Lise Genz

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Il était tard, peut-être …

In Murmures du coeur on 13 mai 2009 at 15:03

l'ombre des arbres christiane

Photo par Christiane

Il était tard
Peut-être…
On avait fermé les volets
Mais sans doute la chaleur
Plus que l’obscurité
S’en était mêlée

Malgré tout
J’ai cru deviner ton ombre
Se faufiler dans les buissons

Et tu avais l’allure étrange
D’un égaré parmi les anges.

 par Christiane

http://aubergederagueneau.blog4ever.com.html

Au creux de l’arbre vieux

In Textes en solo on 19 février 2009 at 07:59

ecureuil-hiverIl y a un nid. A l’endroit où les deux grosses branches se rejoignent. Exactement à la fourche de séparation du tronc.

L’arbre est vieux. Il est là depuis des siècles, la grosseur de son tronc en fait foi. On pense avec douleur aux cercles qui témoigneront de son âge, le jour où il sera abattu. Ce jour viendra. Ce n’est pas aujourd’hui. François veille. Read the rest of this entry »

Comme une ombre portée

In De l'art d'écrire, Murmures du coeur on 6 février 2009 at 20:37

par Jean-Marc Lafrenière

L’amitié ne sera jamais une collection d’amis. Le véritable échange n’a rien à faire de la grégarité. Devant leur fiasco, il est difficile d’aimer les hommes en troupe. Je peine déjà à les aimer un à un, et pourtant, je ne voudrais qu’aimer. On reconnaît l’homme à sa bêtise. On n’a qu’à regarder les monuments aux morts, les porteurs de médailles, les vedettes à la mode. L’homme avance dans la lumière comme une ombre portée. Read the rest of this entry »

Absence

In Le Journal on 6 février 2009 at 06:13

Sur l’écran vide au ciel de lit, dans la peur blanche de mes nuits noires, je dessine l’absence. Dévide le film en blanc et noir sans les couleurs d’un passé proche, retrouvé au fond de ma poche, dans les plis d’un mot oublié.

Jetterons-nous tous les enfuis, tous les malheurs et tous les cris ? Où va l’amour que rien ne suit, où va le temps, où va la nuit ?

Figé en image insolite, nuages absurdes à la magritte, le ciel s’enferme dans son rien, la lune va, part et revient, et moi j’attend sans lendemains. Dans la chambre vide de toi, au creux des draps sans ta chanson, ma peur se met à l’unisson.

Je projette l’ombre au plafond, le reflet de l’eau dehors bouge en des couleurs de lune rouge.

Adieu l’été bonjour l’hiver, dehors le froid nous enclosure, le vide blanc la neige dure, et ce ciel vide par dessus tout. Les toits se meurent, vides de toi qui savait si bien les décrire. Les oiseaux bougent sans un cri en longs tracés d’envols rapides. Les cheminées ne fument plus, vides de feu où tu n’es plus.

Et moi je meurs de froid sans toi, ivre de vide et je dérive.

Sur l’écran gris de mes pleurs vertes, je cherche les couleurs de vie, le bleu si clair de ton regard, et le blond pale de tes mêches. Un sourire en deux rouges offert, et l’éclat blanc entre tes lèvres. Sur le fond sombre de l’absence, ne plus rien avoir dans les mains, qu’un souvenir de joie entière pleine et ronde comme un ballon, donnée en merci de bonheurs dans le temps des amours humaines.

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CC – 2007