Lise Genz

Orlando de Rudder

In Le Journal, auteurs on 3 juillet 2009 at 09:40

  Le texte complet ici :

http://orlandoderudder.canalblog.com/archives/2009/07/03/14281301.html

 

Ce qui de l’ami fût l’ami

[ ... ]

Vite, on s’en va ! Et quand elle a dit : «

oui, on s’en va loin d’ici, du pays

crevard-niais où ce qui de l’ami fuit l’ami

règne en plâtreux mélange de gangues

empaquetantes ! Partons en carapate et

aimons-nous avec même la mort, moi,

toi, puisqu’elle est toujours là, douceur

des choses, fragilité, et mes larmes, et

mes seins, le chocolat amer et la vie à

nous deux »…

 

Oui, quand elle a dit ça, , j’ai pleuré à

mon tour pour que la pluie m’engueule.

Alors on a couru plus vite que les

gouttes. On a tué des oiseaux, qui ne

méritent rien d’autres en vivant comme

des cons, pour les bouffer rôtis. On a

volé des gens égalitairement des riches et des

pauvres sans toutefois les tuer. On a vite

fait fortune puisqu’on utilisa les

techniques de saloperie éprouvées du

pays où ce qui de l’ami fuit l’ami pique

les ronds à satiété.

 

Et nous voici heureux sans être

dégueulasses. Mais juste un peu

méchants décorativement. D’une façon

vacharde mais sans ultime excès. Quand

on pleure c’est pour rire.

 

Orlando de Rudder ©2009