notules Dominicales). J’en reçois aussi des mensuels ( démocrates et américains) et ce matin, l’un d’eux me propose de m’abonner à la lenteur.
Un truc pour savourer le temps qui passe. Moi qui, même en y mettant du mien, n’ai jamais assez de ces foutus 24 heures qu’on nous affirme être contenues dans une journée ! Je me suis donc abonnée à la lenteur.
Et je commence immédiatement : voilà, c’est tout pour aujourd’hui, vous en saurez plus la semaine prochaine
La Hune chez J.C.Heckers
In Le Journal, auteurs on 5 juin 2009 at 09:46Ce que j’aime, chez J.C. Heckers, c’est son humour bien balancé. IL ne se prends pas au sérieux et quand il a envie de rire ( c’est souvent) il se moque de lui – même : c’est ce que j’appelle l’humour parfait. Il ne va pas chercher sur le plus obscur blog de mes deux pour y trouver à redire (pardon, les mecs ! ) Il ne descend pas en vrille les textes des autres ( pardon, Jean-Pierre Martin, my fault !) Il ne fouille pas dans le web inadéquat pour y relever des fautes de style, d’expression, ou de données politoco-s0ciale : non, quand il a envie d’engeuuler equelqu’un, Jean-Christophe, il s’engueule, LUI. Read the rest of this entry »
Jeudi de juin
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 4 juin 2009 at 07:03Aujourd’hui, le 4, début de mois. Soleil, ciel bleu, limpidité, fraîcheur. Quand je vous dis que Juin est mon mois préféré ! Plusieurs évènements importants de ma vie se passent en Juin, je n’en citerai que trois, par ordre d’importance : le 23, naissance de mon premier enfant – celui qui va faire du bâteau rien que pour me faire peur une fois de plus, mais bon, j’en prendrais l’habitude peut-être, un jour ? Le premier enfant, un garçon magnifique, un bébé vigoureux, aux yeux de pain d’épices, bruns dorés, un enfant superbe, qui chantait à dix mois, parlait à douze, marchait à quatorze et depuis n’a pas arrété de me faire trembler et de m’étonner ( en même temps et en bien !) à chaque tournant de sa vie. Heureux anniversaire dans 19 jours, mon canardou ! Read the rest of this entry »
Henri Gougaud
In Le Journal on 4 juin 2009 at 04:25Je suis abonnée à la pensée quotidienne de ce grand auteur, conteur et poéte, né comme moi à Carcassonne. Je reçois aujourd’hui ce texte :
Il m’avait déjà dit que je devais réveiller une femme dans mon corps et la mener au jour si je voulais capter, sentir, percevoir l’invisible. Les armes masculines effraient l’âme des choses, je savais cela. J’avais appris qu’en moi était un homme fort qui voulait posséder, mais ne voulait pas croître, qui voulait pénétrer de force les secrets et qui refusait de s’abandonner à l’infini parce qu’il avait peur de s’y perdre. Celui-là savait certes mener ma barque dans les vicissitudes du monde, mais pour explorer le dedans des choses, il était aussi inadéquat qu’un cheval fou dans un grand magasin. Read the rest of this entry »
Stéphanie et The Old Manse
In Le Journal on 3 juin 2009 at 12:57
Avant hier, j’ai passé deux bonnes heures sur les pas de Nathaniel Hawthorne, dans la maison qu’il habitait à Concord, état du Massachusetts, New England ( USA- Atlantique Nord ). Cette maison, plus connue sous le nom de The Old Manse ( La vieille maison) avait été construite un siècle auparavant par le grand père du philosophe Ralph Waldo Emerson. Hawthorne et sa jeune femme Sophia vont la louer et y demeurer pendant les trois premières années de leur mariage. C’est là que Hawthorne écrira, entre autres, les 25 nouvelles qui composent son ouvrage THE OLD MANSE ( 1846) . Pour en savoir davantage : http://lise2cc.wordpress.com/the-old-manse Read the rest of this entry »
J’ai eu très peur
In Le Journal on 3 juin 2009 at 06:03Je ne vous en parlerai qu’une seule fois : maintenant. Et je n’y reviendrai pas. Mais voilà : j’ai eu très peur pendant plus de vingt quatre heures.
C’est fini, la peur est passée. Nous sommes rassurés, enfin : mais l’impact demeure et la leçon que cette peur m’a laissée portera ses fruits.
Mon fils aîné, JeanMi, est chef de cabine à Air France et “fait” le Brésil. C’est tout, je n’ai pas besoin de vous en dire plus long.
Lundi, je suis partie pour une courte vacance dans le village des philosophes américains, avec la ferme intention de refaire le pélerinage que j’ai déjà fait il y a 3 ans : The Old Manse, The Wayside, The Orchard et la maison blanche d’Emerson. Avec, en plus : Walden pond, et la cabine ( reconstruite ) de Thoreau, The North Bridge, ( pour la septième fois reconstruit) et l’emplacement du premier affrontement armé entre les soldats de sa majesté le Roy d’Angleterre et les patriotes Américains. Mes objectifs : prendre le plus de notes possibles et pareil pour les photos. Couper avec la réalité.
On ne coupe pas avec la réalité, c’est la leçon que j’ai apprise ce lundi-là 1er juin 2009.
Lundi soir, encore sous le chârme des heures passées dans le Old Manse en compagnie de la meilleure guide que j’ai jamais rencontrée - une jeune et fluide française prénommée Stéphanie, dont je vais vous reparler dans les pages spéciales ” Mosses of the Old Manse” - alors que nous étions de retour à l’hotel, j’apprends par la télévision l’accident du jet d’Air France au large des côtes du Brésil. Read the rest of this entry »
Si nombreux …
In Le Journal on 30 mai 2009 at 12:12… à venir me rendre visite ici tous les jours ! Je mesure l’étendue de mon ingratitude en découvrant ce matin, avec stupeur, le chiffre faramineux de 14.338 visiteurs en 6 mois !
Evidemment, ce ne sont pas quatorze mille et des poussières visiteurs tous nouveaux ! vous êtes nombreux à revenir, amis fidèles, muets ou non. Et il y a ceux qui ne font que passer, ou qui ont atterri ici par erreur, en cherchant “fenêtre”, par exemple ( ??) . N’empêche : savoir qu’on a eu presque 15,000 visteurs, c’est quelque chose. C’est émouvant. Quel dommage que vous n’ayez pas laissé un petit mot au passage, un simple bonjour.
WordPress est-il fiable ? pouvons-nous croire ses statistiques, dont je découvre ce matin seulement un tas de possibilités ? Par exemple, savez-vous que les spams ( oh, oui, j’en ai reçu 45 en 6 mois ! ) les spams, donc, nous donnent les IP de ces messieurs-dames spammers. On dirait que les dames sont en majorité dans mon placard à spams, avec leurs noms ET adresses ?
Mais laissons les mauvais coucheurs et ceux/celles qui voudraient coucher à tort et à travers, et revenons aux gentils visiteurs qui passent par Au Jour d’Hui au long de 24 heures : nous avons une bonne moyenne de 85 par jour. Qui va grandissant, c’était moins dans les deux premiers mois, et maintenant, vitesse de croisière se situant autour de 15o par jour. Read the rest of this entry »
Mauricette Beaussart
In Le Journal on 30 mai 2009 at 09:07J’ai rencontré cette grande dame en 2008, j’ai un peu dialogué avec elle ; puis, brusquement, vers la fin de l’année (dernière) je l’ai perdue.
C’est la connerie noire du Web : on rencontre des gens, on les aime, on est content de les retrouver – et si facilement, en un seul clic – tous les matins et même plusieurs fois par jour. Et un jour, paf, ils disparraissent.
Pendant plusieurs mois, semaines après semaines, je mettais Mauricette dans le moteur de recherche Google le Biggle.. mais en vain. Disparue, la grande dame qui m’avait parlé de Flannery O’Connor. Qui faisait mon délice : lire enfin une prose qui ne devait rien aux artifices et tout au talent. Un style à visage découvert, une peau lisse, jeune et fraîche nue de tout maquillage – bon sang, mais quel plaisir ! et si râre à rencontrer sur la toile, en ce temps-là ; depuis, j’ai rencontré Mariléti et d’autres, et boum, pareil ! Comme quoi on rencontre de tout sur la toile, et son maître, à condition d’être infiniment patiente et entêté(e). Ce que paraît-il je suis.
L’histoire se poursuit ; hier matin, je vais chez l’Ornytoringue ( dont j’extropie le nom chaque fois que je l’écris, pardon, pardon!) hier matin et que vois-je en bonne place, dans la liste de ses liens ? Mauricette ! Mauricette revenue, toujours Etoile Point Etoile, fidèle à elle-même – mais en mieux, si c’était possible. Read the rest of this entry »
Allergie
In Le Journal on 29 mai 2009 at 17:11Mon docteur qui est un homme choisi pour la qualité de son humour. Il nomme résistance tout ce qui selon lui ne devrait pas faire partie de la médecine officielle, mais des réactions spontanées, salutaires à tous les emmerdements.
A tous les ennuyeux parasites délinquants minables et autres sous-merdes ; merci Orlando, je vous chipe le mot je trouv e qu’il convient parfaitement avec ce que je ressens aujourd’hui : une allergie.
Réactions salutaires et donc, surtout, surtout ne jamais chercher à en guérir nous risquerions de devenir véritablement malades.
C’est quelqu’un, mon docteur.
Aujourd’hui, je lui ai dit que je ne pouvais plus supporter les cons, les prétentieux, les faux intellectuels surtout quand ils se disent de gauche et qu’ils se cramponnent à tous les clichés de basse-fosse qu’ils peuvent rencontrer. de droite.
Que je ne pouvais plus souffrir les mots alignés à la queue leu leu et qui à la fin du chapelet ne veulent rien dire et nous toisent du haut de leur médiocrité.
Il a ri, il m’a demandé ” jusqu’où vous ne pouvez pas supporter ? ” et j’ai dit jusqu’à la nausée. Read the rest of this entry »
Que justice nous soit rendue !
In Le Journal on 29 mai 2009 at 12:20Sur son site, et dans son style impossible à copier, Marie-Laetitia nous raconte savoureusement une petite histoire qui m’a réjouie l’âme, le coeur et effacé mes rides . En voici en extrait
[ ...] C’est de cette manière, d’oreille traînante et lasse, que je commençai d’entendre parler de cette nouvelle infraction mineure mais lourde de conséquences qui était apparue en ville et défrayait la chronique (c’est dire si qu’on avait des trucs à se raconter hein) : un allumé, un salopard, un dégénéré ou juste un petit con, s’amusait à balafrer tout en longueur les carrosseries des bagnoles, surtout les grosses, un peu partout en ville. La police municipale était aux abois, pensez hi hi ils n’avaient rien eu d’aussi palpitant à se mettre sous la dent depuis pfffou au moins l’Histoire de la Panne Informatique du Distributeur à Billets!, et je le savais parce que la dame qui en causait, ben son mari en était membre. De la police municipale. “On” soupçonnait un malveillant esprit révolté de vouloir punir le bon bourgeois. L’information, répétée et étayée soir après soir, se fraya un chemin jusqu’à mon neurone à mémoire, et y resta. Un peu comme on garde un sac plastique au cas où qu’il resservirait.Un jour. Sauf que là, le jour arriva bien vite. [ ... ]
La suite : http://hemipresente.over-blog.com/
Hier, dans le Massachusetts
In Le Journal on 29 mai 2009 at 12:15
… il pleuvait – ah, je vous l’ai déjà dit, non ? – bref, il pleuvait et voici ce que ça donne. Et on a quand même passé une bonne journée.
Alina Reyes aujourd’hui
In Le Journal on 29 mai 2009 at 10:13et celui des cerises …
In Le Journal on 26 mai 2009 at 07:02
Une vieille chanson de nos grand mères que Jean-Baptiste et moi chantions à tue-tête un soir où nous avions abusé de la Blanquette.. oh, mais l’honneur était sauf : G.. et John reprenaient en choeur avec nous au refrain !!
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur …
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
Le temps des fraises
In Le Journal on 26 mai 2009 at 06:53
Peuple gâté que nous sommes, le temps des fraises dure maintenant toute l’année. Mais c’est maintenant qu’elles retrouvent leur goût nature. Nous les ptéférons natures, simplement lavées rapidement dans deux eaux et bien égouttées. Au sucre ou non, selon la dent de même. parfois, en hiver, lorsqu’elles ont perdu leur gout et ne gardent que la beauté, un peu de Grand Marnier.
Un bol de crême fouettée ne me fait pas peur, ou, mieux encore, une jatte de crême anglaise.
Memorial Day
In Le Journal on 25 mai 2009 at 15:44
C’est aujourd’hui, dernier lundi du mois de mai.
On passe la journée dehors – il fait un temps superbe. On fait des barbecues, on grignote des mais doux, des hot dogs, des hamburgers, on met des drapeaux
On célèbre, il y a des parades, des musiques militaires, des discours, des bouquets de fleurs. Plus personne ne sait quelle victoire exactement on célèbre, on confond tout, de la première à la seconde guerre mondiale, à la guerre de Corée, au Vietnam et maintenant celles d’Afghanistan, d’Iran, etc..
C’est le etc qui me trouble
Mais on a pavoisé : j’aime le drapeau américain, c’est comme ça.
Serge Viau
In Le Journal on 25 mai 2009 at 09:02Auteur québécois, il est difficile de présenter Serge Viau, il faut le lire pour en capter sinon l’essentiel, du moins un reflet . J’extrait le texte suivant de la catégorie “Talk Show”, sur son blog ” Chien d’écrivain”. Il s’agit d’un interview. Les mots diront mieux que moi qui est Serge Viau :
S. V. : Quelle conception vous faisiez-vous de l’écriture lorsque vous avez commencé à écrire ?
L. J. : J’ai commencé à écrire à l’âge de sept ou huit ans. À douze ans, j’avais déjà derrière moi toute une œuvre romanesque, ainsi qu’une œuvre en bandes dessinées, extrêmement abondante, et de nombreux cahiers d’une espèce de Journal d’enfant, ce qui est une curiosité assez peu banale. Read the rest of this entry »
Mots croisés
In Le Journal on 24 mai 2009 at 06:24Pour tous ceux qui les aiment, Jacques Rouvière s’est penché sur la question dans plusieurs articles, sur son blog : http://jrouvecrivain.canalblog.com/
Il organise aussi de temps à autres un petit jeu-concours et … mais non, je ne vais pas tout vous dire ! Donc, si vous aimez l’écriture, Jacques Rouvière, Venise et les mots croisés, cliquez, vous ne serez pas déçus.
Le genêt rose
In Le Journal on 23 mai 2009 at 15:49
Encore du bucolique, n’en déplaise aux esprits forts qui boudent la carte du tendre. Tant pis. Cette photo pour ceux et celles qui aiment les jardins
Rondo
In Le Journal on 23 mai 2009 at 10:03
… c’est le nom de notre nouvelle toute neuve voiture, née chez nous dimanche. On a passé la journée chez le concessionnaire à les essayer toutes. Oui, toute la gamme KIA. Et finalement, nous avons opté pour la Rondo.
C’est celle-ci, gris clair ( silver) intérieur gris clair et anthracite. Toit ouvrant. Air conditionné, audio partout, glasses électriques et ouverture des portes de même ; des sacs gonflables un peu partout, excellente visibilité, et confortable par dessus le marché. Garantie 100.000 MILES, soient 180.000 kilomètres, ou 10 ans. 6 cylindres. 26 miles/gallon. Quoi d’autre ?
Mmmm un petit pincement au coeur quand on a laissé notre vieille titine Dodge vert horrible cabossée de partout qui avait fait la guerre et roulé pour nous depuis 2002. Mais on va pas faire dans l’émotion au sujet d’une bagnole, si ?
Si.. hélas : incurablement romantique, la mémé…
Blocage
In Le Journal on 23 mai 2009 at 09:34Vous savez, ce fameux blocage, le vertige de la page blanche, le trou ? Et bien, voilà :
[ ... ]
Vous avez convoqué séance tenante un stylo baveur dont la principale blague consiste à laisser traîner des taches d’encre sournoises, un crayon libidineusement attaché à la gomme qui le voisine, et après vous être dûment frotté les paupières vous exhalez un soupir d’une longueur proportionnelle au nombre de signes que vous souhaitez déposer en cet épisode vespéral de créativité exubérante.
Et alors, rien. Désespérément et obstinément que dalle. Durant plusieurs minutes vous adressez à votre souverain outillage d’écrivassier des regards entendus voire enjôleurs, mais rien n’y fait. L’atmosphère s’épaissit peu à peu dans la pièce, vous en venez bientôt à suffoquer de rage si bien contenue que vous avez à peine la tête d’un contrôleur des impôts contrarié de ne dénicher aucune fraude. D’une main moite vous tracez nerveusement quelques gribouillis dans la marge en vous massant la nuque de l’autre, vous demandant d’un seul coup si vous n’auriez pas mieux fait de brancher l’ordinateur pour visionner un film cochon (par exemple, Delicatessen*) au lieu de participer à la déforestation massive. Read the rest of this entry »
Bucolique ?
In Le Journal on 23 mai 2009 at 09:22
Bouquet de genêt et de lilas, ce matin samedi 23 mai.
Pour justifier le “bucolique “, (clin d’oeil)
Vous savez bien, Armando ?
In auteurs on 22 mai 2009 at 19:48Mais si, voyons, vous l’avez rencontré ici ! celui qui m’a donné une feuille verte, d’un vert …. d’une clarté …. Celui qui voit du bleu dans les nuages ? Ah , bon, voilà, ça vous revient ..
Bon, alors, cet Armando est musicien – je n’en attendais pas moins de lui, l’artiste complet : l’oeil, l’oreille, la plume.. il a tout pour lui, cet homme ! Musicien, donc, il nous parle de country music sur son blog, et je lui ai chipé un article qu’il a écrit aujourd’hui :
Ce que j’aime bien dans la country c’est que tout est parfait. Le gars à la marque de cigarettes fameuse a maintenant une brindille au coin des lèvres et sent bon l’eau de Cologne, le soleil cogne la plaine sans pitié, la bière coule à flots, le cheval est toujours content d’être né cheval et puis il y a toujours quelque part une super blonde bien coiffée, pomponnée et aux contours bien dessinés qui gueule de toute son énergie dans un micro et excite tous ces Lucky Luke en noir et blanc aux ongles bien propres.
Alice Peacock, belle comme une déesse et blonde, vient détruire cette image stéréotypée de la musique country, à laquelle elle ajoute grâce, talent et joie. Un bonheur pour les écouteuses.
Ah si vous aimez bien la country et les grands espaces (et les belles blondes), allez-y. Vous oublierez tout le reste et vous ne vous réveillerez que quand elle vous dira : “ça fait trois fois que je te dis qu’on t’attend pour manger…”
Il y en a plusieurs pages sur ce sujet, qui se lisent toutes en souriant et en dansant. http://dubleudansmesnuages.com
Decouvrir Christine
In Le Journal on 22 mai 2009 at 19:28Il s’agit d’une photographe comme je les aimes, sensible, intelligente, artiste, et qui fait SIMPLE : Christine Zurbriggen
La preuve :

Pour admirer sa galerie, il faut aller la voir chez elle : http://photodiolly.blogspot.com/
Merci monsieur Rouvière, et bravo Christine !
Pieds nus sur l’avenue
In Le Journal on 22 mai 2009 at 12:28
Nous roulions sur Central avenue
d’Albany
à Schenectady.
Une femme a traversé devant nous
zigzagant entre les voitures,
tirant par la main une enfant brune
une petite fille aux cheveux annelés,
au regard noir,
pieds nus
Nous roulions sur Central avenue
d’Albany
à Schenectady.
Sur le trottoir de droite
un homme jeune
poussait une femme
dans un fauteuil à roulette,
Elle avait un turban bleu.
Sa jupe à fleur descendait jusqu’à
ses pieds nus
Nous roulions sur Central avenue
d’Albany à Schenectady
sous un ciel bleu turban, fleurs dans les jardins.
Vendredi de vacances sans un nuage
Ils passeront des heures devant les barbecues
dans les back yards
pieds nus
Sur Central avenue
d’Albany
à Schenectady
ceux qui n’ont pas d’argent
marchent pieds nus sur les trottoirs
traversent les routes sous le soleil
roulent en carosse d’infirme dans la poussière
mangent à leur faim car
il serait honteux de les affamer
marchent pieds nus
c’est leur génétique
qui ressort, disent-ils
Foutu roi de pique, Dominique
Marchent pieds nus même en espadrilles
sur Central avenue
d’Albany
à Schenectady.
Central avenue existe, elle relie le downtown d’Albany à Schenectady et elle est toute droite – pas un seul tournant sur 15 miles (27 kilomètres) une avenue sordide, laide, large ; oui, toutes les avenues sont larges ; des fils électriques en apparent partout ; des maisons qui ont poussé n’importe comment de chaque coté de l’avenue. Le macadam est frais, le revêtement est bien fait, ça oui. Les trottoirs sont très larges, encore heureux. Pas de grands immeubels, seulement des petits magasins avec des petits jardins, des petits parkings et des petites maisons sans étage entre les magasins. C’est une avenue qui a été ouverte il y a peut-être 60 ou 70 ans, pas plus. Six rangées de voitures. Alors, quand je dis qu’une femme traverse en tirant une petite fille par la main et qu’elles sont pieds nus, on peut imaginer, on peut ressentir la chaleur du macadam sous les pieds.
Des voitures passent sans discontinuer, sans aller vite, la vitesse est limitée, la limite est respectée, et les voitures laissent passer les gens qui traversent en dehors des clous. On est civilisés, on n’est pas des sauvages : on s’arrête bien pour laisser passer les oies sauvages, ou un chien égaré.
La promenade de l’infirme, c’est le trottoir, où il y a queqlues arbres, pas tellement. On les a sacrifiés à cause des petits parkings pour les petits magasins.
On traverse des quartiers pauvres, très pauvres – quoique on ne les voit pas : on les a rangés derrière les magasins, hein, attention : faudrait pas les exposer, ça ferait sale.
Alors, les gens pauvres sortent. Que pourraient-ils faire d’autre, chez eux, quand il fait un peu soleil, que c’est le mois de mai, que ça commence à sentir l’été ? Ils sortent. Ils vont sur Central avenue, d’Albany à Schenectady, sur quinze miles de macadam frais.
Lise Genz, Mon Amérique, ©2009
Mahamat Bandit
In Le Journal on 21 mai 2009 at 17:46… avec qui j’ai en commun une propension ENAURME à abuser des pseudos (de son vrai nom S. M. ) n’arrête pas : il écrit nuit et jour, partout, tout le temps – ah, oui, tiens, ça aussi, nous l’avons en commun.
Un de ses derniers poèmes :
Deux verres qui se boivent
À Vladimir Vyssotski (1938-1980)
plus palpable que le reste du monde
la simple idée que j’ai de toi
boit mon verre
toute seule
je n’y touche pas
je le repousse du pied
et pourtant
pour peu que mon souffle t’inspire et t’expire
le verre se vide tout seul
en une minute et quarante-deux secondes
me vient alors l’intuition
que nous nous aimons tant
que nos alcools sont reliés entre eux
par un réseau de fils secrets
me vient alors l’intuition
que ni toi ni moi n’avons bu une seule goutte
je t’appelle pour m’en assurer
et t’en assurer
Ascension
In AU JOUR D'HUI on 21 mai 2009 at 09:22
Aujourd’hui – et Christiane fait bien de me le rappeler, c’est le Jeudi de l’Ascension.
Regarder en haut. le plus haut possible. Garder les pieds sur terre, mais voir les nuages. Admirer. Regarder encore. Marcher le long du trottoir et regardant là-bas la cime des arbres.

Ascension.
Bon jeudi et bons nuages à vous tous
Tisser la toile
In Le Journal on 21 mai 2009 at 07:16
Je tisse la toile.
Je réponds là à la question de Viviane, qui me demandait il y a deux ou trois jours comment je faisais pour cueillir autant de liens, rencontrer autant de personnes, découvrir autant de bons textes, de bons auteurs, de bons poète, de belles images, des artistes connus ou inconnus mais tous pleins de talent.
Je tisse la toile.
Je fais partie d’une famille de tricoteuse, de brodeuses, de tisseuses. Mère, grand-mères, arrières grand mères, tantes, cousines : toutes les femmes de la famille ont eu une relation privilégiée avec le fil, avec la toile, avec la construction du tissus. J’ai appris très jeune a faire la distinction entre le pur fil, le métis, le coton, la soie, la rayonne, la laine. J’ai su très vite accorder les fils entre eux, prendre la coton retors, ou le floche, la soie à tricoter et celle à broder, le lin et ses composantes. Read the rest of this entry »
Sanchez, aujourd’hui
In Le Journal on 20 mai 2009 at 05:21Autobiographie du néant
à Pablo Neruda
[ ... ]
La joie est un dilemme lorsque nous découvrons le jour.
Le criminel s’en va.
Son ombre passe, ancrée en nous, amoindrie, inaccessible.
Sur les ruines du néant, l’herbe pousse.
Et se faufile à travers nos yeux,
L’ombre.
C’est la fin.
Egorgés, les hommes meurent encore.
La ville disparaît.
Nous devrons nous souvenir.
Je reviens vers toi, à travers cette déchirure sans fin.
Ton visage sourit lorsque je touche ces cendres.
Dans la plaie de ta voix disparaît l’orage.
Sur ces murs fissurés nous bâtirons une ville.
© Patricio Armando Sanchez
Jean-Christophe Heckers
In auteurs on 19 mai 2009 at 13:39[ ... ] Vous travaillez sur un appel à textes dont le thème est “créateurs, inventions et savants fous”? Voici Dieu microcosmique qui vous accroche (présent dans l’édition de 78 seulement). Pour celui qui a comme sujet ”je suis d’ailleurs”, Le contact de ta main et L’éveil de Drusilla Strange ne vous laisseront pas de marbre. Immédiatement vous vous demandez si les petites idées que vous touillez actuellement dans le tiède chaudron de votre imagination ne sont pas, au fond, un peu vaines. Bah! vous tournez les pages et vous vous réjouissez de La Merveilleuse aventure du bébé hurkle, classique parmi les classiques (l’humour de ce petit récit autour d’une créature extraterrestre mettant un peu de joie dans un recueil plutôt amer). Vous arriverez bien assez tôt à la nouvelle qui donne son titre à l’ouvrage (moi, j’en suis encore une fois resté stupéfié), et à celle qui le clôt (Epitaphe, donc, dans laquelle l’humanité sur sa fin cherche à assurer sa succession auprès de… euh… non, je ne le dirai pas). Read the rest of this entry »
Vertigineusement
In auteurs on 18 mai 2009 at 08:48Annabelle et les fées
In auteurs on 16 mai 2009 at 09:07Un conte de Christiane de Rémont, un auteur Belge à découvrir toute affaire cessante si vous ne la connaissez pas encore, sur le site d’écriture de Florence Noèl :
En ce temps là (et c’était un bien joli temps, où les colombes portaient encore des brins d’olivier aux coins stratégiques de la planète, où le poulet rôti avait la chair ferme et savoureuse, où les hannetons voletaient sous les réverbères), en ce temps là donc, Annabelle quitta son village pour aller s’installer à l’orée de la forêt.
Elle voulait étudier la faune et la flore, et surtout, elle espérait secrètement rencontrer l’une ou l’autre fée.
Elle savait déjà combien il est difficile de les deviner, de les découvrir, et si cela arrive, de les retenir. Read the rest of this entry »
Elisabeth Vonarburg
In auteurs on 16 mai 2009 at 08:37
Comment, pourquoi, dans la pluie quotidienne de mots quotidiens, il s’en trouve soudain qui s’aimantent, et nous aimantent. Comme si un doigt invisible avait tracé, à la surface d’une mer nocturne, des signes phosphorescents qu’il nous faut impérativement saisir, et déchiffrer. Car ce sont les mots d’abord, n’est-ce pas ? Émotions, sensations, et la mémoire même, que sont-elles sinon des mots — et les mots des sensations, des désirs, des craintes, des souvenirs ? Read the rest of this entry »
Fenêtre inspirée
In AU JOUR D'HUI on 16 mai 2009 at 07:28
C’est sur un des blogs de Mystère, qui nous donne généreusement ses idées et ses trouvailles. On trouve une infinité de choses à faire, à lire, à découvrir sur ses blogs. Mystère sait parler du lilas. Et si dans votre enfance, vous avez eu un attachement passionné pour Michka l’Ours Brun, rentrez dans le club ! Read the rest of this entry »
La rancune
In Le Journal on 15 mai 2009 at 18:33 
De parti pris de part en part et au delà, tu gardes la rancune. De peur en ride et sans pardon, ressassant l’impossible mémoire des choses, tu refuses l’entente. Tu pars en émouvances sur la tranche des eaux sans voir plus loin que l’ombre aiguisée au couteau. Sans reconnaitre en toi la part tendre de l’aube. Read the rest of this entry »
Un nouveau jeu
In Le Journal on 15 mai 2009 at 16:28… chez Florence Noèl, venez jouer avec nous !
Il s’agit d’écrire un dictionnaire des êtres imaginaires :
Jeu tout simple, écrire des notices d’Etres imaginaires. Le ton doit avoir ce côté docte des dictionnaires. Les noms des Etres décrits peuvent être produits à partir de mot-valise ou d’autres néologismes.
http://aubergederagueneau.blog4ever.com/blog/forum_msg-44492-14478-197868.html
Trois textes déjà en presse. Ca roule, ches Flo !!!
Les bleus à l’âme
In AU JOUR D'HUI on 15 mai 2009 at 06:53
Vous aimez le bleu ? Il faut voir la collection BLEUE de ce blog découvert ce matin ;
http://lieuxcommuns.canalblog.com/albums/bleu/index.html
Deux douzaines de photos bleues. Simple, encore fallait-il y penser.
Sanchez, hier
In auteurs on 15 mai 2009 at 05:40Hier, tout à fait par hasard, j’ai rencontré Sanchez.
Patricio Armando Sanchez.
Il est chilien, il vit en France momentanément, il travaille, il enseigne à l’Université de Montpellier. Il reviendra au Chili, un jour. Il parle, écrit , vit en trois langues, dont deux dominantes : le chilien, le français. Pour ceux qui ont l’espagnol dans les veines, ce texte magnifique, à lire doucement :
LA CIUDAD
En cada país hay un lugar llamado Talca
y una iglesia de oro con ojos de paloma
kioscos soñolientos: revistas y periódicos
y muchachas sonrientes con el rostro cansado
Por las calles circulan vendedores de fruta
y alegres panaderos se aprontan a dormir
en lechos semejantes a enormes sepulturas
donde el amor espera sobre unos senos cálidos
El sacerdote cuenta las perlas de un rosario
y tañen las campanas para anunciar el alba
mientras los comerciantes conversan barren limpian
Automóviles pasan de prisa echando humo
y en la acera sonríen alegres secretarias
cuando los lustrabotas les lanzan un piropo
P.A. Sanxhez
http://chili-france.over-blog.com/article-2109888.html
Le Volet
In auteurs on 14 mai 2009 at 20:31[ ... ]
Aimé disait que lui et sa meilleure amie Jeanne étaient tous les deux tirés de la même âme. Cela arrivait, certains êtres étaient doubles. Et ils avaient un arrangement, tous les deux : Jeanne le préviendrait en mourant, par le battement de ses lourds volets verts. Et lorsque Jeanne mourut, terriblement, de cette maladie qui dévore et qu’on ne nomme pas, Aimé se réveilla brutalement, arrêta dans son esprit les battements furieux du volet vert tige qui résonnait dans l’aube, et le matin dit à Soleil : « Jeanne est morte ».Puis il dit :
-Soleil, moi aussi je ferai battre mon volet, comme ça tu sauras que je suis mort.
Et Soleil se sentit rassérénée.
Mais lorsqu’il fut parvenu, lui aussi, au dernier stade de la maladie qui dévore, Aimé Sauveyre fut transporté au Buis, dans ce village de Provence, et son petit hôpital fameux pour les soins qu’on y donne très bien aux patients qui meurent. Puis, tout se passa très vite. A peine Soleil eut-elle le temps de localiser le petit village sur la carte (dans les Baronnies, juste à côté du Toulourenc), à peine eut-elle le temps de rechercher sur internet tous les moyens de le rejoindre, qu’un matin à l’aube il ramassa ses forces, prit son élan pour le passage, et mourut sans la prévenir.
Soleil sortit la nuit suivante et les mains étendues en pleurant dit sous la lune :
“Aimé,
pourquoi m’as-tu abandonnée?” [ ... ]
© Isabelle Servant – 2008
http://journaldelinsoluble.blog4ever.com/blog/lirarticle-55925-254244.html#commentaire
Il était tard, peut-être …
In Murmures du coeur on 13 mai 2009 at 15:03
Photo par Christiane
Il était tard
Peut-être…
On avait fermé les volets
Mais sans doute la chaleur
Plus que l’obscurité
S’en était mêlée
Malgré tout
J’ai cru deviner ton ombre
Se faufiler dans les buissons
Et tu avais l’allure étrange
D’un égaré parmi les anges.
par Christiane
La maison du silence
In Le Journal on 11 mai 2009 at 10:27
Il arrive qu’un fleuve fasse cadeau d’une barque, que le ciel touche terre, qu’au pied de l’arc-en-ciel on retrouve la vie, qu’une simple caresse rallume les visages. J’habite pour un temps la maison du silence. J’attends une voix plus douce que la mienne. Les morts quelque fois rendent visite aux vivants. J’ai laissé sur la page une miche de pain, les miettes d’un poème, une ligne brisée. J’attends parmi les draps de l’aube une chaleur nouvelle. Vivre, c’est aimer. Read the rest of this entry »
La ferme
In hier on 11 mai 2009 at 09:55
Ce n’est pas la photo de la ferme où Grand Ma a vécu de sa naissance à son mariage, mais c’est très approchant. Le père l’avait construite de ses mains, aidé par un de ses frères et per le père de sa femme. Elle était située dans un vallon tranquille, sur les bords d’un petit lac qui, depuis, est connu sous le nom de famille ( maiden name) de Grand Ma.
L’école primaire il y a cent ans
In hier on 11 mai 2009 at 09:47 
L’école a été construite en trois ans, de 1899 à 1901. La petite village de Excelsior connaît à ce moment-là une véritable explosion démographique.
Avant la construction de l’école telle que nous la voyons sur la photo, deux écoles avaient été construites à ce même emplacement : la première est démontée et reconstruite sur un autre emplacement lorsque les travaux commencent. La seconde a été détruite par un incendie en 1898. Les deux premières écoles étaient construite entièrement en bois. Read the rest of this entry »
L’innocence
In AU JOUR D'HUI on 11 mai 2009 at 08:28JOYEUX ANNIVERSAIRE
In AU JOUR D'HUI on 9 mai 2009 at 08:03
Aujourd’hui, un seul billet, pour souhaiter BON ANNIVERSAIRE à notre amie Emyole !
Mes pensées vont vers toi – et mes souhaits de longues années de joie et de sérénité. Que notre amitié croisse au long des mois et que l’an prochain nous puissionss dire à nouveau ” Happy Brithday to you, Madame du Nord ! “
Dans mes tablettes, j’ai trouvé ce bouquet de roses savvages et la mer, à t’offrir ce matin
Bisous,
Lise
Pardon, doute, oubli
In Murmures du coeur on 8 mai 2009 at 13:31A mon ami J.B., en réponse à son commentaire, ICI :
Du doute au pardon ; du doute à la peur ; peur de ce doute : et si je me trompais ? si ce que je crois maintenant n’était que faux-semblants ? Le doute est humain : les animaux ne doutent pas ( au fond, qu’est ce que j’en sais ? ) Notre vie, à nous fragiles humains, se passe en doutes. Nous ne sommes jamais assurés de rien. De RIEN, JAMAIS.Jean, tu as parfaitement raison : pardonner un doute, c’est nager dans la parano totale, tu ne me contrediras pas sur ce point. Pardonner, c’est un acte ; douter, c’est un sentiment. ‘Et si on choisis d’abandonner le doute ? Alors le pardon deviens relativement facile.
Pardonner ne signifie pas oublier. On peut suspendre et relativiser notre vision de ce qui nous a fait si mal que nous éprouvons colère et souffrances lorsque nous y repensons. Nous ne parvenons pas à oublier. Je connais même des personnes qui gardent par écrit ce qui s’est passé à tel ou tel moment de leur vie, afin de ne pas oublier – et en relisant, ils ont mal, toujours aussi mal. Parfois de plus en plus mal. Même des années plus tard.
Relis ‘Vipère au poingt” et que ressens-tu ? une colère, aucun doute, cette mère était tortionnaire, l’enfant Bazin a terriblement souffert. Relis Jules Renard et ce qu’il nous dit de sa relation avec sa mère dans ses écrits d’avant 35 ans – relisons le dans son journal, à quelques années de sa mort, pacifié.. en un sens. mais voici que le doute s’installe enfin : ma mère était-elle bien celle que j’ai dessinné dans Jean-Christophe ? .. Il n’est pas loin du pardon. Read the rest of this entry »
Un jeudi pluvieux
In Murmures du coeur on 7 mai 2009 at 05:56Ils s’y mettent aussi
In AU JOUR D'HUI on 6 mai 2009 at 07:15
Les New Yorkais ont tant célébré les trottoirs et les terasses des cafés français qu’ils s’y sont mis finalement. Jusqu’en 1995, la loi n’autorisait pas le service des boissons ou de la nourriture en dehors des établissements ; question d’hygiène : vous voyez pas, si une poussière, ou PIRE, une MOUCHE, venait se déposer sur le sandwich, ou dans le verre de Cocacola ? Read the rest of this entry »
Springtime in New York
In Le Journal on 6 mai 2009 at 06:17Après avoir admiré comme il se doit la photo de Manhattan due à Jeanne ( photo prise avec son Nikon D50 ) sur son blog des fragments bleus, voici quelques images de Printemps à New York. On dirait un titre de film et les photos ont quelque chose de hollywoodien ; et quand on sait que Woodie Allen habite à deux pas de Central Parc, comme j’aime à dire : ” la boucle est bouclée”. Cette photo n’est pas due à mes mains inexpertes, et rappelle un peu celle prise par Jeanne.

Un fragment bleu de Jeanne
In AU JOUR D'HUI, auteurs on 6 mai 2009 at 05:55Elle a écrit :
Je cours après les souris dans ma tête. Je les attache par la queue et j’essaie de les mettre dans un coin. Elles ont été laissé là, une à une par mes amours, par mes désamours. Elles sont les traces du passé que je ne veux pas suivre.
J’en ai attrapé une grosse bien dodue. C’était une souris grise comme un jour de janvier. Elle me quittait sans dire un mot, prisonnière de son propre passé. Je me suis tu…tue…tué… J’ai perdu mes mots…maux…
Faites moi l’amour que je retrouve ma voix. Faites moi l’amour monsieur, je vous donnerai des mots.
Il les ramasse à la pelle. Peut être les met-il dans sa poubelle ?
Je ne sais pas. [ ... ]
La suite, Des souris et des femmes , sur le blog de Jeanne, Fragments Bleus : http://fragmentsbleus.blogspirit.com/
Planter un jardin
In Murmures du coeur on 4 mai 2009 at 17:20
… un tout petit jardin potager de ville, des tomates, des artichauds, et du persil, dans ce rectangle ; dans le prochain : des haricots verts, de la laitue, des radis, des carottes.
Planter un jardin potager, c’est un truc nouveau pour moi. Mangerons-nous des tomates ? vous le saurez dans les semaines à venir : promis, la photo de mes premières tomates !
Planter un arbre
In Murmures du coeur on 4 mai 2009 at 17:15
Les deux poiriers n’ont pas tout à fait un an, Kit les a planté avec John pour la fête des pères l’an dernier ( en Juin, donc)
Et les voici cette année, tout couvert de fleurs – la photo a été prise le 1er mai, faute de muguet.
Planter un arbre, le voir grandir. On pourrait se contenter de ce miracle, non ?

Sur le chemin de Compostelle
In Murmures du coeur on 3 mai 2009 at 15:00
Je reçois à l’instant un message qui me fait danser et chanter de joie. Je le partage avec vous, en totalité :
Sun, 3 May 2009 15:17:17 -0400
Bonjour à Tutti Quanti!
Eh bien voilà! Le projet a muri durant 60 mois et est enfin prêt à voir le jour!
V… avec ses 50 et H… ses 60ans sont fins prêtes “encore” pour l’aventure!!!
Nous partons pour St-Jacques-de-Compostelle le 6 mai 2009
Notre départ est prévu à St-P… , en France. Là où les trois plus grands chemins se rencontrent avant la montée des Pyrénées pour ensuite dévaler vers l’Espagne !
35 jours de marche ; Un nautilus spirituel comme disait l’autre ! Read the rest of this entry »
A mon ami en rade
In Le Journal on 3 mai 2009 at 10:16Quelque part, dans une chambre d’hôpital. Pour quelques jours, dit-il. Il n’en dira pas plus. Il est de fer, il est d’acier. Je soupçonne une farce pudique, sous le rire
une larme qu’il ne laisse pas voir. Vît-on jamais pleurer un clown, fusse pour rire ?
Un jour il partira en nous disant adieu à travers les mots durs d’un poème oublié.
Nous le retrouverons à chaque coin de page dans l’ouvrance du livre, entre les pages bleus d’océan sur la grève, et les galets sonores Rieur il partira un jour, sans au revoir, un signe de la main peut-être, et peur de l’ange. Honteux de l’avoir dit un soir, dans l’heure tendre.
Il n’en dira pas plus. Il m’a tout dit. Je sais. Et je dois le trouver au travers de ses phrases, dans le clignement d’oeil d’un soupir, d’une croche, en bémol. Je pense à lui souvent depuis quatre longs jours.
Il ne partira pas encore,il est trop jeune, trop doué, trop vivant, pour ce départ certain. Et puis, il n’est pas temps encore pour l’envol. Read the rest of this entry »
A propos des propos
In Le Journal on 3 mai 2009 at 08:11.. tenus à mon encontre par A…, alias Idothée, sur un blog qui n’est pas le sien : ma réponse ici
———
A mes lecteurs :
Il ne faut jamais avoir peur, et pour cela, il faut user du droit de réponse. Il ne faut surtout JAMAIS accepter que quelqu’un , qui que ce soit, essaie par divers moyens de nous réduire au silence. Vous savez, le fameux ” Tais-toi ! “
Vive le Web !
L’Histoire nous poursuit
In Le Journal on 3 mai 2009 at 07:33… à travers des mots anodins.
Je parlais hier de Da Vinci. Et discutant avec Emy, nous parlions des châteaux de la Loire, de son voyage en Route des Rois, de mes mésaventures – imaginez moi il y a vingt ans, en train de convaincre mon américain de mari de RALENTIR notre voyage, de ne PAS engloutir quatre visites de châteaux en une seule journée sous peine d’indigestion grave ! – et en même temps, j’apprenais que ma voisine Ryona et son ami partent dans trois semaines pour L’EUROPE, premier objectif : La Loire – second objectif : Florence – spécifiquement : retrouver Da Vinci à travers ses séjours en pays de Loire, et en terre des Médicis.
Me revient en mémoire une discussion, il y a bien trois ans de cela, pendant laquelle mon ami d’écriture m’expliquait que les mots sont en quelque sorte “en suspension” autour de nous, attendant d’être “cueillis” par .. ( nos neurones ? notre volonté ? notre imagination ? ou nos rêves – ou autre chose, à définir ? ) bref, nous aurions les mots en attente ; Read the rest of this entry »
Aujourd’hui 2 mai 1519
In AU JOUR D'HUI on 2 mai 2009 at 10:35
Léonard de Vinci a terminé sa vie terrestre.
De l’importance de l’écriture
In AU JOUR D'HUI on 2 mai 2009 at 10:04
Dans les nouvelles salles du musée des Pilgrims, à Plymouth, on peut voir ce curieux coffre, appelé writing cabinet : coffre à écrire. Il est orné de nacre et de bois précieux. C’était la pièce d’ameublement la plus importante pour les pèlerins du Mayflower : ce coffre-bureau contenait l’argent et l’or – mais surtout, quelque chose d’encore plus important aux yeux des pèlerins, quelque chose qu’ils savaient ne pas trouver sur place, qu’ils devaient amener avec eux, et utiliser parcimonieusement, en attendant els premiers moulins à papiers qui furent installés sur les ruisseaux alentours, dans les trois ans qui suivirent : l’encre et le papier.
Toute l’importance de l’écriture dans ce meuble. Read the rest of this entry »
Lendemain de muguet joli
In Le Journal on 2 mai 2009 at 05:53J’écris. J’ai encore aujourd’hui – tout aujourd’hui, il n’est que 6 : 25 – et un grand demain tout entier, pour écrire la suite, le ( combientième) épisode de Tournez Manèges.
J’écris, de tout, en vrac : de la prose, de la poésie, des chansons, des nouvelles – plus une demi douzaine de “romans” qui dorment quelque part dans mon armoire à textes en attendant le prologue.
Mais une chose que je n’ai abordée que deux fois dans toutes mes années d’écriture, c’est le théatre. J’aimerais savoir qui, parmi mes lecteurs fidèles, a une bonne expérience de la chose ?
Je viens de lire en une soirée Doubt, le livre de John Patrick Shanley d’où est sorti le film qui a valu à Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman les acclamations des médias et du public.
Doubt a d’abord été une pièce de théatre. C’est un petit fascicule de 58 pages qu’il n’est pas si facile de dévorer, n’en croyez rien. Daud nous disait hier que la qualité ne se mesure pas au nombre des pages, et là, c’est une évidence. Read the rest of this entry »
Premier Mai
In AU JOUR D'HUI on 1 mai 2009 at 07:07
Le jour du muguet et de nos meilleurs voeux de bonheur – moi dire qu’on ne s’en offre pas assez souvent, des voeux de bonheur. Donc, avec le muguet, je vous envoie plein, plein, plein d’ondes heureuses, joyeuses, positives, amoureuses, et des mots pour le dire, des musiques pour le danser, des phrases pour le chanter.
C’est aujourd’hui vendredi premier mai : joyeux muguet à vous tous !
Revenir au Mayflower
In Le Journal on 30 avril 2009 at 07:51La décision, prise ce matin et pas encore tout a fait finalisée, de partir une belle semaine à Plymouth en voyage “d’études” et de vacances ( mais si, on peut ! ) pour continuer de fouiller dans ces premières journées de l’Amérique contemporaine ( enfin.. contemporaine d’il y a 4 siècles en arrière..)
Les historiens me comprendront : vient d’ouvrir, à Plymouth ( Massachussetts) le Musée du Mayflower, et, enfin accessibles au public ( faut en faire la demande un mois a l’avance) les originaux manucrits des journaux écrits par le colonel Bradfort, relatant les aventures de la colonie à partir du départ de Plymouth ( Angleterre) : je les ai, imprimés. Mais les voir EN VRAI, c’est quelque chose ! Et aussi, les diverses correspondances entre les pionniers du nouveau monde et leur famille restée en Angleterre. Replonger dans un temps où les e-mail n’existaient pas . Pouvoir en parler à mes petits-enfants, un jour. Leur raconter Plymouth.
Et surtout, l’histoire de la colonie dans les années qui ont suivi. Car le temps ne s’arrête jamais.
Je vous promets plein de photos !
Au jour d’hui
In Le Journal on 30 avril 2009 at 06:21… est un jour d’amitié :
je la sens au bout de mes doigts.
Je la respire dans l’air du matin.
Aujourd’hui est un jour de joie.
Aujourd’hui, c’est alleluia !
CC
Et le bleu ?
In AU JOUR D'HUI on 29 avril 2009 at 06:26
Toute la magie du ciel continue dans cette photo, merci Armando
http://dubleudansmesnuages.com/
Puis mon érable, il y a trois jours :

Vert d’espoir
In Le Journal on 28 avril 2009 at 13:50
J’ai renoué connaissance avec le vert
Je l’avais perdu depuis plus de deux ans.
Je l’ai retrouvé, merveille, si tendre,
sur un blogue tout bleu, bleu nuages, bleu gentillesse
C’est râre un bleu si clair
Le vert vient des feuilles
des herbes
du pissenlit
des bourgeons
Le vert est beau avec le bleu
Le ciel est beau avec l’herbe nouvelle
C’est le printemps chez Armando Ribeiro. : http://dubleudansmesnuages.com/
J’écoute le pouls du monde
In Le Journal on 28 avril 2009 at 08:38Extrait de Le Rêve des Pierres, Jean-Marc La Frenière
[ ... ] J’écoute le pouls du monde. J’entends battre les cœurs, partout, tous les cœurs, les petits cœurs d’enfants et les vieux cœurs usés. J’écris avec le sang, la sève, la sueur, le vent passant les doigts dans les cheveux de l’herbe, la mémoire des étoiles dans le rêve des pierres. Sans ancre ni boussole je godille à la main sur l’étang de la vie. J’apporte mon grain de sable sur la plage des hommes, mon étincelle au feu, une abeille au sureau, une goutte au moulin. J’apporte un chien perdu aux enfants égarés. Je crois au bonheur comme je crois à l’amour. Je retisse le lien entre la soif et l’eau. J’herborise les mots et la sève du sens. Je traverse l’abîme sur une feuille blanche. Je m’enchante de l’herbe qui repousse et des premières poussées de fleurs comme une fièvre jaune. [ ... ]
l’intégral sur La Frenière & Poésie
Maternité
In Murmures du coeur on 28 avril 2009 at 07:57C’est simple, si simple. C’est l’amour dans sa simplicité éblouissante. Il faut lire Marie-Laetitia pour bien le comprendre, justement parce qu’elle utilise les mots les plus solides et les assemblages de phrases qui ne rouillent pas avec le temps qui passe.
[ ... ] Mes filles, leurs yeux rieurs, leurs moues boudeuses, tout en elles me parle, m’interpelle, me questionne et me répond. La chair de ma chair. On n’imagine pas, avant, ce que cela représente, à quel point on peut s’en foutre de soi, après. Pfoooou comme je suis secondaire ! Elles rient ? Je vole. Elles pleurent ? Je meurs. Je fais mon devoir, mon travail, mon métier de mère, je sais ce qui est bon pour elles, j’ai toute confiance en moi, j’ai confiance toute en elles, et nous avançons et grandissons ensemble. Qu’elles me clament avec rage “je te déteste !” ne me touche pas, je souris, c’est dans l’ordre des choses, c’est bien elles protestent, s’opposent, se construisent et grandissent, et l’amour est bien là ! Je punis lorsqu’il le faut, je pardonne lorsque c’est mérité, j’ordonne et dirige, elles savent qu’elles sont des petites filles, je sais que je suis la maman, et notre monde se construit pierre à pierre. Les bases sont solides. Nous rions souvent. Elles écoutent, j’observe, je dessine, elles colorient, elles dessinent, j’encadre, je lis, elles dévorent, je cuisine, elles critiquent… [ ... ]
http://hemipresente.over-blog.com/
Alina Reyes
In Le Journal on 28 avril 2009 at 05:42Certes, vu de loin, vu de très bas, dans ces temps que nous traversons ou qui nous traversent – et plus athés que ça, retourne à la Rome antique – un texte sur lequel souffle le vent de l’esprit autant que chez la romancière A. Reys n’a aucune chance de devenir un best seller. Ca ne rapportera pas assez. C’est invendable. Read the rest of this entry »
Des alphabets
In La Galerie on 27 avril 2009 at 11:03
… et comment s’en servir.
Le génie du départ
In auteurs on 27 avril 2009 at 07:59Texte intégral : le-genie-du-depart
Un extrait :
[ ... ]
C’est ainsi qu’avait débuté notre amitié. Le lendemain, j’avais reçu un gentil mot de remerciements. Une semaine plus tard, j’allais lui rendre visite. Un mois après, nous avions la surprise de nous retrouver ensemble à l’ombre des statues du Parc St Louis ; et si notre rencontre n’était pas préméditée, notre promenade, trois jours plus tard, dans les ruines de St Casimir, l’était assurêment. Parmi des arceaux de l’abbaye, nous avions trouvé, rouillé et difforme, un long couteau tordu oublié là par quelque jardinier. L’imagination de ma compagne, et mon goût du jeu, avaient développé autour de notre trouvaille toute une histoire à dormir debout, que nous nous racontions en riant, dans les chemins fleuris par les dernières fleurs de l’automne.
Je l’ai perdue de vue, puis, croyais-je, oubliée, lorsque j’ai quitté la France pour continuer mes études en Angleterre. [ ... ] ( Lise G.)
_______
Quand on sait comment ce texte a été écrit, ça laisse songeurs… Ah, Zulma !
Petit jeu Zulma
In auteurs on 27 avril 2009 at 07:36Vous aimez écrire ?
Vou voulez écrire autrement ?
Vous aimeriez participer à un jeu d’écriture rapide, sans y passer plus d’une heure, ou quelque minutes, et sans avoir ni à vous inscrire, ni à faire de timides premiers pas avec d’autres aussi timides que vous ?
Alors, allez voir Zulma.
Mais d’abord, qui est Zulma ? et bien, à ce que j’ai cru comprendre ( croire comprendre, hein, faut le faire !) il s’agit d’une maison d’édition. Cett maison d’édition a fait paraître le livre d’Hubert Haddad, Le Nouveau Magazin d’Ecriture. A partir de ce livre, Zulma met à notre disposition tout un jeu de mots, phrases et images qui vont déclencher un texte.
Si .. si !! je l’ai fait, ( pour en parler, faut savoir de quoi on parle) et je vais vous en donner la preuve dans l’article suivant avec le texte sorti de l’usine Zulma. Mais en attendant, le lien de Zulma : http://www.zulma.fr/atelier-ecriture.html
Deux jours de plein air
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 25 avril 2009 at 16:35

Nous sautons de l’hiver à l’été en l’espace de 48 heures. C’est la beauté de ce pays – ouais.. enfin.. pour qui aime les changements brusques. Pour le moment, ça va, je ne me plains pas : jeudi soir, nous avons rallumé le chauffage une heure avant le sommeil, manière de ne pas grelotter avant de nous endormir.
Aujourd’hui, j’ai presque ( je dis bien “presque”) envie de mettre en marche l’air conditionné : sur la terrasse de devant, 91 .. heu pardon : 32 !
Mais aussi, beau soleil, un petit vent léger, les feuilles qui poussent à vue d’oeil, on fera un BBQ ce soir, le premier de l’année.
Je repars dans le jardin, il est 17 : 33, le soleil est de l’autre coté de la maison, je vais planter les fraisiers, à l’ombre, au frais. Read the rest of this entry »
La poésie à l’état d’homme
In auteurs on 23 avril 2009 at 09:09On ne peut pas approcher Stéphane Méliade sans tomber sous le chârme de ses mots. Jongleur ? non, au contraire : orfêvre du verbe, il nous ciselle des phrases tendres qui s’enfoncent au profond de nous sans que nous y prenions garde, et y font racine. Sans bruit et sans fureur, sans long discours et redondances, il nous parle au coeur sans jamais nous parler de lui. Il est un des plus généreux poète que j’ai jamais rencontré sur la toile.
Un extrait de Wamakaskan, dont on peut lire l’original sur le site de Florence Noël, la Rotisserie des Poètes :
Retiens-en une seule chose : les superficiels sont lourdement armés.
ce qui s’ouvrira
au milieu des pelouses
qui ouvrira les canettes et cuira les pizzas
le monstre lumineux qui fendra vos crânes
suivra le tracé exact des nouveaux rails
regarde ils se parlent
il sera doux de tomber dans des gouffres
vous vous souviendrons en tournoyant d’Alice
la pionnière qui vous a tous précédés
pendant qu’ils tombent ils se parlent
on dit que le temps nous effrite
ce n’est pas vrai
il nous reconstitue peu à peu
Stéphane Méliade, avril 2009
Stéphane Méliade
In auteurs on 22 avril 2009 at 15:27Pour ceux qui ne connaitrait pas encore Stéphane Méliade, je poste quelques gouttes, ici .. histoire de vous donner envie d’aller ensuite faire un saut chez Florence et lire les poèmes de Stéphane ; ou les chanter ; ou les danser ; ou les trois en même temps.
L’oiseau roux tigré
découpait des grains dans le ciel
mais pas pour les manger
il voulait se fabriquer
un grain de beauté
il le voulait couleur acajou
parce qu’il croyait doux comme plume
que l’acajou
était la couleur des oiseaux de bon goût
et que son grain de beauté l’allongerait
lui donnerait un bel air nocturne
pour être le roi du bec à bec
Stéphane Méliade possède en lui le talent rârissime de savoir éveiller l’imaginaire enfantin du bout des mots, dans un frémissemnt de sons et de couleurs.
Lire davantage : L’âme de fond, le blog de Florence Noël.
De l’auteur au livre
In auteurs on 22 avril 2009 at 07:20Il y a d’abord eu une idée. Puis des mots, sur un écran ou sur un papier. Un manuscrit.
Maintenant, il faut trouver quelque part en soi le courage de l’envoyer, ce manuscrit : combien d’auteurs connaissons-nous qui se sont arrêtés net devant cette barrière, parce qu’elle leur paraissait infranchissable : l’envoie du manuscrit à l’éditeur. Ecrire une lettre d’accompagnement, par exemple, ne ressort pas d’une performance extraordinaitre, pour quelqu’un qui a noirci ses deux cent ou trois cent pages auparavant. Pourtant, c’est ce qui arrive très souvent, le blocage, la timidité : cinq auteurs sur dix avouent qu’ils ont dans leurs dossiers des oeuvres terminées, corrigés, et qui dorment depuis des mois, des années, parce qu’ils n’ont jamais reussi à mettre ces feuilles de papier sous emballage afin de les expédier à un, ou plusieurs, éditeurs.
Ce ne sont pas les listes d’éditeurs qui manquent, avec adresses, téléphone et courriel. Ce ne sont pas les dossiers pour feuilles perforées qui seraient introuvables : on en trouve dans n’importe quelle grande surface. Ce n’est même pas le coùt de l’envoi, même si l’auteur ne roule pas sur l’or. Non, ce qui l’arrête, c’est la LETTRE A L’EDITEUR
C’est aussi – mais jamais mentionné – le déchirement de se séparer de ce qui correspond à tant de mois ou d’années de travail : à ce sujet, je crois utile de redire que jamais, au grand JAMAIS l’auteur ne doit envoyer l’original de son oeuvre, mais une COPIE Oui, le redire semble stupide, pourtant, combien d’auteurs ont auinsi perdu leurs textes corps et biens ? Read the rest of this entry »
Il y a écriture et écriture
In auteurs on 22 avril 2009 at 06:03Ecrire, me dirait Orlando, est un job.
Oui, j’agrée parfaitement à sa vision de l’écriture sortant du passetemps fanfrelucheux et entrant dans la catégorie des métiers lourds. Oui, écrire, c’est un job, et pas des moindres.
Marie-Laetitia me disait aussi sur un dernier commentaire ( sur l’avenir du web) que nous verrions bientôt la disparition des blogs “légers” ; ne resteraient en lisse que les blogs de valeur, ceux qui ont quelque chose à dire, à partager – ou, pour parler comme Ariana Hutchinson : ” I am here as a civil servant : my job is to inform you. ” Puissent-elles toutes deux avoir raison ! Et que ce règne arrive, please, et vite !
Il y a écriture et écriture. Les différentes formes sont toutes valables – mais toutes ne nous touchent pas au même degré et il n’y a aucune controverse possible sur ce point : pour écrire, nous devons être incités. Et l’incitation ne vit pas de l’air du temps. L’incitation vient d’un ensemble : la qualité du sujet, l’attraction, les images qui se lèvent, l’histoire qui prends racine, un bien-être, qui s’installe. Et les gens qui tournent autour de nous. Tout est là
Pareillement l’incitation peut tomber à plat et mourir devant un seul mot – je n’oublierai jamais avoir perdu quatre ans d’amitié-web (et 4 ans, sur le web, c’est un siècle!) et le support incitatif d’un complice en écriture pour avoir eu la sottise, un jour de colère, de lancer à travers les champs magnétiques, un “mon petit vieux” qui ne fût jamais pardonné. Read the rest of this entry »
A quoi sert tout ceci ?
In AU JOUR D'HUI on 22 avril 2009 at 05:20A rien, je le crains. Nous passons – nous dépensons – des heures à taper comme des dingues sur des claviers sous le mince prétexte qu’il en sortira quelque chose – mais .. fumée.
Si nous mourrions là, subitement, nos proches, ceux quinous aiment VRAIMENT, ceux qui nous connaissent, avec lesquels nous vivons, ceux qui nesont pas seulement un reflet derrière un écran mais des personnes de chair et d’os, ne trouveraient plus rien de nous – à part, pour certains d’entre nous, des livres sur une étagère et c’est déjà beaucoup – Mais pour la plupart ? Et puis, dans les livres, ce n’est jamais qu’un infime morceau de nous mêmes que nous partageons. Tandis qu’ici, notre silhouette se précise de jour en jour, Nous nous “donnons” chaque jour un peu plus – d’où la réticence des intravertis devant l’outil web, et comme je les comprends ! Oui, si nous disparraissions brusquement, que resterait-il de nous ici ?
Rien.
Ils - nos épouses, nos maris, nos enfants, nos amis – ne sauraient même pas retrouver notre code personnel pour entrer sur nos blogs.
Ces mots, que nous distribuons généreusement à la volée, vers les quatre horizons, j’ai un peu l’impression de les voler à ceux que j’aime.
N’oublions pas Colette
In auteurs on 21 avril 2009 at 15:25Je suis tombée par hasard – j’aime beaucoup le hasard, il fait bien les choses parfois – donc, par hasard et voltigeant j’ai découvert, redécouvert Colette, à travers un site sans aucune prétention, qui date un peu, mais n’est pas envahi par des pubs indiscrètes.
C’est ici : http://beaujott.club.fr/colette3.html
On peut y lire des extraits , voir des photos, et lire ce que l’auteur du site nous confie gentiment. C’est aussi cela, le Web : une ballade à travers pages, en baguenaudant, une fleur aux dents.
L’écriweb
In Le Livre on 21 avril 2009 at 12:11L”Ecriweb(1) c’est, comme son nom l’indique, l’état de ceux qui comme vous et moi écrivent sur le WEB.
J’ai couiné ce nom le mois dernier, ouvert deux ou trois sites, manière de m’approprier le mot puisque je venais de l’inventer. Mais ne nous y trompons pas : d’autres s’en empareront , et c’est OK pour moi : j’entrevois pour bientôt un temps où les mots ne seront enfin propriété de personne. Un temps où l’EcriWeb verra sa prose s’envoler aux quatre coins de la toile sans qu’il lui soit possible de les recapturer et ce sera bien fait : l’écriweb doit comprendre que ses mots sont à la portée de tous et qu’il n’aura aucun profit à en tirer. Read the rest of this entry »
De l’eau à mon moulin
In AU JOUR D'HUI on 21 avril 2009 at 09:02
” [ ... ] À l’heure où les best-sellers de demain sont publiés d’abord par leurs auteurs sur la Toile ou les téléphones portables, les acteurs traditionnels du livre ont-ils encore leur mot à dire ? Autres temps, autres mœurs, me direz-vous. Ainsi, combien de journalistes littéraires ont-ils trouvé refuge dans la blogosphère, cet univers ouvert à tous, hier encore confidentiel et boudé par ceux-là mêmes qui aujourd’hui frappent à sa porte ou s’inquiètent, à mots couverts, de l’ampleur prise par le phénomène ? Cette nouvelle Terreur menacerait-elle les têtes de la critique littéraire institutionnelle ? Read the rest of this entry »
Il était une fois …
In Le Journal on 20 avril 2009 at 17:30Je viens de créer un nouveau blogue, en quelques clics.
C’est ici :
http://legendeweb.wordpress.com/pourquoi-ce-blog/
C’est pour y ranger tout ce qui se rapporte à l’histoire du Web.
Encore Alain Minc
In Le Journal on 19 avril 2009 at 15:37Cette fois, c’est sur le blog de Pierre Assouline que je trouve tout un article concernant le livre de Minc.
Jec ite :
” A propos du livre numérique et de la fin du cycle Gutenberg, l’auteur ([A.Minc] s’autorise un doute :“Reçue à travers un prisme différent, l’essence de l’oeuvre demeurera-t-elle intangible? Nul ne le sait.” En revanche, il est plus catégorique s’agissant de la numérisation de l’information. “Une révolution totale”. Que les nouveaux journalistes soient polyvalents (écrit, image, montage, son, lumière), nul n’en disconvient, il suffit de le constater déjà dans les écoles de journalisme et du côté des jeunes stagiaires dans les Rédactions. Minc les voit comme des généralistes, les spécialistes étant quant à eux cantonnés dans des blogs. Sauf qu’il les décrit comme nécessairement soumis à “l’obligation de l’interactivité devenue l’alpha et l’oméga”. Le tableau qu’il dresse est assez noir car il lui apparaît catégoriquement que le pouvoir d’informer ne sera pas entre les mains des journalistes-blogueurs mais bien entre celles des internautes :
“L’interactivité sera en effet la religion de ce nouveau médium, comme le culte des faits l’était dans la grande presse anglo-saxonne d’autrefois. L’internaute sera loin de pratiquer “la prière du matin” de Hegel, cette lecture liturgique de la presse. Read the rest of this entry »
Dix jours qui ébranleront le Monde
In Le Journal on 19 avril 2009 at 08:46par Jean-Baptiste G.
Je viens de prendre connaissance du dernier Livre d’Alain Minc, Dix jours qui ébranleront le Monde. J’ai pensé à toi LiseCC et à J. M. Dutey . Vois un peu !
Et cette dixième menace BIEN DE SON TEMPS. Google achète le New York Time et transfert toutes ses activitées sur le Webb.
Partout ailleurs, c’est le même scénario qui se reproduit. Le papier est mort.Vive le nouveau journalisme ou tous devront se soumettre à l’obligation de l’interactivité devenu l’alpha et l’oméga. Un métier sans savoir-faire en particulier, allant de l’écrit à l’image, sans priorité et sans spécialisation.
Les conséquences ? Je cite Alain Minc :
Tous les faits se vaudront, toutes les opinions seront éqwuivalentes, tous les savoirs se neutraliseront. Les optimistes y verront la forme parfaite de l’hyper-démocratie, les pessimistes y verront le paroxisme du populisme.
Mais nul retour en arrière ne sera possible. Read the rest of this entry »
Québec
In AU JOUR D'HUI on 18 avril 2009 at 06:49Je connais Jean-Marc La Frenière depuis … ah ! il me semble que c’est depuis toujours. Il y a des amitiés ( trouvez-moi un autre mot pour ce sentiment de communion avec quelqu’un par delà les immensités du web ? ) des amitiés, donc, qui semblent être nées au moment même de notre naissance. Ou, plutôt : qui semblent occulter le temps, les distances et les intempéries.
Ce matin, je lui ai chipé ce paragraphe :
J’aime les vieilles montagnes râpeuses, leurs crêtes varlopées par le vent, les plaines raboteuses où le ciel lèche la terre, la pluie qui perle aux lobes d’oreille des érables, les orages, les lacs, les grands arbres taiseux, les oiseaux qui jacassent, les îles de lumière parmi les terres d’ombre. Je n’entends pas la mort cogner derrière la porte. Read the rest of this entry »
La Louisiane
In francophonie on 17 avril 2009 at 15:57.. vous connaissez ?

C’est, dans cette grande amérique, un endroit – le SEUL endroit – où le français est considéré ( un peu) comme la langue sinon nationale, du moins de l’état.
Pourquoi, comment ? c’est ce que Françoise Rodary nous explique de façon très claire et sensible dans son article : Le français en Louisiane
Nos amis du Québec ne seront pas dépaysés, et retrouveront dans le vocabulaire Cajun beaucoup de ressemblances avec leur propre langage.
Et aujourd’hui, BON ANNIVERSAIRE JOHN !!!
In AU JOUR D'HUI on 17 avril 2009 at 13:16Oui, aujourd’hui, anniversaire de mon Hors Concours à moi toute seule !!
Non, vous ne saurez pas combien d’années, les messieurs sont aussi coquets que les dames, passé 50 ans .. donc, motus et bouche cousue, mais à nous le petit diner coquet au champagne ce soir, et rebelote avec les enfants dimanche .. wahou !!!
Enfin !! un anniversaire joyeux à fêter – et c’est pas tout :
- le 10 Mai, Fête des Mères et ma belle-mère sera chez nous en visite – ça tombe super-bien !
- Le 10 Juin, anniversaire de mariage de notre jeune fils !
- le 21 juin, fête des Pères ! Read the rest of this entry »
Bienvenue, welcome, Monsieur Aznavour !
In AU JOUR D'HUI on 16 avril 2009 at 10:47
J’apprends ce matin l’arrivée très prochaine, à New York, d’un grand chanteur que j’aime beaucoup, Charles Aznavour
Il se produira d’abord au Canada et redescendra ensuite vers la grosse Pomme.
Concerts au Canada :
19 avril: Ottawa, Centre national des arts.
21 au 24 Avril : Montréal, place des arts
26 Avril: Toronto, Roy Thomson Hall
Concerts à New York
29 avril, 1er, 2 et 3 mai : City Center, 130 West 56th Street, New York, NY 10019
Bienvenue chez nous, Monsieur Aznavour !
Pour en savoir plus, l’interview, France-Amérique
Du pouvoir de l’affirmation
In Le Journal on 15 avril 2009 at 12:19Ce que j’aime chez Orlando : il ne prends jamais rien pour argent comptant, mais en même temps, il est très attentif à tout ce qu’on lui dit, à tout ce qu’il lit, et à tout ce qui est dans son assiette. Cette attention largement ouverte à tout et à tous, c’est le signe distinctif de l’esprit éveillé.
Ainsi, ce matin, sur son blog :
Aujourd’hui, il suffit d’affirmer: il faut boire 1,4 lite d’eau (qui? Le lutteur de Sumo et le jockey? La même quantité chacun? ) et manger cinq fruits différents par jour! Foutaises qui n’ont jamais existé nulle part, mais surtout désir d’affirmer, d’inféoder, d’infliger un “discours de la vérité” qui peut en préparer d’autres! Eh oui, c’est déjà du pouvoir!
Il faut douter bonhomme, douter utile, bienveillant, fécond… Sourire à la vie! Qui saura si les vampires supportent le germe de l’ail? Peut-être est-ce la seule partie de la plante qui ne les éloigne pas?
http://orlandoderudder.canalblog.com
Swans
In Le Journal on 15 avril 2009 at 11:58A la minute, je pique cette phrase sur Swans :
“Believe nothing,
no matter where you read it,
or who said it,
no matter if I have said it,
unless it agrees with your own reason and your common sense.”
– Buddha
_____________
Théatre de l’absurde
In AU JOUR D'HUI, auteurs on 15 avril 2009 at 09:50De clics et de claques
In AU JOUR D'HUI, auteurs on 15 avril 2009 at 09:34Carte mondiale
In AU JOUR D'HUI on 15 avril 2009 at 09:06… officielle des membres de l’organisation de la Francophonie Internationale.
Je vois que la Nouvelle Orléans ne figure pas au tableau. Pas plus que la petite réserve indienne située dans le nord du Misnnesota, et dont le langage est un curieux mélange de Cherokee et de français du 17ieme siècle.

Francophonie internationale
In AU JOUR D'HUI on 15 avril 2009 at 08:46Jean-Baptiste est érudit, cultivé, grand seigneur, bel homme, ( ho ça va , hein, les moufflettes : arrêtez de rêver !), français d’origine et canadien de coeur. Québécois, dit-il. Il tient à souligner la différence, et je m’incline. Québécois, donc, et français de langage.
Comme moi, ici américaine de coeur et de citoyenneté, comme lui française d’origine, et comme lui exportée par amour par dessus l’Atlantique.
Comme Manouh, américain de naturalisation, antillais d’origine, et français de langage – j’attends ton poème .. dis moi si je dois me propulser jusqu’à Boston pour t’aider à le mettre en ligne, hé, my friend ?? Comme Jean-Luc et Florence et Christiane et Mahamat, tous belges, et tous de langage français. Read the rest of this entry »
Ecrire sur le web, une contrainte ?
In Le Journal on 14 avril 2009 at 12:45” Reste que sur ce grand journal qu’est le Web pour l’essentiel, l’écriture y est très contrainte. Elle est surtout journalistique, avec ses avantages et ses inconvénients. C’est souvent léger, distrayant, accrocheur, percutant, bien vu, mais sommes toute volatile, périssable, morcelé. Je le dis en résumé un peu autrement : Croire qu’on écrit de la même façon, qu’on édite (format, découpage, mise en page, illustration) de la même façon, qu’on lit de la même façon sur le Web ou dans un livre, c’est très con . ” [ J.-M. Dutey, un Scribulateur]
Je ne vois pas EN QUOI l’écriture sur le Web est contrainte. Je ne sois surtout pas pourquoi elle devrait l’être. je vois bien, et je le déplore, que nous ne regardons pas le web comme un moyen d’expression uniquement, mais aussi comme un moyen de rencontre. Read the rest of this entry »
Ils continuent de s’en prendre
In Le Journal on 14 avril 2009 at 12:33… à notre pauvre Benoit !
A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : “Il fait beau aujourd’hui !” Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
Quelques réactions :
Le maire de Bordeaux : “Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d’autisme total. Cela ruine définitivement, s’il en était encore besoin, le dogme de l’infaillibilité pontificale !”
Le Grand Rabbin de France : “Comment peut-on encore prétendre qu’il fait beau après la Shoah ?” Read the rest of this entry »
Perspectives intéressantes (suite)
In Le Livre on 14 avril 2009 at 06:52De là, nous entrons dans une nouvelle conception de la présentation des textes. Nous allons vers une nouvelle forme d’ EDITION
Nous assistons à un bouleversement qui ne fait que commencer : il y a trois ans, on parlait de livres numériques avec quelques réticences. La présentation laissait à désirer. J’ai lu des commentaires de lecteurs déclarant qu’ils n’arrivaient pas à lire sur l’écran – alors qu’ils passaient des heures à y écrire. Ici encore, on peut se poser des questions. Read the rest of this entry »
Perspectives intéressantes
In Le Livre on 14 avril 2009 at 06:42J’ai lu avec tout l’intéret qu’il mérite l’article de J.M. Dutey (1) , article dans lequel il s’en prends une fois de plus à moi – avec, enfin, un progrès : ce n’est plus nominativement, c’est en me traitant tout simplement de droguée ( je cite ” Elle s’extasie – elle s’ecxtasy souvent .. ” ) et en traitant de “conneries” ce que j’écrivais il y a quelques semaines au sujet de l’avenir de la littérature en général et du livre en particulier. Read the rest of this entry »
Changements
In auteurs on 14 avril 2009 at 06:22Il est navrant de lire, sous forme de sarcasmes écrits dans le seul but de faire du mal, et sous la plume d’un auteur, qui par ailleurs n’est pas plus sot qu’un autre, des diatribes enflammées sur l’avenir du livre en affirmant péremptoirement que le seul avenir du livre soit la continuation de l’édition traditionnelle. Point final, et pas de discussion possible. Read the rest of this entry »
Joyeux matin de Pâques
In Le Journal on 11 avril 2009 at 21:08… pour couronner cette belle fête, la plus chère à mon coeur, un texte de Partance
———————
Voyage en Jubilance
La sensation d’exister comme une luminance…juste avant une explosion de joie… juste après la perception de vivre une énormité…
C’est cela la jubilance, la prescience d’un instant exceptionnel, où se rejoint l’extase, l’irrationnel et la certitude.
La renaissance d’un arbre que l’on croyait mort…
La respiration de l’enfant, après l’apnée…
La certitude d’avoir reçu le signe attendu…
La joie d’être libéré de ses chaînes…
L’appel à aller voir plus loin, plus haut…
La voie toute simple vers l’accomplissement…
Partance
http://le-chemin-de-ronde.blogspot.com/2009/04/voyage-en-jubilance.html
Lui, et Torwald
In auteurs on 10 avril 2009 at 13:23Une petite nouvelle grinçante, en 400 mots pas plus, publiée sur le site de Rotco & Co, Grain-de-Sel : http://grain-de-sel.cultureforum.net/vos-creations-f4/lui-et-torwald-nouvelle-t5431.htm
______________
Pendant longtemps, il est resté le même, franc, souriant, agréable à vivre. On disait de lui qu’il avait un heureux caractère. On ajoutait qu’il avait le don de l’amitié, et c’était vrai. Jean-François avait de nombreux amis, anciens et nouveaux : il attirait les autres par sa gentillesse, par sa disponibilité. Elevé dans une large famille, il avait pris l’habitude de se couler souplement dans toutes les situations en gardant le sourire, en faisant attention à ne heurter personne, en utilisant son empathie.
Jusqu’au jour où il a rencontré Torwald. Read the rest of this entry »
Vendredi Saint
In AU JOUR D'HUI on 10 avril 2009 at 11:14Pour moi, pour beaucoup de chrétiens dans le monde, un jour de tristesse. Ne nous en veuillez pas si nous ne sommes pas trop bubbling aujourd’hui.

Jeux d’eau
In Le Journal on 9 avril 2009 at 13:54

Douceur et luminosité, un autre coin de Belgique capté par Maniguette
De Maniguette
In Le Journal on 9 avril 2009 at 13:46
Cette photo pour illustrer le jeu d’écriture sur le blog de Florence Noël, un texte dans lequel nous rencontrons une école et des mamans, une échappée belle poursuivie par un doux dingue, une péniche en guise de terrain d’aterrissage, un petit garçon qui dessine au feutre sur les visages qu’il aime, un coffre secret pas encore ouvert…
Bref, un jeu de piste, et nous ne sommes pas encore arrivés.
Péniches et lumières
In Le Journal on 9 avril 2009 at 13:40
Je navigue depuis quelques jours sur les eaux belges, grâces aux superbes photos de Maniguette et de Clepsydre – non, ce ne sont pas leurs “vrais” noms.. et OUI, j’ai enfin rencontré des pseudonymes heureuses !!!
Pour revenir aux photos, non seulement j’ai le droit de les afficher ici, ( merci, merci les photographes !) mais encore, je vais vous faire partager mon plaisir de découvertes et vous donner le clic pour aller les admirer
.. C’est Pâques .. c’est la douceur de l’air ( tu parles .. il faisait moins 2 la nuit dernière ici !) vous ne trouvez pas que les gens sont formidables ?
Mes yeux dans tes oreilles
In Le Journal on 8 avril 2009 at 13:12Je te les flanquerai, mes yeux dans tes oreilles. Chacune. Ce sera fière secousse à nulle autre pareille. Le lierre demeurera sur la façade, tu sais. Même sous la neige. Le bouton de la sonnerie pense entre deux chocs. Rien n’oubliera rien. Tandis que je verrai tout ce que tu entends !
Le ciel ou n’importe qui beugleront -ou bien a ( l’un ou l’autre)- d”inutiles soupirs. Ca reconstruit quand même quand ça ne change pas. Tu entreras les paroles au son de qui les dit. J’en verrai la teneur et ce sera quand même.
Alors je vais carrer mes yeux dans tes oreilles. Chacune. Même un mot qui se mange sera vu comme il faut. Il y aura de la langue comme il pleut de la sauce. Je te lirai, enclume! Et mollusque! Et dédale !…
Toujours Orlando
In Le Journal, auteurs on 8 avril 2009 at 12:22Sur le site Terascia, http://www.terascia.com/article.php?sid=470 cet hommage à Orlando de Rudder :
La retraite de Claude
In AU JOUR D'HUI on 8 avril 2009 at 12:02La depart de Claude Durand :
[ ... ] C’est aujourd’hui que Claude Durand, patron de Fayard et éditeur de nombreux auteurs très connus rend son tablier au groupe Hachette pour raisons de santé après avoir passé près de trente ans à la tête d’une maison traditionnellement dominée par les livres. [ ... ]
La suite sur le blog de Pierre Assouline,
Rencontre International des écrivains
In Le Journal on 8 avril 2009 at 11:06La 37ième rencontre québécoise internationale des écrivains aura lieu du 16 au 19 avril 2009 à Montréal, Québec, Canada
Seront présents à cette rencontre : Read the rest of this entry »
Sans amour, je ne suis rien
In AU JOUR D'HUI on 8 avril 2009 at 09:42Je peux bien parler les langues des hommes
celles des anges
mais sans l’amour
je ne suis plus que l’écho du bronze
l’éclat d’une cymbale.
Je peux être prophète
avoir l’intelligence de tous les mystères
tout connaître
ma grande confiance peut bien déplacer des montagnes
sans amour je ne suis rien. Read the rest of this entry »
Besoin d’un break
In AU JOUR D'HUI on 6 avril 2009 at 10:20Tremblement de terre en Italie. Des dizaines de blessés, 1500 sans abri, et 71 morts.
Il arrivera, un jour, où nous n’auronsplus de larmes pour toutes ces catastrophes qui ne nous touchent pas de près. Je ne peux pas croire qu’il existe au monde quelqu’un avec un coeur assez grand pour prendre en soi tout le mal du monde ; existe-t-il au monde une bouche assez grande pour prendre en elle tous les rires du monde ?
Je fatigue là, moi. Besoin d’un break.
Les anniversaires
In AU JOUR D'HUI on 5 avril 2009 at 15:14Je disais tout à l’heure à Marie-Laetitia qu’on arrive à sortir de tout, même de ce qui au prime abord nous semble insurmontable. La mort d’un enfant, par exemple. Une des choses les plus épouvantables à vivre. Dont on ne parle pas pendant des années parce qu’il FAUT continuer d’avancer sans trop penser, continuer de faire passer les heures après les heures et les jours après les jours. Parce que la mort ne doit jamais nous empêcher de vivre, tant qu’il ne s’agit pas de la nôtre, qui viendra en son temps, et pas avant. Parce que d’autres enfants sont là, qui attendent, et que nous n’avons pas le droit de leur faire porter notre peine. Read the rest of this entry »
Dans l’éternité de l’amour
In Murmures du coeur on 5 avril 2009 at 07:39À chacun de tes gestes, la lumière tient parole. Tu as dissous de moi la cendre et la poussière. Tes pas ajoutent aux miens le sens de la route, la direction à suivre, le seul itinéraire rejoignant l’infini. Nos corps perpétuent l’éternel miracle. Entre deux étreintes, je pars sans m’éloigner. Ma véritable peau est ta peau sur la mienne.
Même la nuit, je garde les yeux ouverts. Je te regarde quand tu dors. Je t’entends quand tu rêves. Je te touche même quand tu n’es pas là. Je m’endors et m’éveille en toi. Je souffle sur ta joue le vent bleu du Québec. Read the rest of this entry »
La colère
In Murmures du coeur on 5 avril 2009 at 06:05Colère immense, et peine venue du centre, du milieu, du coeur. Une vague immonde amère et familière ; et la honte qui s’en suit, qui s’enracine. Parce que je l’ai criée. Parce que je ne l’ai pas gardée pour moi, et tous sont éclaboussés.
C’est sale, la colère. Aveugle et bête, comme un grand souffle gris chargé de senteurs folles. Venue dans la fureur d’une souffrance intime, soigneusement cachée sous les cris et les poingts, la colère mortelle se vrille en moi, se love, s’y installe : et je crois que c’est pour toujours. Read the rest of this entry »
Triste journée d’hier
In AU JOUR D'HUI on 4 avril 2009 at 08:34A Binghampton, c’est à dire à environ deux heure de chez moi, petite ville jusque-là tranquille dans le sud-est de New-York State, un homme entre dans les locaux de l’immigration et ouvre le feu au hasard : quatorze morts, plusieurs belssés, une ville en état de choc. Le meurtrier se serait fait justice.
Pourquoi cette tuerie ? c’est la question qui, une fois de plus restera sans réponse, comme dans tous ces massacres. Ils se perpétuent maintenant à cadence accélérée. B ientôt, chacun des 50 états aura eu son Columbine Day.
Comment ? Ah là, nous savons ! nous savons que le garçon qui a tiré sur ses anciens camarades de lycée il y a quelques mois avait à sa disposition 17 revolvers, fusils et autres , collectionnés par ses parents. Nous savons aussi que le tueur d’hier était massivement armé, comme sont tous ceux qui décident un jour de tirer dans la foule, au cinéma, dans un magasin, une école, une maison de retraite, une garderie, une usine, une cafeteria, une gare, un avion, etc …
- Les armes toujours en vente libre ?
- Mais oui, voyons, quelle question. Pourquoi voudriez-vous qu’elles ne le soient pas, s’étonne mon voisin.
Plus inconscient que ça, tu meurs
Divers et bonne année !
In AU JOUR D'HUI on 3 avril 2009 at 06:54Parfait dans notre édito du vendredi, la rubrique ‘DIVERS‘ piquée sur le blog de Marie Laetitia – et encore une f ois Bonne Année ! Je t’encourage à nous en faire une par semaine, c’est à garder, et as-tu retrouvé la boite des autres chaussettes ?
_____________
DIVERS
Alors avant toute chose, et afin de satisfaire une bonne fois le pauvre hère qui, toujours, retombe sur ce blog en lançant sa recherche sur “jolies filles nues avec jolis nombrils” : y’a t il des volontaires dans la salle ?
Ceci étant posé … Bon … En vrac, et sans transition, le flash :
- L’homme va bientôt péter la gueule de ses patrons, et il aura pas tort.
- Sarkozy m’a même pas fait rire à la télé.
- Ma mouflette aime le riz au lait de la nourrice mais pas le mien alors qu’il déchire quand même grave. Read the rest of this entry »
Maternités
In auteurs on 3 avril 2009 at 06:27Lorsque j’ai demandé à Marie Laetitia la permission de poster ici un extrait de ses textes, elle m’a répondu en ces termes :
” [... ] avertis les lecteurs que ce n’est qu’une esquisse, une ébauche, et parfois je me demande même … une gestation encore (éléphantesque !!) [ ... ]
Je vous présente donc ce matin Marie Laetitia, et l’esquisse en question en espèrant que trop de corrections et de remaniements n’altèreront ni le style ni le talent – moi, je l’aime tel quel, j’ose le dire et il n’y a, à mes yeux, que de très petites choses à corriger :
[ ... ] Elle se prenait à rêver d’échographie secrète, même au prix de toutes les années de prison encourues. Elle s’en ouvrit une fois à voix basse à une vieille infirmière aux allures de mère supérieure, celle-ci écarquilla ses gros yeux qui repoussèrent si haut ses sourcils touffus dans une mine atterrée qu’ils rejoignirent sa frange trop courte poivre-et-sel et y restèrent un long moment : Read the rest of this entry »
Les jubartes du rêve
In Le Journal, auteurs on 2 avril 2009 at 06:01Qu’on m’enferme et je meurs si je n’ai plus de mots. Dans une demeure sans fenêtre, je dessine le ciel. Je peins en porte-à-faux une porte sans clef. Je monte sans sherpa une montagne de rêves. Je me fais une luge sur un désert de neige. Le poète qu’on voit, on ne l’écoute plus. On regarde sa mise et sa chemise sans entendre ses mots. Pour les yeux de la main, le gant est un bandeau. Le mur est un bâillon pour l’orage et le vent. Au village des mots, je suis l’idiot qu’on raille. Je bute sur les i quand j’y pose mon poing. J’ouvre des parenthèses sans savoir les fermer. Mes mots s’égaillent sur la page comme des billes folles. Read the rest of this entry »
Boule de neige
In auteurs on 1 avril 2009 at 07:33Mon ex-complice d’écriture réponds à mes remerciements pour les liens qu’il a mis sur son blog et qui m’ont permis de trouver Philippe Didion et la camionneuse internationale, par un sarcasme bien dans son style ” Oui, mais toi, tu n’as pas poussé la politesse jusqu’à mettre le lien de MON site sur ton blog “
Pas textuel ; textuel, ça donne : “ Et merci pour avoir mis le lien de cet excellent blog sur le tien.. ah mais, non, tu n’as pas poussé la politesse jusque là .. “ . Tout à fait dans le style amical qui rêgne là-bas, sur son “excellent blog”, mais je n’oserai jamais lui dire que ses sarcasmes n’intêresseraient pas mon lectorat. Read the rest of this entry »
et si on reparlait …
In Le Journal on 30 mars 2009 at 17:21… des droits d’auteurs ?
Non, je dis ça, je dis rien, mais c’est que je viens de recevoir un texte tout prêt pour s’en servir, on n’a qu’à allumer le four et hop, ça cuit tout seul. Merci Zoé et Brigitte !
Donc, voilà :
L’ensemble de ce site relève de la législation française des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle. Tous les textes et images peuvent être cités, au sens du droit habituel à la citation (avec mention de la source). Ils peuvent être utilisés dans le cadre d’un cours. Ils ne peuvent être republiés, sous quelque forme que ce soit, sans l’autorisation de l’auteur. Read the rest of this entry »
Printemps au parking
In Le Journal on 30 mars 2009 at 09:21Parce qu’on ne peut pas être sérieux 24/24, une petite video.. (j’espêre qu’elle va marcher !)
Non, mais non, c’est pas moi qui conduis !!!
http://www.youtube.com/watch?v=P1uo1c65TG0&feature=player_embedded
Un quart d’heure chez Philippe Didion
In auteurs on 30 mars 2009 at 08:30, ce n’est pas suffisant. J’y passerai des heures volontiers. J’ai remonté l’adresse de son blog au début de ma PAl – hum.. liste des préférences, pour mes jours plus libres.
Le blog de Philippe Didion, c’est ici : http://pdidion.free.fr
Comment je l’ai connu ? ah, c’est une histoire intéressante … uniquement pour moi, mais bon, j’aime à la raconter, et la voici :
Ma rencontre avec Ph. Didion est un hasard farfelu. Je vais quotidiennement rendre visite à un de mes ex-complice d’écriture, qui, un jour de rage, en juillet 2008, a créé ce qu’il nomme un “blog parodique”. Il foisonne, ce blog, de trouvailles inattendues , dont quelques-une sont de vraies mines d’or. (1) Read the rest of this entry »
Retrouver
In auteurs on 30 mars 2009 at 07:48… les mots d’avant -hier dans le chant du poète d’aujourd’hui, c’est un plaisir râre et qu’il est bon de signaler, de souligner.
De Jean-Marc Lafrenière :
Je viens pour commencer. Je suis venu grimper, sans guide, sans appui, sans marche s’il le faut. Je voudrais m’insérer dans la rumeur du monde mais je navigue au large de mes yeux. La parole ouvre en moi l’énorme plaie des hommes. Nulle part le chemin ne débouche mais il ouvre sur tout. Le soupir d’un brin d’herbe réveille les oiseaux. Read the rest of this entry »
Depuis samedi …
In AU JOUR D'HUI on 30 mars 2009 at 04:23… je cherche ce texte qui m’est revenu comme un flash à la lecture de Attendez-vous à savoir, de Lou
Ce texte, je l’ai finalement trouvé ce matin, et c’est Fin du monde, bien entendu mal classé entre les écharpes et les chaussettes. C’est beau le désordre de l’artiste, mais c’est loin d’être pratique !
Rassurez-moi, dites-moi que je ne suis pas seule à perdre ainsi mes textes aux quatre vents du web !
Notule Dominicale
In auteurs on 29 mars 2009 at 12:59
Merci, Philippe Didion, pour votre article dans les Notules reçus aujourd’hui, article qui me prouve, si besoin est, que je n’ai pas été la seule à considérer les Bienveillantes comme un remake du livre de R.Merle.
Lire la Notule de Ph. Didion : La Mort est mon métier
Je suis un vieux pommier
In auteurs on 29 mars 2009 at 08:09
[ ... ] Sans tromper le trépas, je lègue à mes enfants le peu que j’aurai dit, mes questions sans réponse, mes balayures dorées, mes tempêtes sonores et ma lumière oblique dans le combat des ombres. [ ... ]
Jean-Marc Lafrenière
Le texte intégral : http://lise2cc.wordpress.com/je-suis/
Attendez-vous à savoir
In De l'art d'écrire, Le Journal on 28 mars 2009 at 07:20et vous saurez
tout doit disparaître
veillez car vous ne savez pas quand il doit venir
tout doit disparaître
vu je l’avais pas vu
emporté c’est moins cher
cris et chuchotements dernière séance
un veilleur de nuit une belle de jour
représailles stockage express
l’épicier du haut de la rue lève le rideau de fer
les premiers caddies les derniers jours avant fermeture
tout doit disparaître Read the rest of this entry »
De libellule en Libellus
In auteurs on 28 mars 2009 at 07:17Le Web nous redonne l’humilité perdue.
Il y a plusieurs années, lorsque j’ai plongé pour la première fois dans les groupes d’internautes auteurs français [ à dominance française, devrais-je dire pour rester dans l'exactitude ] il y avait cet émerveillement constant, de cotoyer sur les mêmes pages web des auteurs de talent. Tous l’étaient à mes yeux.
J’ai compris très vite que cet émerveillement se heurtait aux murs invisibles du groupe, à son étanchéité, à sa rigidité, à son étroitesse. Le merveilleux, avec les mots, c’est qu’ils résistent à tous les -ages et âges, en passant par les cages et les copinages. Pour trouver les vrais poètes, les sincères amoureux des mots, les artistes brodeurs de phrases, les chantres purs de l’esprit et du coeur, il faut abattre les murs et renverser les montagnes et aller plus loin, toujours plus loin. C’est facile sur le Web : il suffit de surfer.
C’est en surfant que j’ai trouvé LOU Read the rest of this entry »
Tournez, manèges !
In auteurs on 27 mars 2009 at 07:22
Un nouveau jeu d’écriture à La Rotisserie des Poètes, chez Florence, qui possède une vitalité et une imagination toutes deux sans défaut.
Cette fois, nous embarquons dans un projet d’écriture interactive. Nous avons commencé avant hier soir, tellement pressées que Christiane et moi nous sommes bousculées pour passer en même temps sous la grande porte.. mais c’est Christiane qui a gagné, avec 3 minutes d’avance ! Read the rest of this entry »
Jour de pluie
In AU JOUR D'HUI on 27 mars 2009 at 07:05
Le printemps commence, il pleut doucement, il f ait tendre et frais. Journée très active pour moi, suite logique d’hier. J’ai un aujourd’hui chargé, et je suis désolée de constater que je n’ai pas remis les pieds, les doigts, les yeux, et mon coeur sur ce blog depuis plusieurs jours.
Mais demain, fin de semaine calme, tranquille et solitaire : deux belles journées d’écriture du matin au soir. Qui dit mieux ?
De l’art et la manière …
In Le Journal on 21 mars 2009 at 11:26Mon amie Mab ( France du Sud profond) est une maitresse de maison accomplie jusque dans l’art d’accommoder non seulement les restes, mais encore les restes des restes. Pour preuve, ce billet qu’elle me fit parvenir, un jour où je pleurais sur la fragilité des sacs de plastiques et autres récipents destinés à contenir les déchets autres qu’humains, et souvent rétifs à toute forme de fermeture.
——–
Autant la chaussette est une distraite sans méchanceté qui s’ingénie par nature à perdre sa jumelle, autant la poubelle fait preuve en toute occasion d’une perversité à briser les nerfs.
Comme les bons conseils, les plus simples sont les plus vicieuses : celles dépourvues d’anses à nouer se feront un plaisir de céder à droite pendant que tu colmates à gauche (oui, un peu comme en politique). Les robustes, à fermer en tirant delicatement les petits bouts de ficelles de chaque côté, sont victimes consentantes de leur succes : on en met toujours trop. Read the rest of this entry »
La Galerie d’Au Jour d’Hui
In AU JOUR D'HUI on 21 mars 2009 at 08:41Nous accrochons les derniers tableaux, nous passons l’aspirateur, bientôt les portes ouvriront, mais on peut déjà admirer la splendide architecture de l’extérieur. Cliquez :
Ecnore un ou deux jours de patience …

Lucien Janssens
In La Gallerie on 21 mars 2009 at 08:25
Il y a des carrefours, dans la vie, dont on sait, très vite, qu’ils ne doivent rien au hasard. C’est le cas de ma rencontre, le mois dernier avec le peintre Lucien Janssens.
Un ami commun, Jean-Baptiste, que tout le monde ici connaît, m’invite à le rejoindre sur le site que vient de créer un ami belge qu’il tient en haute estime. Cela suffit pour que j’accepte aussitôt, car je sais que JB ne se fourvoierait pas. Je m’inscris donc sur le site en question et je découvre beaucoup de gentillesse, une largeur d’esprit, un bon vocalbulaire : bref, tout ce que j’aime. Deux jours plus tard, Lucien, le créateur de ce site, ouvre un fil de discussion pour que les participants présentent leurs blogs, sites, pages web et forums respectifs. Read the rest of this entry »
La truite vagabonde
In De l'art dans la cuisine on 21 mars 2009 at 07:13
Et hop, en cette fin de semaine, une recette qui nous vient du Québec !! Merci, Emyole !! : Les filets de truite marinés
Vous avec un beau filet de truite, cela ne vous tente pas de le passer à la poêle….alors pourquoi ne pas le mariner? On le fait volontiers avec du saumon, mais la truite elle…elle saura vous faire saliver…….;-)
Prendre un beau filet avec la peau, le passer sous l’eau, le sécher et ensuite le recouvrir de gros sel de mer…pas besoin d’en mettre épais, mais surtout d’en mettre partout, avec un peu de poivre, recouvrir d’un linge humide et laisser au frigo toute une nuit.
Le prolongement
In Le Journal on 20 mars 2009 at 10:37
[ ... ] Ce qui a de bien quand on écrit, c’est qu’il y a des prolongements pertinents chez le lecteur, qui “voit” plus loin que l’écrit premier. Non pas en contradiction, juste plus loin… - Fl. Noel
Ce prolongement, c’est un mouvement de vie. C’est la vie même. La minute présente, qui fond derrière celle qui vient, qui elle-même anticipe l’heure future.
La vie, un éternel prolongement. Et ce qui m’a si longtemps freinée dans l’écriture “à plusieurs”, qui est devenue tellement à la mode depuis l’avènement de l’Internet et des pages webs, ce que j’ai vainement tenté d’expliquer pendant les quatre ou cinq ans où j’ai fait partie de groupes d’écriture, c’est justement que l’autre n’accepte pas toujours le prolongement. Je ne dis pas que tout le monde en est là : je dis que j’ai rencontré, toujours, une ou deux personnes dans le groupe qui se croit tout permis sous prétexte de “corrections”. Read the rest of this entry »
C’est le printemps
In AU JOUR D'HUI on 20 mars 2009 at 04:58
Petite Soeur et Emyole l’affirment toutes deux ce matin : oui, c’est le printemps, aujourd’hui vendredi 20 mars 2009.
J’en suis encore aux saisons immuables, celles qui commençaient, avant, le 21 du mois quel que soit le temps, la tempête et mon roi. Mais on ne va pas faire un drame pour un jour : donc, c’est officiellement le printemps aujourd’hui, réjouissons-nous !
Je trouve que c’est épatant, un printemps qui commence un vendredi, non ? Demain, nous pourrons commencer le week-end en nous disant que CA Y EST, nous sommes finalement sortis de ce long hiver.
Lilas, tulipes, Pâques, toilettes claires, manches courtes, salades de pissenlit frais et tendres, rangements, jardinage, vélos, marche à pied, giboulées, feuilles vert-jaune, oiseaux… c’est tout cela, le printemps, et plus encore.
Je vous souhaite à tous un magnifique printemps plein d’oiseaux et de fleurs, comme chantait Charles Trenet dans Mes Jeunes Années.
Mailles
In Le Journal on 19 mars 2009 at 09:44
[ tricotés serré... ] Elle aime cette expression du Québec, qui signifie que l’amitié est construite jour après jour, un point à l’endroit, un point à l’envers, avec cette patience têtue des femmes qui prennent leur temps pour faire les choses, sans se presser comme sans ralentir ; comme le montagnard qui poursuit sa montée à travers la draille dangereuse, du même pas lent et long ; comme le paysan lançait le grain, avant, dans les labours, d’un geste ample et noble ; sans hâte comme sans faiblesse. Un point à l’endroit, un point à l’envers. “Regardez les, ces deux, disait-on : ils sont tricotés serrées“.
[ ... ]
Le texte complet ici
De Lise
In Le Journal on 19 mars 2009 at 08:14Lise : Le Village
[ ... ] Elles se sont disputé parce que le bébé est malade. Mary Catherine n’a pas crié, nous ne crions jamais. Elles ont murmuré des mots pleins de griffes, des mots tranchants, aiguisés. Dans leurs voix basses, j’entends rouler la peur. Il ne faut pas regarder leurs yeux alors, on dit que la colère peut nous blesser dans un seul regard. J’ai pris la Bible, j’ai ouvert au hasard, mais je n’y voyais pas assez, entre les larmes qui ne voulaient pas couler et la lumière jaune de la mauvaise bougie. Amélia s’est approchée, les autres continuaient de se disputer, c’était maintenant à propos d’un pain, mal cuit ou je ne sais quoi. Amélia m’a donné un mouchoir, sans parler. Nous entrons en amitié un peu plus chaque jour. J’ai refermé la Bible, il y a des moments où je donnerais n’importe quoi pour avoir un autre livre. Ceux de mes parents sont enfermés dans la cale. Amélia dit que j’ai de la chance de savoir lire et écrire. J’ai décidé de lui apprendre les lettres. [ ... ]
De Christiane
In Le Journal on 19 mars 2009 at 08:09Christiane : Aristide, le rêve bleu
ou les sept portes
[ ... ] Le marchand grimpa sur une escabelle de bois vermoulu, et saisit avec dextérité un petit bocal qu’il déposa ensuite sur le comptoir. « Je crois que j’ai ce qu’il vous faut » , dit-il. « Je vous l’emballe ? » Sans attendre de réponse, il vida le contenu du bocal dans un sachet en papier où il était écrit en grand « respecte l’environnement ».
Je préférerais une boîte dit Aristide, le vent est si fort que le sachet pourrait s’envoler, le rêve s’échapper.
Rentré chez lui, il déposa la boîte sur sa table de nuit et attendit avec impatience l’heure de se mettre au lit. Il essaya de faire des mots croisés, puis de lire « les 7 voyages de Simbad », puis de repiquer des pois de senteur et des cerisiers nains, mais le rêve l’obsédait et accaparait toute son énergie.
Vint la nuit. Aristide se coucha, ouvrit délicatement la boîte : dans un coin, un rêve se lovait, et une douce lumière bleue irradiait les parois. Qu’allait lui révéler cette boîte de Pandore ?
Mais le sommeil ne venait pas ; alors il compta des pâquerettes. Il avait abandonné les moutons depuis belle lurette, car ceux-ci mangent les pâquerettes, et sont moins nombreux qu’elles. Jadis, les nuits de grande insomnie, une fois terminé le compte des moutons, il entamait celui des pâquerettes mais n’en trouvait plus aucune. Aussi avait-il inversé l’ordre de la comptabilité. Et les fleurs étaient tellement nombreuses que jamais il n’arrivait au bout, et il s’endormait avant la 15.000è. [... ]
De Flo
In AU JOUR D'HUI on 19 mars 2009 at 07:55De Florence, Serviette-éponge
[ ... ] Quelques fois, Elia et Dalila me rejoignent dans le verger. Elles ne jouent jamais avec moi, non. Alors je joue avec elles. Elles tournent et dansent autour des arbres fruitiers. A la nuit tombante, elles se cachent et tentent de se retrouver. Leurs rires les dénoncent et je m’amuse de leurs rites. Elia choisit toujours le pommier près du muret. Dalila le prunier planté au centre. Elles se rendent à ces arbres sans savoir pourquoi. Moi, je sais qu’au creux noueux de leurs racines, les placentas de leurs naissances y ont été enterrés. Personne ne me l’a dit, bien sûr, mais je l’ai vu. Je vois beaucoup plus de choses qu’elles. Par exemple, que les arbres se saluent le soir, par ordre de préséance. Du plus jeune au plus âgé. Commence le prunier qui se penche vers le pommier. Celui-ci oscille à son tour ses ramures vers le prunier, puis tous les deux orientent leur posture vers mon arbre, un peu plus longtemps. Au printemps, les trois rayonnent d’un halo vert. Elia et Dalila ne peuvent saisir à quel point ils sont beaux dans leur recouvrement de sève, presque prêts à prendre la route, brûlant silencieusement leur folle énergie neuve. Et à la saison des fruits, chacune d’elle inaugure la cueillette, qui des pommes, qui des prunes. C’est ainsi qu’il en est depuis toujours. [ ... ]
D’Isa
In Le Journal on 17 mars 2009 at 08:35D’Isa, La Gravité
Toujours dans le cadre des jeux d’écriture de mars 2009 sur le site littéraire de Florence Noel, le second texte est de ISA, et je suis immédiatement captivée par l’élégance de l’écriture, par la sérénité des personnages, par leur pouvoir spirituel. Titre : La gravité
[ ... ] Mes pensées ont soudainement disparu, elles se sont fondues dans une sorte de vision, comme si j’avais été précipitée dans l’interstice qu’il y a entre chacune d’elles. La lumière avait changé, elle s’était découpée en un ensemble d’étincelles, bien distinctes et qui bougeaient beaucoup plus lentement que ne bougent d’habitude les étincelles. J’ai entendu le mot de légèreté. Pas entendu avec mes oreilles, mais il était présent. Dans mon plexus.
C’est là qu’elle est apparue, brusquement. Grande, en forme d’arc, d’une beauté inoubliable, presque rouge de son palissandre soleil qui la composait presque entièrement, elle se tenait sur le chemin des étincelles, qui voguaient lentement vers elle.[ ... ]
De Greenlight
In Le Journal on 17 mars 2009 at 08:13Jeux de mars 2009 – 1
Le premier jeu de mars 2009 de Flo a été ouvert par Greenlight, avec cette première nouvelle, intitulée Le Vrai Nom du Diable. C’est une mini-suite au livre de S. Japrisot, porté à l’écran avec A. Tautou dans le rôle de Mathilde, “Un Long Dimanche de Fiancailles“.
Voici un extrait :
” [ ... ] Dans les yeux de Manech, elle se voit belle. Dans le regard de Manech, il ne manque que Manech.
Mathilde colle ses bras le long de son corps, ses pieds contre le sable, ses paupières à ses yeux. La seule chose qui sort de ce corps scellé, c’est un soupir inaudible, une tempête de plexus qui vient mourir au bord de sa bouche.
Parfois, Mathilde voudrait être à la place de Tina Lombardi et perdre sa tête pour de bon. [ ... ] “
Ragueneau
In auteurs on 17 mars 2009 at 07:22
Ce bon et brave aubergiste était, paraît-il, un ami d’enfance de Cyrano de Bergerac.
C’est aussi l’ami de Florence Noël, qui a établie sa propre rotisserie des poëtes à l’enseigne du célèbre rotisseur.
Au début du mois de Mars, Florence nous a proposé un jeu : il s’agissait d’écrire une nouvelle, longue ou courte, en prose ou en vers, libre ou classique, mais avec quelques contraintes. C’était la première fois que je participais à un jeu sur le site de Ragueneau. la qualité des textes présentés m’a un peu effrayée, mais après tout, tant qu’à se mesurer, autant le faire en regardant le ciel, me suis-je dit.
Aujourd’hui, je vais publier ici quelques extraits de chacun de ces textes, avec les liens pour une navigation facile et rapide vers l’Auberge de Ragueneau, le site de Florence, sur lequel mes gentils visiteurs pourront aller directement lire l’intégrale du jeu d’écriture.
Pourront aussi, mes gentils lecteurs, suivre de près le développement du second jeu d’écriture de mars, avec un nouveau thème : Les Mots en Aille… Le premier texte, de Mahamat Bandit ( bien sûr et of course, c’est un pseudo, ho ho !) est tout simplement magnifique .. mais je vous en dirai plus la semaine prochaine.
Envie de choses vertes et douces ?
In Le Journal on 16 mars 2009 at 12:32allez danser pieds nus avec Florence Noël
si l’herbe a quelque chose encore
a dire et quelle est la plante
qui croîtra le mieux
de mes pieds
- ils y cherchent une consolation-
ou de ces fines langues de poussières
vertes au printemps ?

Le Mexique à l’honneur
In auteurs on 16 mars 2009 at 05:57
Oui, le Mexique est à l’honneur cette année au Salon du Livre de Paris. Notre ami Elmore, ( Blog Grain de Sel) nous le rappelle ce matin – voir commentaire article Salon du Livre.
Savez-vous que ce grand écrivain mexicain fut ambassadeur du Mexique en France. Et qu’il est né le 11 novembre 1928 ?
Pour une meilleure compréhension du Salon du Livre, je vous recommande d’aller tout simplement sur le site du Salon, et de regarder les videos, c’est comme si vous y étiez …
Les yeux de l’autre
In Le Journal on 13 mars 2009 at 10:44
J’ai rencontré un peintre, deux illustrateurs, trois photographes, douze dessinateurs, trente gens de pinceaux, toiles et tubes de couleurs. gens de toile ou de papier, de blanc et noir, de sable ou d’eau. A chaque nouvelle rencontre, c’est l’éblouissemnt, l’enchantement cette rencontre avec un artiste, cette découverte d’une création, cet autre regard. Cette nouvelle vision de notre monde.
Au jour d’hui j’ouvre un studio pour la peinture et le dessin, pour l’illustration et la photo, pour tout l’art visuel (sauf les video). je partage avec vous mes découvertes.
Salon du Livre de Paris
In AU JOUR D'HUI on 13 mars 2009 at 10:40
Ce week-end, gens de la capitale française et autres veinards habitants en France ou à proximité, si vous alliez faire un tour au Salon du Livre de Paris ?
La vieille rue
In Mayflower on 13 mars 2009 at 08:32
Mayflower 4
In Le Journal on 12 mars 2009 at 07:08
Ceux du Mayflower, oui, je les admire, oui, exactement ! Et non, je n’ai rien contre eux, rien du tout, pourquoi ? Les pèlerins du Mayflower, on nous les montre aujourd’hui comme des arrivistes assoiffés de pouvoir et de richesse ; mais qu’étaient-ils d’autres que des esclaves à la solde des riches “sponsors” anglais qui avaient financé leur voyage ? Et lorsqu’ils se sont installès sur ce qui allait devenir Plymouth – qu’ils prononcèrent a l’anglaise, Plimoth, jusqu’au vingtième siècle – ils n’avaient que le Mayflower comme refuge. Les hommes sont descendus à terre, ils ont laissé femmes et enfants dans le bateau pendant tout l’hiver. Je vais revenir là-dessus : la condition de ces femmes, de ces enfants, a été dramatique et s’est soldée par la maladie, le suicide, la dépression, et la mort de plus de trente personnes en cinq mois. Read the rest of this entry »
Mayflower 3
In Le Journal on 12 mars 2009 at 05:43
(suite 3)
Au moment où les pèlerins de Leyden se décident à traverser cette redoutable étendue d’eau et à affronter une terre totalement inconnue, Madame de Sévigné n’est pas encore née : elle viendra au monde trois ans plus tard ; Pascal, six ans plus tard. Dans la France de ce début du dix septième siècle, profondément catholique mais dont les moeurs se relachent de plus en plus, nous sommes bien loin de l’austérité qui préside à la vie de la femme embarquée sur le Mayflower aux cotés de son mari, de son frère ou de son fils. Read the rest of this entry »
Mayflower 2
In Le Journal on 12 mars 2009 at 05:26(suite 2)

Le 3 août 1620, quelques semaines avant d’embarquer sur le Mayflower pour leur grande aventure, les futurs américains envoient à leurs sponsors (4) une missive expliquant qu’ils ont ete obligés de vendre une certaine quantité de provisions qui leur serait nécessaire pour le premier hiver : Read the rest of this entry »
Les pèlerins du Mayflower
In Le Journal on 11 mars 2009 at 14:00Préambule

Si j’en crois tous les calendriers qui passèrent par là avec leurs jours tronqués et leurs semaines boiteuses, il y a exactement trois cent quatre vingt huit ans, trois mois et vingt deux jours, [ à aujourd'hui 11 mars 2009 ] les voyageurs du Mayflower posaient le pied en terre américaine. Read the rest of this entry »
Mars retrouvée
In Le Journal on 10 mars 2009 at 16:18Dans la série des Préfaces, préambules et prologues, Mars/Aude Wie, a bien voulu me laisser éditer ici un texte qu’elle a écrit à la gloire de Marseille et de la Méditerranée. La primeur aux lecteurs et visiteurs d’Au Jour d’Hui :
[ ... ] C’est aussi la ville plus calme au soir près du vieux port à l’ombre des deux Forts, la sortie en douce des pointus qui se feront deux ou trois sous de plus à la pêche au lamparo. C’est l’heure aussi où l’air se rempli de parfum de citronnelle de Corse pour les ceusses qui ont peur des cloques, c’est l’heure des Demoiselles de brâve compagnie, l’heure où l’on partagera entre deux accolades avec l’ami qui passe ; et une apostrophe pour le con de Manon qui fait tant de bruit avec sa p’tain de bagnole, pour faire remarquer qu’elle est neuve . Read the rest of this entry »
Astro-arbres
In Le Journal on 10 mars 2009 at 09:29Astrologie amérindienne
01 mars au 10 mars
- Saule pleureur (la mélancolie)
Beau mais plein de mélancolie, séduisant, très emphatique, aime tout ce qui est beau et de bon goût, aime voyager, est rêveur, agité, capricieux, honnête, peut être influencé mais il n’est pas facile a vivre, exigeant, bonne intuition, souffre en amour mais trouve quelquefois un partenaire qui lui sert de point d’ancrage.
Tous et chacun
In Conversations on 9 mars 2009 at 11:37Il a fallu dix ans ( et plus ) pour qu’enfin les français “chrétiens” ( nous étions plus de 90 % cathos il y a 20 ans ) commencent à comprendre ce qu’ils ont perdu. Tant pis pour eux : ils auraient dû être plus vigilants. Read the rest of this entry »
Vous soupirez …
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 9 mars 2009 at 07:45.. après le printemps - comme moi – ?
J’ai trouvé cette vidéo par hasard ce matin ; enfin, il n’y a pas de hasard, mais il y a eu quelqu’un qui a eu la patience de filmer ce miracle constant, familer, gratuit, réel : douze mois de la vie d’une forêt :
Emmanuelle Urien
In Le Journal on 8 mars 2009 at 08:50Sur le blog de Florence Noël, Pantarei, une présentation du roman d’Emmanuelle Urien, tu devrais voir quelqu’un aux éditions Gallimard.
[ ... ] petites phrases épluchant le fruit du récit détails par détails, avec ce quelque chose de la distance qui relie à l’humour ou à son noir côté, même quand rien n’est vraiment drôle, sinon, l’absurde aigu de la situation. Et en envoi de chaque chapitre, la signature de la nouvelliste : la petite phrase qui ponctue d’une chute provisoire, bien tapée, bien tempérée. [ ... ]
A lire, d’urgence : http://pantarei.hautetfort.com
Un quart de siècle plus tard
In Le Journal on 8 mars 2009 at 08:33(par Mabica, France)
Il y a 25 ans…
Entre collège et lycée, on allait à l’école, y compris dans le privé, avec Aicha, Myriam, Karim, Moumia, Samuel, Jean-Kevin, Sandrine et personne ne se glorifiait de sa religion, de sa couleur ou ne se voulait à part du fait de ses origines ou de sa culture. On allait à l’école ensemble, on etait reçu chez les parents des uns et des autres.
Aujourd’hui, mes enfants ne fréquentent pas Aicha ou Karim parce que ceux la veulent rester entre eux. Ils parlent arabe entre eux aux récréations, font le ramadan, enguirlandant au besoin le chauffeur du bus qui est en retard alors qu’ils crêvent de faim et sont pressés de rentrer chez eux à la nuit pour manger.
Samuel, personne ne savait qu’il était juif avant qu’il ne refuse de venir dormir chez son pote Jean-Kevin parce qu’il ne mangera pas comme il le doit. Quant à Sandrine, elle voit de moins en moins Moumia parce que ses parents trouvent que ceux de Moumia sont un peu légers sur l’hygiène alimentaire, ce qui est une autre façon de dire qu’on ne comprend pas ce que veut dire “hallal”. Read the rest of this entry »
Mots de coeur avec Nath
In Murmures du coeur on 7 mars 2009 at 22:34Nath a reçu deux petites filles chez elle la semaine dernière. Elles sont orphelines de mère. Quand elles sont reparties, elles pleuraient. Je demande à Nath :
- Nath, tu nous raconteras comment tu as pu recevoir la visite de ces petites. Et dis moi un peu pourraient-elles revenir, a Paques, par exemple ? Et tu peux garder l’elastique bien ancré entre vous trois ? Il faudrait quoi, pour qu’elles reviennent ?
- Que faudrait t-il? Tout dépend souvent des adultes. La peur de tous cotés, de se tromper,de faire plus de dégats en ce cas, que de bien. Un deuil pas fait, surtout, je pense. L’age..? enfin çà c’est moi qui pense çà peut être. Nous les adultes, mettons des barrages . Niveau retour en vacances, pour moi pas de problèmes. On verra…
De toute facon c’est une belle rencontre, avec de belles âmes ( hors religions) pour ma part.
Des grosses plaies, empêchent chaque partie adulte de savoir ce qui serait cool..
Des retenues de ma part, des petites qui espèrent beaucoup une maman même si elles pensent à leur maman partie, et ont la mamie. Cà fait prendre 10 paires de gants de soie.
Mais globalement pas que pour ce vécu, je pense que souvent à cause de peur de s’engager, de ” foncer” on rate des tas de belles choses, et le temps passe vite, quand on se dit ” j’aurai du” . Read the rest of this entry »
L’ascension
In Le Journal on 6 mars 2009 at 14:49
[ ... ] Le jour, nous reprenions l’ascension. Il fallait trouver des prises, des passages. Étrangement, le sol vertical auquel nous nous étions attachés semblait pressentir notre besoin de le franchir et s’ouvrait à nous, nous présentait le petit renfoncement à point nommé, l’appui ferme pour la main qui tâtonnait. L’air se raréfiait. Parfois, l’un de nous était pris de vertige et s’abîmait dans le doute. Nous perdîmes un ou deux malheureux camarades qui avaient tranché tout lien et avaient été précipités dans le vide cybernétique. Mais le premier de cordée était vaillant et sa foi inébranlable. Et puis, un jour blanc, un poète s’est joint à nous. Sous chacun de ses pas, des nuées d’oiseaux multicolores s’envolaient et la pierre s’ouvrait sur un foisonnement de feuilles. J’ai resserré la corde et me suis rapprochée [... ]
Un texte à plusieurs mains
In Ecrire avec des couleurs on 6 mars 2009 at 13:58Le texte suivant (1) est l’exemple de ce qui pouvait se faire sur les (défunts) groupes MSN en 2004 : écrire à plusieurs mains sur un même texte, chacun dans son registre et sa tonalité, et, sans détruire l’harmonie, accéder à une texte à plusieurs voix confondues dans une ligne mélodique d’une grande pureté, sans fausses notes. Ce’st une gageure intéressante pour tous ceux qui aiment écrire et n’ont pas peur de s’aventurer hors des sentiers battus.
Dans son atelier d’écriture des Préfaces, ouvert en juin 2003, l’auteur-coach J.- M. Dutey (2) entraînait ses participants à l’écriture collective. Les pages web se prétaient très bien à ce genre d’exercice : chaque auteur apportait son mot, ses mots ; sa phrase, ses phrases ; et parfois tout un paragraphe. Ces apports étaient insérés dans le texte initial, au gré de chaque auteur, chacun possédant une couleur personnelle, reconnaissable. J’écrivais en bleu sombre. Jean-Marc Lafrenière en marron clair couleur feuille morte. JM Dutey en vert, d’autres en rose, en bleu clair, en violet, en noir. Le texte initial, une fois terminé, ressemblait à un arc en ciel. Après les corrections et les ajustements nécessaires, tout le texte passait au noir, et il était alors considéré prêt pour la lecture. Read the rest of this entry »
Joie d’écrire
In Le Journal on 6 mars 2009 at 07:00Dès le premier mot, la joie vient vers nous du fond de l’antichambre. Nous traversons avec elle les pièces en enfilades, nous ouvrons les unes après les autres les portes à deux battants. Que sont devenus les laquais, où sont passés les princes d’antan ? Ce sont les paysans d’hier qui s’avancent vers nous. Leur tête est couronnée de lauriers, la grâce ennoblie leur démarche et ils rient. Le rire vient vers nous avec la joie.
Nous avons mis des mots côte à côte, en longs colliers. Le bonheur, c’est une phrase, ciselée du bout de l’âme jusqu’à l’accord parfait. Parfois, ô plaisir, elle naît ronde et pure dès la première seconde. L’orfèvre en écriture reste un instant à la contempler, ébloui. Read the rest of this entry »
Vol de nuit
In Le Journal on 5 mars 2009 at 14:55N’importe quoi, ici et maintenant. Pas de construction ni d’anticipation. Avant le prochain billet plus ou moins sérieux, qui germe, je le sens venir, je me permet ce délire nyctalope.
L’affaire est définitivement piégée. Tout est joué. Réglé. J’en suis désormais convaincu. Plus d’action, plus de réaction. Rien. Nihil.
La furie froide s’égosille encore vers les vastes monts de brume. Un anathème gelé, sans son, sans puissance. Le parc d’abstraction est bondé. Panurge s’endort dans le ronron continu de son flot d’insomniaques.
Le rire est là, le mien, mais eux ont disparu. Tous ont disparu. Le triomphe du rien est total, puisque plus personne n’est là pour le constater et pour versifier ce monde détruit. La planète est une chose, sans existence. Le temps, encore? L’irréel est chronophage. L’humain est mort, vive le post-humain.
Et pourtant, elle tourne.
L’Ubiquiste
http://lepelicastrejouisseur.wordpress.com
Ecrire d’émotions
In AU JOUR D'HUI on 5 mars 2009 at 09:43
Le livre, ce matin, je vois que c’est une pile. Livre-pile chargé de toutes les émotions rassemblées par l’auteur. On m’a reproché, longtemps, de n’écrire qu’à l’émotion comme ma voiture ne roule qu’à l’essence. J’en ai pleuré, d’abord, assez stupide pour m’en sentir insultée. J’en suis fière, aujourd’hui.
L’énergie d’écriture est déversée de l’auteur au livre par l’intermédiaire des doigts, de la plume, du clavier, du papier ou de l’écran : des choses, une partie du corps. Seulement des conducteurs. Ce n’est pas l’énergie qui nous fait choisir les mots, ce sont les mots que nous écrivons qui se chargent de notre énergie pour la redistribuer ensuite aux lecteurs. Read the rest of this entry »
L’écrire
In Le Journal on 3 mars 2009 at 09:56Me viennent des bouffées d’écriture, des languissements de mots. C’est l’écrire, c’est le prologue à l’écriture, c’est le préambule à la grande aventure, la préface à ce qui sera, qui n’est encore qu’illusions, lignes floues dans un horizon strié de pluie. Brouillards.
J’aurai beau m’asseoir devant la table, yeux fixés sur l’écran, et doigts placés en suspens sur le clavier, si le mot me fuit, l’écrire restera figé. On ne provoque pas l’écrire, on le subit. Read the rest of this entry »
Quand je vous dis …
In AU JOUR D'HUI, Météo on 2 mars 2009 at 19:31
Crossing Manhattan, mardi 2 mars 2009
…. qu’on se gèle, ben croyez moi
http://news.yahoo.com/s/ap/20090302/ap_on_re_us/winter_storm
brrrrrrrr……………….. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais c’est BEAU

Central Park, New York, mardi 2 mars 2009
Fragments de vérité
In Conversations on 2 mars 2009 at 18:51Elle court sur le web, je vous la donne comme je l’ai reçue :
Un diable et l’un de ses démons aperçoivent sur le trottoir un morceau de vérité. Le démon s’écrie: «Maître, maître, il faut empêcher les hommes de s’en emparer! » Read the rest of this entry »
Les services financiers en Mirmidie
In Le Journal on 2 mars 2009 at 14:49Bien que je sois tout à fait adepte d’un système d’échanges qui serait basé sur le troc, je vois mal ce susteme adopté à cent pour cent. Pour la seule raison que nous n’arriverions jamais à juger de la vraie valeur de ce que nous allons échanger. Pensez un peu, moi pauvre fille, qui n’ai que mes mots à échanger ( chouette, ici, je peux même les DONNER gratis pro deo ) combien d’oeufs valent-il ? Et serait-ce un, deux ou cinquante pages ? Read the rest of this entry »
En Mirmidie
In AU JOUR D'HUI, Textes en solo on 1 mars 2009 at 18:09[ ... ] Il reviendra donc à l’état de veiller à ce que les gens puissent exercer cette liberté contre toute agression. On peut imaginer une police intérieure, pour protéger les citoyens et leurs biens.
Tous les 50 ans, les mirmidiens repartiront à zéro. Si les richesses se retrouvaient concentrées entre quelques marmidiens, le tout serait réparti égalitairement entre tous. Read the rest of this entry »
Fin du monde
In ECRIRE on 1 mars 2009 at 09:52Que la liberté est difficile. Qu’elle passe par une liberté de parole. Que la liberté de parole est douloureuse
Voici toutes choses dites, écrite avant moi par Salomé (Jacques). Je peux me tromper mais lui ne le peut pas. Ceci dit, j’assume, pensait-elle, et j’avance dans le sens de la parole, et celui de la liberté et nous irons ensemble, nous quatre ( Salomé, la parole, la liberté et moi) dans la bonne direction.
Si nous ne nous cassons pas la gueule avant, pensait-elle. Read the rest of this entry »
Dernier jour du mois
In AU JOUR D'HUI on 28 février 2009 at 11:18J’aime ce mois raccourci. Demain, nous entrerons dans Mars, et il se trouve que Mars est mon mois, car je suis née un 23, bélier et fonceuse.
Février se terminera ce soir, et je lui dois un grand merci : il m’a apporté cette année vingt huit bons jours d’amitié, d’amour, et mon petit fils qui est un trésor parfait, et les mots de mes fils qui deviennent hommes, et les rires de mes amis qui me tiennent chaud, et la découverte d’autres mots, d’autres émotions, d’autres coeurs, d’autres blogs, d’autres sites. Des poètes, des peintres, des conteurs. La vie, quoi. Read the rest of this entry »
Pour un livre superflu
In Le Journal, Sorti de presse on 28 février 2009 at 10:55[ ... ]
J’ai lu ce livre alors qu’il n’était encore qu’un manuscrit. Je l’ai lu plusieurs fois ; chaque fois, j’ai découvert en ses pages une nouvelle richesse. La beauté d’une oeuvre littéraire ne va jamais sans dire. Entre le livre et le lecteur se dresse le no man’s land de la presse littéraire et de la critique du même nom. Les prendre à revers serait une tactique que peu d’auteurs pourraient aujourd’hui se permettre, et qui ne convient qu’à des écrivains chevronnés. Read the rest of this entry »
Chanson de février
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 27 février 2009 at 16:27C’en est fait de l’hiver. Le ciel se vêt de gris, on marche dans les flaques et l’oiseau recommence son manège incessant et ses cris inutiles.
C’est est fait des blancheurs. L’arbre attends le soleil et bourgeonne en cachette. On peut lui chuchoter des conseils de prudence, et que mars est parfois plus méchant qu’un janvier, il n’en croit rien, le bougre et pousse hors de lui les feuilles de soie blondes qui seront feuilles vertes. Read the rest of this entry »
Chemins de Plume
In Le Journal, Le Livre on 27 février 2009 at 14:15Lu sur le site des éditions Chemin de Plume et retrancrit ici avec leur autorisation :
Parution le 15 avril 2009 de Manquablement, le nouveau recueil de prose poétique du remarquable auteur québécois Jean-Marc La Frenière
Serait-ce la vie qui cogne sur une porte absente ? Dans mon terrier d’étoiles, j’épie l’envers du monde. Chaque chose est habitée comme un corps dans un corps. Je mêle mon haleine à celle des racines, ma sueur à la soif, ma parole aux galets. Read the rest of this entry »
Manhattan livre blanc
In auteurs on 27 février 2009 at 10:40[ ... ] Lorsqu’on vient du Nord par le train, on arrive au centre de New York par un tunnel long de presqu’une heure. Après un grand escalier où rien ne se passe, on émerge à l’air libre, dans une rue toute bête et qui sent mauvais. Le trottoir n’est ni plus large, ni moins, que dans n’importe quelle autre rue. Les taxis jaunes baguenaudent, maussades. Il s’agissait de ne pas en prendre, l’hôtel était assez près de la gare, et deux heures de train nous donnaient envie de marcher. On a pris une rue à droite, traversé une avenue assez lugubre, pour nous enfoncer, de l’autre côté, dans la crasse de la Quarante Quatrième. Read the rest of this entry »
Les miracles continuent
In De l'art d'écrire, Le Journal, auteurs on 24 février 2009 at 11:01Les miracles continuent : j’ai rencontré Flo il y a un mois environ, sur son site poétique, La Rotisserie des Poètes. Je n’en suis pas repartie. Voilà pour le miracle.
Pour rester dans la vérité, je dois expliquer que j’avais rencontré Flo et Isa il y a trois ans, passage en coup de vent sur l’Auberge de Ragueneau ( Ah, Rostand !) , j’étais trop occupée à “aider” à l’édition de Photomaton. Je comptais bien y revenir un jour. Voilà encore l’énorme mensonge de l’Internet : le temps. On dit “un jour” et c’est quand ? A tout hasard j’avais mis le lien dans mes favoris. Je ne sais pas comment ça marche pour vous, les favoris. Read the rest of this entry »
Il y a des jours
In Papotages on 23 février 2009 at 20:00Des jours où je me demande à quoi exactement ça sert tout ça.
Tout ça : les blogs, les courriels (sauf quand je reçois des photos de mon petit-fils lointain, des nouvelles de mon amie des neiges, ou le “maman, on peut venir diner demain soir” du plus jeune) J’entends par là : ces moyens de communication, sont-ils là vraiment pour que nous communiquions, que nous nous approchions et rapprochions les uns des autres, que nous fassions un bout de chemin ensemble, en regardant vers l’horizon ? Read the rest of this entry »
Passages
In Textes en solo on 23 février 2009 at 12:12Avant les diverses voies et embûches de toutes sortes qui vont jalonner sa vie, au tout début, dans les premières années qui suivent le choc de ce premier passage vers la vie, dont il ne se souviendra jamais, quoiqu’il fasse, une menace s’inscrit pourtant, tronquée, dans l’exclamation qui tombe de haut sur l’enfant : “attention à toi , si tu n’es pas sage “
C’était la suprême insulte, celle sur laquelle elle butait à la moindre peccadille, celle qui faisait mourir le vilain mot sur ses lêvres, lui ôtait l’envie de grogner, et la forçait à avaler l’asperge vinaigrette, dont elle détestait tout : le gout, l’odeur, la forme et la couleur. Read the rest of this entry »
Homère aujourd’hui
In AU JOUR D'HUI, auteurs on 22 février 2009 at 10:58
Il est peu cité. Peu lu. Il fait un peu peur. Il est trop grand.
Philippe Didion s’est penché sur un des derniers livres écrit sur le grand poète de l’Antiquité : c’est ici : Pour ceux qui n’ont pas peur d’Homère
Du coté de chez Philippe Didion
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 22 février 2009 at 10:42J’ai reçu directement ce matin mon premier Notule à moi. Enfin, “à moi” et partagé avec des centaines, peut-être des milliers d’autres lecteurs. Je dis “à moi” car je me suis abonnée. Pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt ? Parce que je ne connaissais pas les NOTULES, voilà pourquoi. C’est idiot, n’est ce pas, l’ignorance : on passe ainsi à coté de trop de bonnes choses, parce qu’on ne sait pas, tout simplement.

un samedi de février
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 21 février 2009 at 07:57
Il neige. Il vente. Les oiseaux reviennent malgré le froid, malgré le vent. Ils se posent sur les branches basses des petits arbustes devant la fenêtre, tout gonflés de plumes et de solitude. Ils regardent les choses de l’hiver, toute cette blancheur et ces arbres sans feuilles. Tout ce dénuement, toute cette blanche pauvreté. Heureusement, il y a le gros sapin : ils s’y engouffrent sans piailler, trop occupés à ne pas mourir de froid. Bientôt, le vieil arbre frissonnera de toutes cette marmaille emplumée qui se presse sans bruit sous ses multiples jupes. Read the rest of this entry »
Faulkner
In De l'art d'écrire, Textes en solo, auteurs on 20 février 2009 at 12:20
La foi dans le livre
In Le Livre on 20 février 2009 at 10:34
Dingue : voila le troisième texte que je commence depuis une semaine, trois textes sur trois sujets différents, toujours reliés au livre, à l’écriture, au mot, à l’importance de l’idée mise en clair. Pour les deux autres, cela s’est passé ainsi : j’aligne des mots, j’en dessine des phrases. J’arrive à la fin. Je relis. Et j’efface. Sans sauvegarder. Pourquoi ? Read the rest of this entry »
Blanc de Noir
In Murmures du coeur, auteurs on 19 février 2009 at 13:16François ne savait jamais ni le jour ni l’heure. Les nuits ne se différenciaient pas des journées, ni l’ombre du soleil. Les yeux fermés pour toujours depuis le commencement de sa vie, il avait pris l’habitude d’évoluer dans un noir constant. La communication s’était toute réfugiée dans ses autres sens, l’ouïe, la parole, le toucher, l’odorat. Il ne savait pas qu’il était beau, bien que plusieurs femmes, qui l’avaient, disaient-elle, passionnément aimé, le lui eussent affirmé maintes fois. Elles ne l’aimaient pas assez pour deviner l’essentiel, ce qu’il cherchait à travers leurs rires et leurs caresses. Elles croyaient le rapprocher d’elles en louant sa beauté, sans savoir qu’il ignorait totalement de quoi elles parlaient. Dans ces cas-là, il mettait en avant, comme un bouclier, son drôle de petit sourire énigmatique et les femmes amoureuses soupiraient. Elles passaient dans sa vie les unes après les autres, sans laisser traces de leur passage.
La suite : Blanc de Noir
Le web, comme un terrain de jeu
In ECRIRE, Le Journal on 19 février 2009 at 08:53Mon amie lointaine disait hier qu’elle venait sur le web passer un moment et s’amuser. Moi non. Je viens par nécessité, je n’y viens pas me distraire. Le net m’a apporté ce qui m’a tant manqué pendant de longues années, dans ma vie : une promiscuité linguistique. L’immersion dans le monde américain ne s’est jamais fait chez moi totalement et je ne suis pas un cas unique. Voir le Québec : il semble que nous autres, français de souche, soyons spécialement rétifs au melting pot. Il semble que nous tenions par dessus tout à notre langage. Nous nous y cramponnons, l’ami psy pourrait nous éclairer sur cet aspect du problème. Read the rest of this entry »
Au creux de l’arbre vieux
In Textes en solo on 19 février 2009 at 07:59
Il y a un nid. A l’endroit où les deux grosses branches se rejoignent. Exactement à la fourche de séparation du tronc.
L’arbre est vieux. Il est là depuis des siècles, la grosseur de son tronc en fait foi. On pense avec douleur aux cercles qui témoigneront de son âge, le jour où il sera abattu. Ce jour viendra. Ce n’est pas aujourd’hui. François veille. Read the rest of this entry »
Sur une photo blanche
In Le Journal, Murmures du coeur on 18 février 2009 at 06:21C’est une photo loupée. Il n’y a rien.
On a beau la retourner en tous sens, il n’y a aucune trace. Rien. Du blanc. Du sans couleur. Le néant est sans doute moins vertigineux que cette petite surface glacée.
Et le silence autour de soi, tout soudainement, comme si la vie venait de s’arrêter. Read the rest of this entry »
J’ai rencontré Philippe Didion
In Le Journal, auteurs on 17 février 2009 at 20:42Et il fait quoi, Philippe ?
Il écrit. Des livres, des articles et des petites notes. Des Notules. Dominicales et autres jours de la semaine. Attention, danger : voue en lisez une, et paf, c’est contagieux, c’est la drogue, c’est fini : vous en voulez encore et encore. Bref, je suis tombée dedans et me voici abonnée. M’étonnerait beaucoup que j’en sois rassasiée vite, gloutonne de mots comme je me connais. Read the rest of this entry »
Paul Auster
In auteurs on 17 février 2009 at 11:16En anglais ” Man in the Dark“, paru en français sous le titre “Seul dans le noir” : je viens de le terminer et je le reprends du début. J’aime lire les livres deux fois, première lecture rapide, suivie immédiatement d’une seconde, lente et approfondie. La seconde fois, je savoure. Paul Auster se lit très facilment en anglais, il ne rentre pas dans la catégorie des auteurs hermétiques. Read the rest of this entry »
Serge Viau
In Textes en solo on 16 février 2009 at 21:07Il a trouvé un moyen pour ramener la Grande Paix sur la terre tout en nous faisant sourire.
Bien entendu, il est Québécois : il n’y a bien qu’eux pour encore espérer en l’impossible. Read the rest of this entry »
Ah non, c’est fini …
In Papotages on 15 février 2009 at 20:52… les mots doux, les bisous, les fleurous.. les fleurs zé les chocolous. C’est fini ! rembarquez vos dentelles, les mouflettes, on vous dit que c’est passé, c’est terminé : allez, vous en avez pour une belle longue année avant de le voir revenir à vos portes, rose rouge à la main, Valentin. Read the rest of this entry »
Célébrons la Saint-Valentin
In Le Journal, Murmures du coeur on 14 février 2009 at 10:04… patron des amoureux, mais aussi des amis, des enfants, des groupes, bref, de tout ce qui peut être ou devenir aimable.
Bonne saint-valentin à vous tous qui passez par ici !
Ils sont trop verts …
In De l'art d'écrire, auteurs on 13 février 2009 at 09:35… dit-il. Tout le monde connait la suite. Sauf ceux qui n’ont pas tenu à garder en mémoire les mots du bon La Fontaine.
“Ils sont trop verts”, ces textes de cet auteur qui s’élève à cent coudées au dessus de la multitude des écrivaillons se prennant pour des Prix Goncourt alors qu’ils se traînent lamentablement au plus bas de l’échelon scripturial. Read the rest of this entry »
Pourquoi parler chiffres ?
In Conversations on 11 février 2009 at 10:16Et pourquoi pas ?
J’ouvre ce fil ( Chiffres) dont je ferai sans doute un dossier, si l’eau ne tarit pas. C’est un blog sympathique qui m’incite à penser fric, aujourd’hui. Voici le lien :
http://faucheecommelesbles.hautetfort.com
C’est sans aucune prétention, spontané et amical. Déjà, le titre m’a fait sourire, il annonce la couleur sans ambiguité. Allez y faire un tour, vous ne le regretterez pas.
Les chiffres et les lettres
In Le Journal on 11 février 2009 at 08:12Aujourd’hui, je vais vous parler de Marina et je vais vous parler chiffres.
Marina, qui est poète, se désespère : elle vient de perdre son emploi, réduction de personnel, ça n’a pas traîné. Arrivée l’avant-dernière il y a 18 mois, elle fait partie du lot des cinq (trois femmes, deux hommes, tous moins de cinquante ans) qui ont reçu la note leur expliquant qu’ils seront les premiers repris si l’économie revient à de meilleurs sentiments, mais que pour le moment, dans la conjoncture actuelle, et bla, bla, bla. Virés. Avec tous les ménagements d’usage, mais virés. Son dernier jour de travail, c’est dimanche, 15 février. Read the rest of this entry »
Le croire et le savoir
In Le Journal on 10 février 2009 at 17:11L’enjeu serait de sortir au plus vite des généralités. Il est entendu que seule, l’originalité classe l’écrivain. Entendu par qui ? et entendu comment ? je veux dire : dans quel langage a-t-il un jour été énoncé, ou dénoncé, que l’originalité à tout prix devrait seule avoir quelque importance ?
Ce matin très tot nous discutons de l’opposition ‘croire” et “savoir”. Je lui demande pourquoi, à son avis, les deux semblent inconciliables. Il m’envoie paître gentiment : c’est ce que je leur reproche, à ces hommes : ils lancent une phrase lapidaire et quand on leur pose une question simple, ils sont souvent incapables de répondre.
Croire et Savoir : lorsque j’écris, qu’est ce qui est le plus important des deux ? Ne sachant pas, il m’arrive de mélanger allègrement. Inventer un personnage, une situation, des dialogues, c’est croire et vouloir faire croire. Read the rest of this entry »
L’anti-livre
In Le Journal on 8 février 2009 at 11:31Un jour, je me suis mise en grève loin de tous. Avec les mouettes.
J’ai cueilli une plume blanche, j’ai commencé d’écrire sur le sable, et j’ai parlé aux oiseaux. J’ai inventé l’écridire.
J’ai plongé profond dans l’eau verte, dans le salé, dans les bulles. Frolée par la transparence des anémones, par le diapré des créatures marines, j’ai écris sur les algues rencontrées au hasard des vagues et des remous. Sur la plage, les mouettes ont accouru en piallant. J’ai dit leurs cris aigus, malfaisants, irascibles. J’ai écrit l’ennuyance de leurs criailleries, le ridicule de leurs becs agressifs, la beauté de leur vol blanc. Read the rest of this entry »
Ecrire, c’est glisser
In ECRIRE, Textes en solo, Textes à plusieurs on 8 février 2009 at 08:21Ecrire, c’est glisser. Glisser hors de soi, glisser hors du temps, glisser vers les autres ; ou partir loin d’eux, en glissant sans bruit.
Glisser sur la feuille blanche, immaculée, encore vierge, intouchée, à cette seconde précise où elle se présente à nous juste avant que nous y tracions le premier point qui sera une lettre qui sera un mot suivi de tant d’autres. La page blanche, qu’elle soit sur écran ou sur papier, longtemps semblable à cette large plage de neige entre la Saulire et Courchevel ; là où, avant, gambadait le ruisseau des Verdons. Glisser dans tout ce blanc, ivresse perdue des descentes en profonde, en solitaire, dans le matin qui suivait une longue chute de neige : skis légèrement écartés, au milieu d’un silence clair ; et le doux feulement de la neige forcée, sous les lattes. Frouffff, frouffff. Read the rest of this entry »
Sur l’écriture
In Murmures du coeur, Textes en solo on 7 février 2009 at 20:19par Jean-Marc Lafrenière, Québec :
J’écris par oreille, clou par clou, avec le brai et la résine, la mordance des teintures, la cicatrice cachée des arbres, la stime et l’huile à bras, la graisse, le sucre et la levure, avec des points d’aiguille dans la couture des phrases. J’ai besoin des deux mains pour écrire et même des deux pieds dans le fort de l’ouvrage, d’une meule d’une tonne actionnée par le rêve. Je mets une robe de jeunesse aux vieux mots oubliés. J’écris par la force des choses, avec des fraises et des senelles, l’écume des chevaux, des fleurs en bigoudis, des graines pleines de vie, des craquias rebelles, des billes de rosée, des protéines d’amour dans le grand corps malade, la chrysalide, le fœtus, l’embryon. Au plus fort de l’orage, un peuplier s’ébroue. Je le laisse chanter. Mes phrases réintègrent la mine du crayon. J’écris à la pointe du cœur, des épinettes et du couteau.
jml, février 2009
L’espoir de livre
In Textes en solo on 7 février 2009 at 15:56On se réveille un jour, et l’heure n’intervient pas, ce peut être trois heures de l’après midi ou le soir tard ou le matin très tôt, peu importe : on se réveille, enfin.
Jusque là, on dormait. On dormait debout, on dormait mangeant, on dormait même baisant – ce qui est grave, mais on n’en était pas conscients, puisqu’on dormait. On dormait conduisant la bagnole par essence pourrie tout en grommelant des injures contre les autres qui conduisent, eux, de vrais voitures pas ce truc dégueu que nous voudrions voir relégué au plus profond du plus profond garage ; quand ce n’est pas dans un ravin, carrément. Mais alors, on ferait comment pour aller au bureau, hein ?
Car nous y allons, à ce foutu bureau. Ou à l’usine, ce qui revient au même mais on ne le sait pas. De toutes facons, on dormait, ce jour-là, où qu’on aille. Read the rest of this entry »
Jean-Marc Lafrenière
In Textes en solo, auteurs on 7 février 2009 at 08:58On ne présente plus Jean Marc Lafrenière. Son nom est synonyme de poésie-prose, un tour de force qu’il pratique depuis des décennies, un miracle d’équilibre entre le parler de tout les jours et le langage des dieux.
Il vit au Québec, à mi chemin entre Montréal et Québec-ville, sur les bords du grand Saint Laurent. Jusqu’à l’année dernière, son compagnon s’appelait Chicoumi, et c’était un loup, un véritable loup gris. Read the rest of this entry »
Comme une ombre portée
In De l'art d'écrire, Murmures du coeur on 6 février 2009 at 20:37par Jean-Marc Lafrenière
L’amitié ne sera jamais une collection d’amis. Le véritable échange n’a rien à faire de la grégarité. Devant leur fiasco, il est difficile d’aimer les hommes en troupe. Je peine déjà à les aimer un à un, et pourtant, je ne voudrais qu’aimer. On reconnaît l’homme à sa bêtise. On n’a qu’à regarder les monuments aux morts, les porteurs de médailles, les vedettes à la mode. L’homme avance dans la lumière comme une ombre portée. Read the rest of this entry »
Sur une photo blanchie
In Textes en solo on 6 février 2009 at 16:12C’est une photo blanche, une photo loupée. Le photomaton n’a pas marché. C’est une erreur, un échec, un nul, un rien. A big mistake.
On voit ce qu’on veut dans tout ce blanc.
Je me fige dans l’attente : pourquoi la rue est-elle vide tout à coup ? Je suis vidée de moi dans cette rue figée par le vide de cette fin de vie. Pourquoi les gens sont-ils partis ? Où sont allés les enfants qui couraient dans les soirs mauves ? Où est parti le chien qui aboyait sans savoir pourquoi. Où sont mes amis disparus, avec qui je gravissais les collines ? Read the rest of this entry »
Ils m’ont parlé
In Le Journal on 6 février 2009 at 14:14Ils m’ont parlé d’amour, rouge sang plein les mains, du meurtre plein la tête, et du viol plein les yeux. Ils m’ont parlé de paix au bout de leurs fusils, au fond de leurs drapeaux, aux chants de leurs moissons
Ils m’ont parlé justice au fond des rues étroites, avec le trottoir sale comme un marchand de drogue et les chromes clinquants des voitures piégées. Ils m’ont parlé d’école et ils brulaient les livres, ils m’ont parlé savoir en baillonnant les mots.
Ils m’ont parlé chanson, ils m’ont parlé maison, ils m’ont parlé vacances, ils m’ont parlé chevaux.
Ils ont dit liberté au son des lourdes chaînes ; ils prononçaient le ciel aux portes de l’enfer ; ils dessinaient la mer aveugle des marées, et l’iceberg immense glissait sur les eaux mortes. Ils m’ont chanté fureur, ils m’ont dit la colère, ils ont hurlé l’effroi, ils ont tremblé la fièvre, ils ont senti le mal, enseveli le bien, égorgé la tendresse au bord de la falaise.
Ils ont tout saccagé en quelques mots de haine. Ils ont fait bien du bruit, et brisé le silence. Et puis, ils sont partis.
CC
2007
D’Histoire et de mie
In Le Journal on 6 février 2009 at 08:00* * *
On pourrait croire que l’histoire se termine là. Seulement, l’Histoire ne se termine jamais. Un chapitre est fini, on tourne la page, et nous sommes aux premières lignes du chapitre suivant, deux ans plus tard.
Il est tard, il pleut, la nuit vient de tomber. Une voiture attelée de deux chevaux attends au coin de la rue. Une femme enveloppée dans une grand cape noire, dont la capuche dissimule le visage, sort de l’hopital-prison de la Salpétrière et s’engouffre dans la voiture, qui part à toute allure dans les rues désertes : Jeanne a réussi son évasion.
La voiture roule vers l’ouest, on a changé les chevaux, et on approche de Rouen. Avant d’arriver à la ville aux cent clochers, les chevaux s’engagent dans un chemin creux ; une faible lueur glisse à travers les branches des pommiers alentours. La voiture s’arrête dans la cour d’une ferme, Jeanne descend. Une femme agée ouvre la porte et la voyageuse entre rapidement dans la maison tandis que l’attelage se dissimule dans la grande voisine. Là-bas, dans la capitale, l’alerte n’est pas encore donnée.
suite :
http://lise2cc.wordpress.com/textes/lise-genz/dhistoire-et-de-mie-2
Une histoire et demie – 1
In ECRIRE, Textes en solo on 6 février 2009 at 07:16
Le fameux “collier de la Reine”
qui conduisit le cardinal de Rohan à sa perte
L’Histoire avec un grand H parfois nous fait un clin d’oeil et nous entraîne vers l’histoire à conter au coin du feu, à la veillée – quand on a la chance de n’avoir point de télé pour nous empêcher d’imaginer en rond. C’est le sujet d’histoire et demie, faite d’Histoire ; et de mie.
*
Lorsque la très jolie Jeanne de La Motte-Valois, à peine âgée de 26 ans, pénètre dans la Galerie des Glaces, en ce jour d’avril 1782, elle porte une robe rouge, qui fait ressortir sa beauté brune. Une couleur qui ne passe pas inapperçue. Une couleur de violence et d’audace, qui illustre bien ce que sera la vie de Jeanne pendant les dix ans qui lui restent à vivre.
Suite : http://lise2cc.wordpress.com/textes/lise-genz/dhistoire-et-de-mie-1
Absence
In Le Journal on 6 février 2009 at 06:13Sur l’écran vide au ciel de lit, dans la peur blanche de mes nuits noires, je dessine l’absence. Dévide le film en blanc et noir sans les couleurs d’un passé proche, retrouvé au fond de ma poche, dans les plis d’un mot oublié.
Jetterons-nous tous les enfuis, tous les malheurs et tous les cris ? Où va l’amour que rien ne suit, où va le temps, où va la nuit ?
Figé en image insolite, nuages absurdes à la magritte, le ciel s’enferme dans son rien, la lune va, part et revient, et moi j’attend sans lendemains. Dans la chambre vide de toi, au creux des draps sans ta chanson, ma peur se met à l’unisson.
Je projette l’ombre au plafond, le reflet de l’eau dehors bouge en des couleurs de lune rouge.
Adieu l’été bonjour l’hiver, dehors le froid nous enclosure, le vide blanc la neige dure, et ce ciel vide par dessus tout. Les toits se meurent, vides de toi qui savait si bien les décrire. Les oiseaux bougent sans un cri en longs tracés d’envols rapides. Les cheminées ne fument plus, vides de feu où tu n’es plus.
Et moi je meurs de froid sans toi, ivre de vide et je dérive.
Sur l’écran gris de mes pleurs vertes, je cherche les couleurs de vie, le bleu si clair de ton regard, et le blond pale de tes mêches. Un sourire en deux rouges offert, et l’éclat blanc entre tes lèvres. Sur le fond sombre de l’absence, ne plus rien avoir dans les mains, qu’un souvenir de joie entière pleine et ronde comme un ballon, donnée en merci de bonheurs dans le temps des amours humaines.
________
CC – 2007
La Paix au village
In ECRIRE, Textes en solo on 2 février 2009 at 06:49Cette fois, c’est décidé, il s’en va.
Ce sera vite fait : il ne possède rien . Tout ce qu’il utilise, il le vole, ou bien on le lui donne, bon grè mal gré. Il a le couteau rapide, Tim le Borgne. Il n’est pas plus borgne que toi ou moi, mais il porte un bandeau sur l’oeil pour faire la manche à la porte des restos ou du super marché. Et le couteau, c’est nécessaire ; c’est ça ou un chien. Remarque, il y en a qui ont les deux. Les nantis.
Tim a réalisé, hier soir, qu’il allait se tirer, après une heure passée à grelotter dans l’humidité en tendant la main, et les gens qui passaient sans le voir, en faisant semblant de regarder ailleurs, la tête tournée du coté opposé, en conversations animées avec leurs copines ou même avec leur chien, comme la grosse mémère qu’il aurait bien entrelardé de quelques coups de canif bien placés dans le gras du bide, on n’a pas idée d’être obèse de cette grotesque façon, c’est dégueulasse ; les gens n’ont plus aucun sens de l’esthétique – et putain qu’il faisait donc froid à l’extérieur ! Read the rest of this entry »
La Passoire du génie de l’hyper
In De l'art dans la cuisine, Textes en solo on 2 février 2009 at 06:29
Il s’en passe, des choses, à Carr’Four ! Vous savez bien, ce grand magasin dans lequel on trouve de tout et son contraire ?
Alors que je passais dans l’allée des ustensiles de cuisine, un jeune homme rondouillard et prématurément chauve m’a accostée :
- Madame, vous n’auriez pas besoin d’une passoire ?
Tiens, ça tombait bien ! justement, oui, j’avais besoin d’une passoire, assez grande, avec des trous plutôt petits.. En fait, non, pas trop petits, quand même, assez grands pour laisser passer les … Mais assez petits pour retenir le .. Vous comprennez ?
- J’ai ce qu’il vous faut, me dit le jeune homme. Read the rest of this entry »
Le silence
In Murmures du coeur on 1 février 2009 at 09:14
D’abord, dire que je n’aime pas le silence. Ou que je l’aime à petite dose. mais tout un traitement, non merci.
Dire aussi que sur le thème du silence, je connais un auteur qui a récolté un jour plus de 1.000 mini-textes !
On fait feu de tout bois, et le silence, ne vous en déplaise, est un sujet qui fait beaucoup de bruit.
La voici
In Le Journal, Météo on 28 janvier 2009 at 07:59

Aujourd’hui mercredi 28 janvier, cinq semaines après la première ice storm qui a fait tant de dégats aux alentours d’Albany ( NY), voici la seconde tempête de neige et de glace de l’hiver, première de l’année 2009: nous y sommes en plein dedans, mais sans vent, cette fois. Ouf !
Hier j’apprenais qu’une tempête d’eau et de vent s’est abattue au nord de Pyrénées. Elle a touché les lieux où vivent mes amies ARA, Mab, Esther. Read the rest of this entry »
L’orgueil
In ECRIRE, Textes en solo on 27 janvier 2009 at 08:26Il n’y a rien à faire. Tordu, vrillé de souffrance, il continue pourtant d’avancer en regardant droit devant lui.
Elle a eu tort. C’est dit une fois pour toutes. Qui a parlé de miséricorde ? Ce mot suranné ne se porte plus depuis longtemps. Qui a parlé de pardon ? Pardonner, c’est s’humilier un peu.
L’orgueil s’avance, triomphant. L’homme continue de marcher à grands pas nerveux en le portant en lui. L’orgueil devient une roche dure. C’est un bloc sans frissons, serré, rigide. La lettre reçue ce matin, il la froisse de colère au fond de sa poche. La lettre, qui ne parle pas. La lettre qui demande une nouvelle chance, en silence.
Le texte complet : http://lise2cc.wordpress.com/textes/lise-genz/lorgueil
Illusions au Carrefour et ailleurs
In Murmures du coeur on 25 janvier 2009 at 10:47Dans l’illusion Carrefour, on achêtera la folie du jour.
Il m’a fait le coup du lapin dans le chapeau et depuis, il a disparu. C’était dans un grand carrefour, un Maxi-Carrefour, un Géant-Croisement-de-Chemins camouflé en épicerie. Même pas fine. Nous étions au rayon des volailles et il a disparu au moment où je lui demandais s’il préférait la dinde ou la pintade. J’ai entendu un souffle, une brise qui finissait par “ade” ; j’ai donc pris la pintade, je me suis retournée. Read the rest of this entry »
La fin
In Le Journal, Murmures du coeur on 25 janvier 2009 at 10:42
J’ai horreur des fins, elles n’apportent rien, elles sont morbides, indécentes et puériles a la fois. Les fins devraient être interdites. Les congés, eux, sont acceptables, qui nous donnent le temps nécessaire à la ressource, à la remontée vers la source, pour être plus précise. Mais une fin ! C’est le geste de colère qui tue, c’est moche et impardonnable. Grossier comme la mort. Read the rest of this entry »
Et la dernière
In Le Journal on 23 janvier 2009 at 14:33avant le week-end

Janvier en Suisse, 2009 ; aucune différence avec janvier à New York, même mois, même année. Spécifions : dans le NORD de l’état de New-York, au bord du lac Champlain, à quelques 70 km de nos amis Québécois.
Fa frette.
Mode en B & W
In Papotages on 23 janvier 2009 at 14:28Pas envie d’écrire aujourd’hui, relax, c’est vendredi.
Une photo de mode en blanc et noir

Tribute to …
In Murmures du coeur on 23 janvier 2009 at 13:56… un grand artiste devenu défenseur de la nature et de l’environnement :
Robert Redford

Recommandation
In De l'art d'écrire, ECRIRE, Murmures du coeur, Textes en solo on 23 janvier 2009 at 10:12Par hasard, en suivant un fil sur le mot “écriture”, je tombe sur cet article, , sur le blog 36 poses.
Allez lire, vous ne le regretterez pas.
http://36poses.wordpress.com/2009/01/21/notre-livre

Les poivrons à la catalane
In De l'art dans la cuisine on 22 janvier 2009 at 20:12Une photo de poivrons rouges confits à la catalane,prise par Emy chez moi - Le truc, enlever les arètes des filets d’anchois !!
Merci, Emy ! si j’arrive à la poster, je te promets que je vous en servirai à nouveau quand vous viendrez … Ou bien je t’apprendrai à les faire dans ta cuisine ??
Bon, allez, zou, la photo :

Sherlock
In Le Journal on 22 janvier 2009 at 13:57Il y a des choses qui sont bouleversantes. Des éclairages subis, parfois violents, dans la vie de tous les jours et qui vont tout transformer. Ainsi une petite phrase lue inopinément ce matin retient soudain mon attention ; je m’écris silencieusement ” Mais c’est bien sûr ! “. Quelque chose se déclenche : une idée, encore brumeuse. Un reflet, un peu trouble. Une nouvelle , à peine une ébauche d’histoire. Je vais suivre la petite phrase mot à mot, et bientôt je plonge dans un gouffre de découvertes. Accrochée à cette bouée : on en ferait un livre ; on pourrait en faire un livre ; et si on en faisait un livre ? Jusqu’au moment où je rends les armes : ok, je m’y mets. J”ouvre une page dans word, c’est parti.
Depuis la petite phrase tourne en vrille dans ma tête, y creuse tout un réseau de circonstances qui n’ont rien d’atténuantes. C’est une phrase toute bête. Elle a échappé à l’auteur, encore novice, qui ignore que les mots nous trahissent. C’est un assemblage de verbes qui éclairent d’un jour nouveau des évènements passés auxqueles j’ai participé, des réticences, des silences, des dérobades. Tout un ensemble de secrets qu’ils ont cru bien gardée, mis soudain au grand jour.
Me voici une loupe à la main, un flashlight de l’autre, une casquette à carreau sur la tête. Mon prochain pseudo, ce sera Sherlock
un jeudi politico-economique
In Le Journal on 22 janvier 2009 at 11:45Chômage :
En 2007, il y avait un peu plus de 7 millions américains sans emploi, ce qui portait le taux de chomage à 4,6 % sur l’ensemble des Etats Unis.
Aujourd’hui, nous sommes à 7, 2 %. avec plus de 11 millions d’américains sans emploi.
Le bond en avant du chômage est presque de 50 % de plus que ce qu’il était il y a un an. bravo et merci Monsieur Bush !
” La façon la plus simple pour une entreprise de sauver ses finances c’est de garder le plus petit inventaire possible et de virer ses employés ” dit Robert J. Barbera, économiste principal du Groupe Investment Technology. “ Et n’importe où que vous regardiez, c’est exactement cela qui est en train de se passer.”
______






























Commentaire 1000
Millième commentaire
In AU JOUR D'HUI, Le Journal on 5 août 2009 at 15:39C’est Christiane qui a écrit ce matin le 1000 ième commentaire, par lequel elle nous annonce son départ en vacances !!! Bravo pour cette pierre au carrefour de nos chemins
Mille commentaires en huit mois, cela ne fait jamais que 125 par mois, donc, environ 4 par jour, parfois un ou deux de plus. {as de quoi pavoiser, mais quand même, c’est bien, c’est formidable. Et si j’excepte les 500 que j’ai écrits moi même ( en répondant à mes commentateurs) il y a au moins deux personnes qui passant par là déposent leurs pensées sur Au Jour d’Hui
je savais que j’avais raison d’ouvrir ce blog, moi !
Merci aux 500 personnes (1) qui, depuis huit mois, viennent écrire sur Au Jour d’Hui, merci..
___________
Pour Christiane, encore bravo et BONNES VACANCES !!!
____________
(1) qui peut-être ne sont qu’une ou deux, et alors, quel bel exemple de fidélité !