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Ce qui de l’ami fût l’ami
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Vite, on s’en va ! Et quand elle a dit : «
oui, on s’en va loin d’ici, du pays
crevard-niais où ce qui de l’ami fuit l’ami
règne en plâtreux mélange de gangues
empaquetantes ! Partons en carapate et
aimons-nous avec même la mort, moi,
toi, puisqu’elle est toujours là, douceur
des choses, fragilité, et mes larmes, et
mes seins, le chocolat amer et la vie à
nous deux »…
Oui, quand elle a dit ça, , j’ai pleuré à
mon tour pour que la pluie m’engueule.
Alors on a couru plus vite que les
gouttes. On a tué des oiseaux, qui ne
méritent rien d’autres en vivant comme
des cons, pour les bouffer rôtis. On a
volé des gens égalitairement des riches et des
pauvres sans toutefois les tuer. On a vite
fait fortune puisqu’on utilisa les
techniques de saloperie éprouvées du
pays où ce qui de l’ami fuit l’ami pique
les ronds à satiété.
Et nous voici heureux sans être
dégueulasses. Mais juste un peu
méchants décorativement. D’une façon
vacharde mais sans ultime excès. Quand
on pleure c’est pour rire.
Orlando de Rudder ©2009
