Amour, éternité, Jean Marc Lafrenière
In Murmures du coeur on 5 avril 2009 at 07:39
À chacun de tes gestes, la lumière tient parole. Tu as dissous de moi la cendre et la poussière. Tes pas ajoutent aux miens le sens de la route, la direction à suivre, le seul itinéraire rejoignant l’infini. Nos corps perpétuent l’éternel miracle. Entre deux étreintes, je pars sans m’éloigner. Ma véritable peau est ta peau sur la mienne.
Même la nuit, je garde les yeux ouverts. Je te regarde quand tu dors. Je t’entends quand tu rêves. Je te touche même quand tu n’es pas là. Je m’endors et m’éveille en toi. Je souffle sur ta joue le vent bleu du Québec. Read the rest of this entry »
Amour, AU JOUR D'HUI, auteurs, ECRIRE, Pain, Paix, Peacetown
In ECRIRE, Textes en solo on 2 février 2009 at 06:49
Cette fois, c’est décidé, il s’en va.
Ce sera vite fait : il ne possède rien . Tout ce qu’il utilise, il le vole, ou bien on le lui donne, bon grè mal gré. Il a le couteau rapide, Tim le Borgne. Il n’est pas plus borgne que toi ou moi, mais il porte un bandeau sur l’oeil pour faire la manche à la porte des restos ou du super marché. Et le couteau, c’est nécessaire ; c’est ça ou un chien. Remarque, il y en a qui ont les deux. Les nantis.
Tim a réalisé, hier soir, qu’il allait se tirer, après une heure passée à grelotter dans l’humidité en tendant la main, et les gens qui passaient sans le voir, en faisant semblant de regarder ailleurs, la tête tournée du coté opposé, en conversations animées avec leurs copines ou même avec leur chien, comme la grosse mémère qu’il aurait bien entrelardé de quelques coups de canif bien placés dans le gras du bide, on n’a pas idée d’être obèse de cette grotesque façon, c’est dégueulasse ; les gens n’ont plus aucun sens de l’esthétique – et putain qu’il faisait donc froid à l’extérieur ! Read the rest of this entry »
Amour, AU JOUR D'HUI, Carrefour, Passoire
In De l'art dans la cuisine, Textes en solo on 2 février 2009 at 06:29

Il s’en passe, des choses, à Carr’Four ! Vous savez bien, ce grand magasin dans lequel on trouve de tout et son contraire ?
Alors que je passais dans l’allée des ustensiles de cuisine, un jeune homme rondouillard et prématurément chauve m’a accostée :
- Madame, vous n’auriez pas besoin d’une passoire ?
Tiens, ça tombait bien ! justement, oui, j’avais besoin d’une passoire, assez grande, avec des trous plutôt petits.. En fait, non, pas trop petits, quand même, assez grands pour laisser passer les … Mais assez petits pour retenir le .. Vous comprennez ?
- J’ai ce qu’il vous faut, me dit le jeune homme. Read the rest of this entry »